‹ Ponts en maçonnerieChapitre 84 sur 133 · CINTRE DU PONT DE CLAIX SUR LE DRAO · texte numérisé non relu

CINTRE DU PONT DE CLAIX SUR LE DRAO

wzia

Klèïfition d'une ferme.

Les prolongements en hauteur, jusqu'à la rencontre des vaux, des pieux verticaux formant support, font de leur partie supérieure des contrefiches isolées ; mais il n'en saurait résulter rien de fâcheux.

Pour éviter que certaines contrefiches soient trop fortement inclinées, on s'attache à donner la môme obliquité à celles qui s'arcboutent Tune sur Tautre, en évitant autant que possible

616 CHAPITRE IV - CLNTRES

les angles de plus de 45** avec la verticale. On parvient ainsi à réduire le nombre des supports, sans avoir à allonger outre mesure les contrefiches. C'est à tort que Ton a porté quelquefois rinclinaison à 50 ou 60 degrés, sans nécessité bien démontrée ; le cintre ainsi composé est particulièrement déformable,et la dépense qu'il occasionne beaucoup plus élevée que les circonstances ne l'auraient exigé.

Lorsqu'on veut éviter les croisements de contrefiches, entre les supports et les vaux, il faudrait n'avoir que deux contrefiches dans chaque intervalle; mais cela n'est pas suffisant lorsque les points d'appui sont très éloignés les uns des autres.On résout cette difficulté en attachant les couples de contrefiches à des hauteurs différentes sur les supports verticaux^ comme le montrent les dessins ci-dessus des cintres des ponts de Chalonnés et de Signac.

En outre, pour le second de ces cintres, des contrefiches secondaires prennent leur point d'appui sur les moïses inférieures^ à moitié distance entre les supports, et s'assemblent à leur sommet sur des poinçons secondaires disposés pour transmettre la charge aux contrefiches principales.

Avec cette disposition, lorsqu'on en vient, comme nous le dirons plus loin, à calculer les dimensions des supports et dos contrefiches principales, il faut que ces dimensions soient les mêmes que si les contrefiches secondaires n'existaient pas, puisque celles-ci n'ont d'aulr^e effet que de soulager les vaux en leur milieu sans rien changer à la répartition de la charge.

On peut avec ces sortes de cintres, lorsque le sol inspire toute confiance, élever jusqu'à 50 ou 60 kilogrammes, par centimètre carré, le poids à porter par les pieux servant de supports. Si au contraire le sol est médiocre, il faut naturellement réduire la charge pour ne pas dépasser la limite de résistance sur laquelle il est permis de compter. On procède alors comme s'il s'agissait de fondations sur pilotis.

3* Cintres à contrefiches radiales, — M. Séjourné, pour les grands ponts qu'il a été chargé de construire, a employé des cintres présentant cette disposition particulière, que les contrefiches en sont dirigées suivant les rayons de la courbe d'in-

Irados, d'où le nom de cintres à coatrefiches radiales qu'on leur a donné. U en avait d'abord fait usage pour une voûte en plein cintre de 20 mètres d'ouverture ; après avoir constaté la rigidité exceptionnelle et Téconomie relative que comportent de semblables cintres, il en a étendu l'application à des voûtes de très grand diamètre.

Le dessin suivant représente le cintre à contre-fiches radia* les employé pour les voûtes de 20 mètres d'ouverture du pont de Saint-Waast.

Page 1