‹ Ponts en maçonnerieChapitre 85 sur 133 · CINTRE DU PONT DE SAINT-WAAST · texte numérisé non relu

CINTRE DU PONT DE SAINT-WAAST

Unir /« /hrmes dt eff^JeFtûmfyii'Acs ^te ri<fui(es À ft Élévation d'une ferme.

Les avantages principaux particuliers à cette disposition sont les suivants :

D'une part, les contrefiches rencontrent tous les vaux à angle droit; les assemblages de ces pièces sont simples, peu coûteux et d'une solidité exceptionnelle qu'on n'obtiendrait pas avec les pièces obliques. Tous les assemblages, symétriques et identiques, peuvent être exécutés avec précision d'après un modèle unique ; il est facile de vérifier à Taide d'une simple équerre si le charpentier a effectué le travail avec le soin voulu. La liaison entre les contrefiches et les vaux étant ainsi obtenue dans les meilleures conditions, l'ensemble de ces der * niers forme comme une pièce courbe unique, susceptible de travailler à la compression concurremment avec les contrefiches elles-mêmes.

818 CEIAPITRE IV — CINTRES

I î — DIVERS TYPES . 819

En second lieu, le cintre, tout en étant extrêmement rîgîde, réalise le maximum de légèreté, tout le bois employé travaillant dans les conditions les plus favorables et les efforts de compression étant aussi réduits que possible.

Pour composer, d'après le même principe, un cintre applicable à la grande voûte de 61"* 30 du nouveau pont de Lavaur, on a adopté les dispositions représentées sur les dessins de la page ci-contre. Indépendamment de Télévation et de la coupe d'une ferme, ces dessins (empruntés au mémoire de M. Se* journé ; Annales de 1886, pi. 41) montrent comment les contrefiches sont assemblées à leur base et à leur partie supérieure, et comment sont disposées les boîtes à sable.

Les résultats obtenus ont été des plus satisfaisants. Pourtant un cintre ainsi disposé pourrait motiver cette critique : que les conlrefiches correspondant à un même support étant toutes inclinées dans le même sens sur la verticale, la résultante des efforts qu'elles transmettent doit être également oblique par rapport au support, et donner lieu à un effort transversal tendant à renverser celui-ci ; eu égard à la grande hauteur des supports, un moisage énergique est donc indispensable pour en maintenir la verticalité et Técartemcnt; de là, une certaine dépense de bois pour pièces accessoires, un peu plus élevée peut-être qu'il n*eût été nécessaire.

Le dessin montre les sept cours de moises réparties sur la hauteur pour maintenir à la fois les pieux formant support et les contrefiches elles-mêmes.

Pour le pont de Saint- Waast, dont le dessin est donné plus haut, la disposition des contrefiches radiales, formant un éventail au-dessus du point d'appui unique placé au centre de la voûte, est la même qne celle des contrefiches isolées.

Au pont de Lavaur, au contraire, entre le second et le quatrième cours de moises, à partir du bas, la charpente présente une suite de contrefiches arcboutées, destinées à assurer aux supports verticaux la rigidité qui leur est nécessaire pour résister aux efforts de renversement à provenir des contrefiches radiales obliques.

Cette charpente intermédiaire était, en outre, indispensable pour éviter les pièces de bois trop longues qu'il aurait fallu sans cela employer pour les contrefiches.

Page 1