CHAPITRE IV — Gl.NTllKti
§ I -^ DIVERS TYPES tH
; Le cintre ainsi composé devait, en définitive, donner les rncilleurs résultats^ comme Texpérience Ta confirmé. C'est assurément un modèle que Ton ne saurait, trop imiter toutes les fois que les circonstandes le compoi^teront, la supériorité en étant manifeste au quadruple point de vue de la simplicité, d^ \x force de résistance, de la rigidité et de Téconômie.
D est évident toutefois que le bénéfice à retirer de l'emploi des contrefiches radiales décroit assez rapidement avec la hau-feur de la voûte à la clef ; il faut que cette hauteur ne deseende pas, autant que possible, au-dessous du rayon de la eourbe d'intrados. Avec des hauteurs moindres, comme cela s'est présenté pour le pont Antoinette, construit égMement par M. Séjourné, le cintre a été disposé comme le montré le des^ sin ci-conti:e. La courbe d'irttradon est un axe de cercle de 61"* de rayon ; la voûte a 50™ d'ouverture et H" 50 de hauteur & la clef, au-dessus de l'étiage.
Une seule dès contrefiches assemblées sur chaque support est radiale et isolée ; les autres sont arcboutées et le cintre dé* rive, à proprement parler, du t}rpe ^dit à contrefiches arcboutfées précédemment décrit.
Toutefois, au lieu de supports équidistants, il présente oette particularité que Fespacement de ces derniers est calculé de fagon à en placer les assemblages avec les contrefiches ra* diales sur une même ligne horizontale. Les trois contrefiches en éventail fixées sur chaque support n'ont pas ainsi des positions exactement symétriques par rapport à la verticale et des efforts transversaux doivent se produire, mais on y a paré au moyen d*un moisage soigneusement disposé et le résultat n'a. rien laissé à désirer.
La combinaison adoptée pour le pont du Castelet,de 41™ 203 d'ouverture et 19"* 66 de hauteur au-dessus de l'étiage, ne semble pas tout-à-fait aussi heureuse.
Ce cintre est représenté sur le dessin de la page suivante. On ne disposait que de deux points d'appui à prendre sur les rives et distants de 26"40 l'un de l'autre. Pour soutenirles contrefiches radiales qu'il voulait employer, M. Séjourné a eu recours à une poutre armée dans la composition de laquelle, comme on le voit sûr l'élévation^ entrent deux contrefiches
§ I — DIVEilS TYPES
principales arcboutées faisant avec la verticale des angles d 'environ 70'', disposition critiquable comme nous l'avons vu précédemment, dont la conséquence a été à coup sûr de donner lieu à une forte dépense de bois et à des assemblages défectueux en même temps qu'à des conditions de rigidité laissant à désirer.
Puisque Ton no disposait pas ici de ]a hauteur nécessaire pour redresser les contrefiches arcboutées, peut-être eût-il mieux valu renoncer aux contrefiches radiales^ et recourir à l'emploi d'un cintre mixte tel ou à peu près que celui représenté sur le croquis suivant :
La dépense eût été sans doute moindre et la solidité plus grande.