CONTREVENTEMENT DES POUTRES DROITES
YT • C>oiitpeveiiteii&eiit lonsltiullii Al on liorlzontal.
— Mous supposerons que l'on ait calculé, à Taide des renseignements fournis au n"" 26, l'effort horizontal, perpendiculaire à l'axe du pont, exercé par le vent sur une poutre droite. La forme en double té de cette poutre ne lui permettant pas de résister à un effort dirigé dans ce sens^ elle se romprait infail-
liblement si on ne la reli parallèlement à oUc, au m
ou contrevents. On réunit tout d'abord entre elles les semelles supérieures S et S' des deux poutres aa moyen d'une triangulation {fig. 131), de façon à constituer une poutre- à âme horizontale susceptible de résister à l'aclion du vent. On en fait autaut pour les semelles inférieures / et ('. En général l'une de ces poutres se trouve naturellement constituée par les pièces du tablier du pont qû présentent d'habitude une résistance plus que suffisante pour cet objet, et l'on n'a à calculer que la triangulation de l'autre poutre.
Ce calcul se fait d'ailleurs à l'aide des formules habituelles, connaissant l'effort exercé parle vent sur la poutre par unité de longueur. En général les poutres de contreventement longitudinal sont établies dans le système Pratt, les pièces comprimées ou entretoises étant perpendiculaires aux semelles, et les piètes tendues ou écharpes étant établies obliquement.
ixixixixixi>^]xi^
rig. 131.
Comme l'effort du vent peut se manifester tantôt dans une direction normale au pont, tantôt dans le sens contraire {fig. 132), on est conduit à établir des écharpes obliques correspondant aux deux directions opposées normales à l'axe du pont. On a donc, en fin de compte, une poutre à crois de Saint-André et montants, dont l'emploi est justifié dans ce cas spécial par le motif que l'action extérieure s'exerce alle^ nativement dans un sens et dans le sens opposé.
On pourrait supprimer les entretoises et se contenter d'une poutre Warren double, dont toutes les pièces devraient èire capables de travailler à l'extension et à la compression; mus
CHAP. ni. POUTRES DROITES A TRAVÉES INDÉPENDANTES. 185
ce système ne serait pas économique, ta grande longueur des contrevents oblique» exigeant, si on veut les faire travailler à la compression, qu'on exagère notablement leur poids. D'ailleurs les entretoises sont utiles, comme on va le voir, pour le contreventement vertical.
LJl
Fig. 133.
T9» Contireireiiteiiteiit tPSunsveirsAl ou vepttcal* " —
Soient aa les semelles des poutres dont les extrémités reposent sur les culées. La poutre horizontale de contreventement aa est appuyée à ses deux extrémités, mais la poutre opposée bb a ses extrémités libres et par suite tend sous l'action du vent à se déplacer pour venir en bb' {fig. 133). Afin d'empêcher cette déformation, il est nécessaire d'établir un contreventement vertical ou transversal, destiné à rendre solidaires les deux poutres horizontales de contreventement et à reporter sur les culées tout l'effort du vent.
Lorsque le tablier est placé à la partie supérieure des poutres, rien n'est plus simple. On relie les deux poutres opposées au moyen d'une croix de Saint- André {fig. 134, coupe a), ou, si la hauteur de l'ouvrage l'exige, comme il arrive pour les ponts de grande ouverture, par plusieurs croix de Saint-André superposées (coupe b).
Une semblable ferme se calcule aisément comme une poutre Pratt encastrée à une extrémité, et soumise à l'action d'une force F appliquée à l'autre extrémité libre. Les entretoises comprimées subissent toutes un effort égal à F, et les écharpcs
obliques tendues un effort égal à — -•
En général on établit une ferme de contreventement semblable au droit de chacune des entretoises du contreventement horizontal, qui ainsi appartient aux deux systèmes, et l'on détermine la force F en répartissant également entre les
Fig. 134.
fférentcs fermes aximum du vent cure. Comme le \ !C8, OD est condui ins ce cas, des fci iparées par des er Pour les poutres idiqué dans la co ïnl l'une est com|
ïux un effort égal
1 son milieu Vent : réduire la dimci
Hg. (35.
isister au moment vent.
Soit ABCa)cerec
Flg.. 136
étant la hauteur « 3* un moment fli pour valeurs :
CHAP. III. POUTRES DROITES A TRAVÉES INDÉPENDANTES. 187 Fh ,
-2^en A;
0 en S, au milieu de 1& longueur ;
FA p s- en G.
Le montant vertical AB est soumis lui-même à un moment
fléchissant (droite ptq) égal à ^ en A, zéro au milieu t do
Fh
la hauteur, et -^ en B.
Ceci explique pourquoi on renforce Fentretoise AC à ses extrémités, où elle doit être encastrée sur les montants CD et AB, et pourquoi on réduit presque toujours sa hauteur en son milieu. Il convient également de donner aux montants AB et CD la résistance voulue. Dans les ponts à assemblages rigides on place toujours des cadres semblables de distance en dislance {fig. 138) pour relier les deux poutres horizontales du contreventement. Dans les ponts articulés ou américains, la disposition des articulations rend souvent la chose impossible, ou du moins Tencastrement de Fentretoise est beaucoup moins parfait, cette entretoise formant simplement le prolongement d'une cheville servant à relier les barres à la corde. Le jeu, qui existe nécessairement dans ce mode d'attache, e^ la faible dimension du boulon font que Fencastrement est presque nul. On ne peut guère compter, en ce cas, que sur Iqs portails très solides qu'on établit aux extrémités du pont, au droit des culées (/Çy 140).
On n'obtient toutefois jamais avec ce système la même raideur qu'avec les ponts à assemblages rigides, et le contreventement est moins satisfaisant. A cet égard les ponts américains sont très inférieurs aux ponts européens.
T9« OliflMieiiieiit et pen versement des ponts. — >
Wous venons d'indiquer les mesures à adopter pour empêcher le vent de rompre ou de disloquer les ponts à poutres droites. On pourrait concevoir que le vent fît glisser l'ouvrage sur ses points d'appui et le fît tomber, mais pour cela il faudrait que Feffort total exercé par le vent sur le pont fût au moins égal à la moitié du poids du pont, pour vaincre le frot-
188 POMS MÉTIU
tement sur les points d'appui. Q ^ - ^ relative de Fcavi
-, ment incrojable, / naissance que le ; / 11 poairail arrii
' 1 / culbntit l'on^Tagf tour d'une de ses comme asc de ro Soit P le poids < "«■ *"■ hauteur. Il suffira
Pour les ponts de grande ouve A peut être très grand relative exemple d'un pont de chemin de :
largeur|pcut être réduite à 3 mètre!
posant que F n'atteigne que la mo
du veut a pour résultat de report totalité du poids du pont, en sou changement dans l'état d'éqiiilibn le métal à travailler d'une manière une rupture. C'est donc un point
et, si l'on trouve que F se rapproi
convient d'y remédier, non en augmentant le poids P du |
pont, ce qui serait trop coûteux, mais soît en dii
soit en augmcntanta, soit enfin en réduisant la sui
eu élévation du pont, par l'emploi de pièces pli
quoique suffisamn^cnt solides, de façon à diminuer
de nombreux cas de ponts métalliques renversés
parce que l'on n'avait pas songé, lors de leur com
faire la vérification dont nous parlons.