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QomiquG des ponts suspendus ement faible comparé à celui qui explique comment on a pu iOO mètres de portée, alors que dépasse pas 150 mètres.
298 PONTS MKTALLirjrES.
Il est vrai que le poids du métal, auquel correspond ce coefficient, ne coniprend ni le tablier, ni le contreventemcnl, ni les câbles d'ancrage et de retenue, ni enfin toutes les pièces métalliques accessoires fixées sur les piles et les culées.
Or, précisément par suite du faible poids de la partie essentielle d'un pont suspendu, qui ne comprend que les câbles principaux et les tiges de suspension, Timportance relative des éléments que nous venons d'énumérer est beaucoup plus grande que pour les ponts à poutres droites, et Ton se tromperait beaucoup en basant la comparaison des deux systèmes uniquement sur le rapport de leurs coefficients économiques. 11 faut encore tenir compte du poids du tablier et des pièces accessoires qui le plus souvent est plus considérable pour un pont suspendu qu'il ne le serait pour une poutre droite de même portée.
Par exemple s'il s'agit d'établir une passerelle pour piétons dont le tablier pourra être construit très légèrement et à peu de frais, un pont suspendu, n'eût-il que 15 mètres d'ouverture, sera beaucoup plus économique qu'une poutre droite ; au contraire . pour un pont de chemins de fer, dont le tablier devra de toute nécessité être formé de pièces robustes et pesantes, et pour lequel, afin d'éviter des oscillations dangereuses, il faudra recourir à l'emploi de haubans et de poutros auxiliaires, l'emploi d'un pont suspendu pour une ouverture de «0 mètres serait une véritable monstruosité, l'économie de métal à réaliser sur une poutre droite étant insignifiante, eu égard au poids total de l'un et l^autre ouvrage, et étant loin de compenser l'infériorité du pont suspendu, au point de Mie de la sécurité et de la durée.
En définitive, l'emploi des ponts suspendus, surtout s'il s'agit d'ouvrages munis de haubans et de poutres auxiliaires, doit être réservé pour les grandes portées.
:tso. Ormids ponts ttinôricains. — A titre de renseignements nous donnons ici un tableau, extrait de l'ouvrage de MM. Lavoinne et Pontzeii^ qui résume les principales données relatives aux trois plus grands ponts suspendus construits pour chemins de fer ou tramways en Amérique.
i <le Intnivt^e principale.
Lungueiir • îles travées lat>'-ralcs..
( des rampes d'accès...
Largeur tolule
Hauteur libre oii-ilessiis <les basses
„ . , 1 par mètre courant.
Ju tahUer^ g„rf„,.^. ^tilo
-. \ par lliiHre crmraiit
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* ib'f' cible» pnr mètre l'uumiil.
Poids total par lui^tre l'uiiraiit
^ aVBLES DE SL'SPE.\SION.
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Fil de fer.
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l'il dneier.
Le môme ouvrage nous fournit les renseignements suivants, relatifs au pont suspendu rigide de Pittsburg.
Le poids de la superstructure se décompose ainsi qu'il suit :
Travées extrêmes 449 tonnes.
Ancrages et chaînes de retenue 472 —
Chaînes centrales 571
Tours 3Î4 —
Gontreventement longitudinal 195 —
— latéral 51 —
Tiges de suspension 40 —
Fermes du tablier central 74 —
Entretoises et longrines 87 —
Câbles d'acier sous le tablier 18 —
Garde-corps et rails 51 —
Le poids total du métal est de 2,098 tonnes, dont 2,014 de fer et 32 d'acier.
Le cube du bois du tablier est de 566 mètres cubes.
La dépense to- \ Maçonnerie et fondation. . 997,500 fr. »
S'^MCO 'Ses! Superstructure ''''''''' "
savoir : ; Dépenses diverses. . . . 275,000 »
Ces deux tableaux nous donnent, pour chacun des ouvTages considérés, le poids des câbles, le poids de la charge permanente et celui de la surcharge roulante, ce qui permet de calculer immédiatement le coefficient économique par la formule habituelle. D'autre part ils fournissent Touvcrture 2 a, la flèche A, et le travail maximum du métal du câble R : nous pouvons donc également calculer le coefficient K par les formules théoriques (1) et (2) du numéro précédent.
Le calcul deK parla formule générale : K= - — -j\ > ^, amsi
que par la formule des ponts suspendus : K = —^ [Tl'^Tâ
est résumé, pour les trois grands ponts suspendus flexibles déjà cités, dans le tableau suivant :
NT8 SL'SPESDUS.
Poids des càblps pnr mi-lrp no liront
PONT du
oc'.
Poid.4 tolnl (rhat^p et surcharge) par
20 01 16. iV.
(moyeu. IB- IS, 600, 000<.
Travail miiximiiui du mi'^tnl du râblr
Valeur tln-'orique île K
La concordance en tie la valeur réelle et lavo ile K est remarquable, cv qui démontre la parfi lies renseignements contenus dans les tableaux ' si pour ces doux premier ouvrages la valeur 11 m un peu faible, c'est que la formule ne tient poids du fil enroulé autour du câble, qui sert s Sis principaux et à les proléger contre les actio Pour tenir compte do cette enveloppe, qui ne c leurs en rien à ia stabilité du pont, peut-être i le porter de 8,000 à 10,000 le coefficient numéi uule qui donne K.
Au contraire pour le pont de New- York, la {ne de K est légèrement supérieure à la valeu jue dans le calcul de cet ouvrage (Comolli-Ponts t supposé qu'une certaine portion <ic la char; 't de la surcharge serait supportée par les lis >ar suite la valeur de w + p, qui a sci^vi dans m peu supérieure à celle admise par les construi
Xous pouvons effectuer le même calcul co c pont de Pittsburg, à l'aide de ta formule (I irécédcnt.
POXTS MÉTALLIQUES,
ids total du câble el des tiges de
ntiion .Ï7I ' + 40 = 6H
ids total du contreventcment (entrait t "
angulalion) 195' ]
lige permanente /Métal. . . 1,087'
el Bois . . . iOO' î,91i'
iiri-harge . . .'Surcharge . î'.iOO X2*i = ''.8o' '
Ouverture : l=îa = Hi.
A'aleiir du coefficient K : 0,0016.
Flèclie:A = 26'",8i.
Trjivaii maximum du métal dans les câbles : H = 8,700,000 — — dans l'entrait : R' = 1,350,000
l'ur lliêoriiiue de K :
+ «.«X5pX,TT =«'«»l"-
US avons admis R'= !/2R, faute de rcnseignemeDis préaprèsla coutume générale en Amérique, qui consiste l'i !■(' de moitié la valeur du travail dan» les pièces qui minfluencées que par la surcharge roulante et non par la e perman«^nle.
cfmcordance est encore ici des plus satisfaisantes, poids du métal qui entre dans la construction du pont de lurg est, ainsi que nous l'avons vu. de 2098', pour ongucur totale, y compris les travées latérales, de 332 s. Si nous faisons abstraction des travées latérales pesani [ui sont formées par des poutres droites, nous voyons ■ poids par mètre courant du métal correspondant ii la ' princi])ale se subdivise ainsi qu'il suit :
Ile (lu l'uuviagi (lu mêlai oiii|i nincnt au suj(^t iiis rélablisscmi [lie (juc lo surp :i(' uolablomcnt iDiJlalliquos qui a(;ojm('rie,(>n m esl pas possible coi'fficicnl «cor é leur poids s:
le l'ouvrago. 0 ié« par le const ialt's où il se Iro I maçonnerie, 4 ant que possilil ointdc vuod'éci
■re qu'il y a ava ;l l'un ne recule a facilité des tro eut très peu coi Lances particulii des pouls, et c'c:
POSTS WÊTALUQUES
î nuus n'en avons tenu aucun coniptu dans le calcul du [Bcient économique des ponts suspendus, qui, d'après nous, leut se rapporter qu'au poids du métal qui est rendu olument nécessaire, en vertu dos règl«s de la Résistance matériaux, pour l'exécution de l'ouvrage que l'on con-