ET A LA CLEF
H 9^« i%.nAl08rie des apcs là triple artleulatlon et
<ie« pontis suspendus plaides* — Les arcs articulés aux naissances et à la clef offrent une analogie complète avec les pouls suspendus rigides, étudiés au chapitre précèdent, qui eux aussi sont pourvus de trois articulations. Considérons un
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^ 1.9 IL. I^éflnltlon des pouts en upe. — Les ponts à
travées indépendantes se divisent en trois classes : les poutres . j^-:
qui exercent sur leurs culées un effort vertical dirigé de
haut en bas ; les ponts suspendus qui exercent sur leurs
culées un effort oblique tendant à rapprocher les points d'ap- : f •
pui ; les ponts en arc qui exercent sur leurs culées un effort
oblique tendant à écarter les points d'appui.
Nous avons étudié les deux premiers genres; nous allons examiner à présent le troisième.
Nous distinguerons trois catégories de ponts en arc : 1* les ponts articulés aux deux points d'appui et au milieu de Touverture ; 2° les ponts articulés aux deux points d'appui seulement ; 3"* les ponts encastrés sur leurs points d'appui.
Les points d'appui des ponts en arc s'appellent les nais sances ou les retombées ; on désigne par clef la partie qui correspond au milieu de l'ouverture. Nous ne faisons d'ailleurs aucune hypothèse préalable sur la forme de l'ouvrage, nous en tenant à la définition qui précède, bien que les moïj&ponten arc semblent indiquer à tort une forme spéciale qui, bien que généralement en usage, n'est nullement obligatoire.
pont suspendu de cette catégorie, et imaginons un ouvrage qui lui serait exactement symétrique par rapport au plan horizontal qui passe par Tarticulation du milieu : cet ouvrage
sera un pont en arc à trois articulations, de même ouverture et même flèche, et, si on lui applique la même charge et la même surcharge , ses différents éléments seront soumis aux mêmes efforts que les éléments correspondants, c'est-à-dire symétriques, du pont suspendu, sauf les y 184 signes qui seront changés, les efforts de
compression étant remplacés par des efforts de tension et vice versa.
Les calculs de stabilité du pont en arc se feront donc avec les mêmes formules (au signa près) que ceux du pont suspendu. Cela étant, nous pourrions nous dispenser de revenir sur les types déjà étudiés à propos des ponts suspendus, et qu'il suffit de retourner pour avoir les ponts en arc.
Toutefois, nous ne croyons pas absolument inutile d'énoncer à nouveau toutes les formules usuelles déjà obtenues pour les ponts suspendus rigides, en y effectuant les changements de signe nécessaires.
Nous allons donc passer rapidement en revue les types de ponts en arc qui correspondent respectivement aux types de ponts suspendus représentés par les figures 171, 178 et 181.
Ce que nous appelions traction horizontale pour les ponts suspendus, c'esf-à-dire la composante horizontale de raclion exercée sur les points d^appui, s'appelle ici poussée. La poussée des arcs tend à repousser les points d'appui.
Les méthodes générales que nous donnerons plus loin (126-127) pour le calcul des ponts en arc à triple articulation de forme quelconque, s'appliqueraient identiquement, en vertu du raisonnement qui précède, aux ponts suspendus rigides de forme également quelconque, sans autre modification que le changement de signe dont il faudrait affecter les efforts subis par les différentes pièces. C'est pour cela que nous nous sommes dispensé d'exposer cette méthode au chapitre qui précède. On en fera sans difficulté, le cas échéant, l'ap-
plication au cas d'un pont suspendu rigide de forme quelconque.
Dans les ouvrages que nous allons étudier, nous désignerons spécialement par le mot arc Télément essentiel du pont, qui travaille à la compression sous Taction de la charge permanente, et correspond au câble des ponts suspendus.