Tympan». — On appelle tympans d'un pont en
arc l'espace compris entre le tablier, qui est toujours établi suivant une direction rectiligne telle que BB^, et Tare AO A' dont la semelle ^ supérieure est d'habitude Fig. Î06. curviligne (fig. 206). Pour
transmettre à Tare le poids propre du tablier, ainsi que celui de la surcharge, il est nécessaire de lés relier au moyen de barres placées dans les tympans, auxquelles on applique aussi la dénomination de tympans. Parfois, comme au type du n* 125, la corde supérieure de l'arc est constituée par le longeron du tablier, et R. 22
838 PONTS MÉTALLIQOES.
les tympans sont remplacés par la triangulation même de Tare. Mais en général, il n'en est pas ainsi, et les tympans forment un élément particulier de l'ouvrage, distinct du tablier et de Tare (fig. 206).
Les tympans sont constitués soit par une tôle verticale pleine ou évidée qui surmonte l'arc, ce qui ne s'emploie guère que pour les petites ouvertures, soit par une triangulation (côté gauche de la figure 206), soit plus simplement par une série de bras verticaux ou montants (côté droit de la figure 206). Ce dernier système est le plus simple et le plus rationnel. En effet, le tablier et les tympans forment uue sorte de viaduc métallique à travées très petites, dont les piles viennent s'appuyer sur la semelle supérieure de Tare : les pièces du tympan n'ayant à transmettre que des efforts verticaux correspondant au poids du tablier et de la surcharge, remploi de montants, qui présentent la direction même de l'effort à transmettre, est tout indiqué.
Il est nécessaire que les longerons du tablier et les tympans soient interrompus au droit de l'articulation 0, de manière que les deux moitiés du pont soient uniquement reliées par l'articulation, saris quoi celle-ci ne fonctionnerait plus, et les résultats des calculs faits précédemment ne seraient plus applicables.
Quelquefois le tablier, au lieu d'être situé tout entier audessus de l'arc, auquel il est tangent au droit de l'articulation centrale {fig.
206), est établi à mi-hauteur des articulations A' p.., 2Q7 et 0 (côté gauche de la
figure 207).
En ce cas, la liaison du tablier et de l'arc est assurée de M en N au moyen de montants comprimés, et de P en Q au moyen de tiges de suspension.
Cette disposition, qui est parfaitement acceptable, est peu usitée, parce que Ton a toujours besoin dans la pratique d'établir le point d'articulation A aussi bas que possible, afin de réduire la dépense d'établissement de la culée, ce qui conduit à placer A au-dessous du niveau du tablier. Dans
Fig. 208.
d'autres circonstances, on tient à laisser au-dessous de Tare le plus d'espace libre possible, ce qui conduit à relever le tablier au niveau du point 0,
Chaque moitié du tjmipan et du tablier peut suivre, sans défonnation ni fatigue supplémentaire de ses éléments constitutifs, les déplacements de la moitié d'arc qui la supporte, les effets de la surcharge et des variations de température ne modifiant en rien la figure géométrique des tympans. En conséquence, il convient de relier le tablier à l'arc au moyen d assemblages rigides, c'est-à-dire à Faide de boulons si l'arc est en fonte, et de rivets s'il est en tôle.
13^. j%j!*ticiEiatioiifii. — L'articulation centrale peut
être constituée par une cheville généralement en acier traversant des ouvertures circulaires d'un diamètre égal (au jeu près), que présentent des pièces d'acier reliées aux extrémités de chacun des arcs ; on pourrait plus simplement fixfer à l'un des arcs une rotule cylindrique saillante à section circulaire, l'autre arc présentant une pièce évidée de même diamètre [fig. 208 et 209).
On exécuterait de même les articulations des extrémités. Au point de vue de la résistance à la charge et la surcharge les deux systèmes sont équivalents, et même le second est préférable au premier, les poussées des deux arcs n'étant pas transmises dans des sections différentes de la rotule, ce qui donne lieu dans la première disposition à un couple de torsion.
Au point de vue du contreventement, le premier système, ainsi qu'on le verra plus loin, peut dans certains cas être le seul qui donne toute sécurité, du moins pour l'articulation centrale.
Le calcul de ces articulations se fait d'après les règles indiquées (36) pour le calcul des supports cylindriques ; on détermine leur diamètre et la longueur de leur portée, de façon à ce qu'elles puissent résister aux efforts maxima de
Fig. 209.
340 PONTS MÉTALUQUES.
compression dus à la charge et la surcharge, efforts qui ont pour expression à la clef :
J' ^ a , et aux naissances : ^ ' ^^ a k «• + 4 A*.
Il faut ajouter à ces efforts ceux qui peuvent être dus & l'effet du vent.
Les articulations sont des points spéciaux de l'arc auxquels s'applique la règle formulée au n*" 17. Comme ils transmet* tent en un point particulier d'une eection un effort considérable, ils doivent être reliés aux semelles et à Tàme de l'arc
par des pièces supplémentaires chargées de répartir l'effort sur toute la section. Ces pièces sont, soit des nervures ou renforts en fer ou en acier, soit des flasques ou joues de fonte : elles doivent être calculées en raison de l'effort à transmettre.
ft33. Ooiiti*eveiitemeiit« — Le contreventement des
ponts en arc à triple articulation doit se faire par les mêmes
* procédés et suivant les mêmes rè-
c gles que pour les ponts en arc à
^ ^'''''''''''' Q '"'''^ ^ double articulation. En consé-
. ...-..--.?w = s.... ^ quence nous renverrons à la