PONTS POUR ROUTES ET CHEMINS
Poids tolnl par ;nètre de largeur
Poids par mètre superficiel.
du lablior
Tôle
Fonte
Ces formules exigent que Ton ait / > 20.
Elles peuvent être commodes lorsque l*on se propose d'examiner quelle sera Touverture à admettre pour les travées d'un pont, connaissant le prix de fondation d'une pile. Il est aisé d'en conclure la division la plus économique du débouché total en travées.
Dans tous les cas où ces formules ne sont pas applicables :
ponts suspendus, ponts en fonte pour chemins de fer, etc., il convient de s'en rapporter aux ouvrages existants pour le calcul de la charge du pont.
1^-^. Calcul de la cbapse pepiuanente dl'api»^» mt ouvpase exilstant dlii mâme type. — Supposons que
Ton connaisse le poids du métal entrant dans la construction d*un pont existant. Il est facile d'en déduire assez exactement le poids qu'exigerait un ouvrage semblable, c'est-à-dire du même type et de dimensions proportionnelles pour une ouverture quelconque.
Partageons en effet le poids y par mètre courant du métal en deux portions : l"" le poids /> qui dépend de la portée du pont, c'est-à-dire le poids des poutres principales ou des arcs métalliques, ou des câbles de retenue : c'est ici l'inconnue à déterminer; 2"* le poids j9' qui est indépendant de l'ouverture et comprend les pièces du tablier et du contreventement. Ce poids p' est immédiatement fourni par l'exemple du pont considéré.
On voit que le poids total maximum par mètre courant de l'ouvrage, charge et surcharge,ne contient qu'une inconnue, savoir : le poids /> dont il a été question plus haut. Le surplus, qui comprend le tablier et ses accessoires, et la surcharge proprement dite, est aisé à déterminer d'après l'ouvrage existant et d'après les conditions fixées pour les épreuves (25). Soit n cette portion du poids par mètre courant que l'on peut connaître immédiatement. Le poids total de l'ouvrage par mètre courant est donc égal à II -[-/>.
Nous nous appuierons sur le principe fondamental suivant, qui est suffisamment vrai et qu'il est aisé de vérifier par la comparaison des ouvrages existants : le poids p par mètre courant de la partie essentielle d'un pont métallique est proportionnel, pour un type déterminé, au produit de l'ouverture par le poids total par mètre courant, charge et surcharge.
(4) p = Kl{U + p),
K étant un coefficient numérique qui dépend du type d'ouvrage que l'on considère et que nous appellerons son coefficient économique .
(SAP. n. RENSEIGNEME.'VTS PRATIQUBS. FORMULES USUELLES. 57
On en déduit les formules suivantes :
La formule (4) permet de déterminer K à l'aide de l'ouvrage existant. Cela fait, la formule (3) nous met à même de calculer le poids du métal qu'exigerait le type pour une ouverture quelconque. A l'aide de la formule (2) on peut évaluer séparément le métal qui entre dans la composition de la partie essentielle de l'ouvrage, ce qui permet d'utiliser l'exemple choisi, alors même qu'on se proposerait de modifier dans la nouvelle application du type les dispositions du tablier et du contreventement. Nous allons donner un exemple de l'application de cette formule qui permettra de voir combien l'usage en est simple.
Considérons une travée de 57 mfelres d'ouverture du pont de chemin de fer établi sur le Lek à Kuilenburg (Croizette- Desnoyers, Travaux publics en Hollande, pages 165 et 166).
La longueur des poutres est de 60", 50 et c'est cette longueur qui va nous servir à calculer les différents poids par mètre courant.
Les parties principales d'une \
travée pësent : 215.100 kgs. [
Les pièces du tablier et du ( 289.710 kgs.
contreventement pèsent : 74.610 — 1
Foù
2l5J00J(g8 n' - Zi:^ - 1 9QQ w,„
f^ ^^ — d.555kg8. p .g^-g^ = 1.233 kgs.
Le poids total de la superstructure est égal à 330.283 et comprend la partie métallique et les accessoires, plancher, longrines, etc. ; le poids par mètre courant est donc égal à