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PONT DE SHARPNESS, SUR L\ SEVERN

Flg. 131. — Coupe transversale d'une travée de 50 mètres.

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Fig. 132. — Appareils de dilatation.

POUTRES A TRAVKES SOIJDAÎRES.

L'expérionco justifie au surplus celle règle. Nous ne connaissons que deux ponls où Ton ait eu recours au treillis ; le viaduc de rEffze(fig. i33),à travées de petite ouverture, et une

Fig. 183. — Viaduc de Refthausen, sur PEffze.

travée de 51 m., à semelle supérieure parabolique, qui faisait partie de Tancien pont sur le golfe de Tay (Ecosse), aujourd'hui détruit. L^accident survenu à cet ouvrage est loin de constituer un titre en faveur des dispositions adoptées par ses constructeurs.

Nous ajouterons que les auteurs du projet de reconstruction ont eu recours pour leurs nouvelles poutres à semelles courbes h remploi des montants.

194. Ponts eiKf «tant*. — Nous croyons utile de terminer cette étude par une liste des grands ponts de hauteur variable, h travées indépendantes, mentionnés dans Touvrage de M. Morandière, que le lecteur pourra consulter s'il désire avoir des détails sur leurs conditions d'exécution, sur leurs poids, etc. Nous nous bornerons ici à noter leurs ouvertures et leurs hauteurs. Nous avons cherché en outre à les classer d'après laloi de variation de leur hauteur, qui, sans être en général représentée avec une précision absolue par une des formules de Tarticle 120, s'en rapproche souvent assez pour que Tassimilation puisse être faite. Il ne faut pas au surplus s'exagérer l'intérêt qu'il y a à appliquer strictement la règle choisie : un faible écart entre la hauteur calculée et celle adoptée ne saurait avoir d'importance et influer sérieusement sur les dimensions des platebandes et des pièces de triangulation. On conçoit donc que, par un motif architectural, ou pour toute autre raison, on

CM. IV. — POrTRES DE IIAlTErK VARIABLE. 379

puisse être conduit à remanier légëremenl sur les dessins d*exéculion le profil fourni par l'équation théorique. Par exemple, pour les ouvrages dont le profil en longest indiqué comme

se rattachant à la formule A = v'A + BM — y A, les semelles sont souvent, non pas courbes, mais polygonales. Cette disposition, admissible lorsque les éléments rectilignes successifs sont reliés par des articulations, nous parait à rejeter dans le cas d*une semelle continue : il ne semble bon ni de plier les taies aux sommets angulaires du profil, ni de les interrompre toutes en reliant les tronçons isolés de la semelle par des couvre-joints d'épaisseurs nécessairement excessives.

Nous croyons d'ailleurs que la tendance actuelle des constructeurs est d'éviter les changements brusques de direction,et de faire décrire par chaque semelle une courbe continue à grands rayons.

La dernière catégorie des ouvrages portés sur notre liste comprend les poutres dont la hauteur n'est pas nulle au droit de l'appui. A priori, cette disposition ne semblerait pas économique; mais elle permet d'établir,lorsque la semelle inférieure rectiligne porte le tablier, un conlreventement continu reliant les semelles supérieures, lout en laissant au-dessus de la chaussée ou de la voie ferrée la hauteur exigée par le gabarit pour le passage des véhicules. Ce peut être là un avantage sérieux. On le réalisera en traçant d*abord le profil en long théorique le plus rationnel, et en le relevant vers les appuis de façon à ne pas descendre au-dessous de la hauteur exigée par le gabarit. L'augmentation qui en résultera dan§ le poids de métal à employer ne sera jamais bien considérable.

Nous avons donné quelques dessins de détail du pont de Sharpness sur laSevern (fig. 127 à 132), qui présente une particularité intéressante : les semelles, au lieu d'être composées de tôles cylindriques à génératrices horizontales, superposées, sont formées de tôles verticales accolées. L'épaisseur variable, au lieu d'ôlre mesurée, comme d'habitude, sur une verticale, est mesurée sur une horizontale, perpendiculaire au plan de l'àme. Cette disposition nouvelle parait faciliter notablement l'assemblage des semelles avec les pièces de triangulation, et celui des grandes poutres avec les pièces de pont ou poutrelles

du tablier. Par contre, elle complique le travail de préparation des matériaux : les bords longitudinaux des tôles de la semelle supérieure doivent être coupés suivant un profil parabolique (tandis qu'avec le système habituel des platebandes à génératrices horizontales, ces tôles rectangulaires ont leurs bords longitudinaux rectilignes), inconvénient assez sérieux,et les constructeurs du pont de Sharpness ne semblent pas avoir eu d'imitateurs.

Fig. 134. — Pont de Winz, sur le Ruhr.

Fig. i35. — Pont sur la Mâtina (Gosta-Rica).

Flg. 136. — Pont de Moerdyck, .sur le Hollandsch-Dlep.

en. IV. - POUTRES DE HAUTEUR VARiARLE.

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