‹ Ponts métalliquesChapitre 82 sur 103 · WO · texte numérisé non relu

WO

2* Valeur de R :

R=-: 6.000.000, courbes m (ponls en fer). R = 12.000.000, courbes n (ponts en acier de qualité supérieure).

3* Valeur de A :

A = 8.000 ; courbes a.

porrnEs

Celle valeur de A est i s'approcher que pour u.

IruiL avec un soin exccpl poids des éléments acccE

sections de loules les pil système do Irlan^lalion lageuscs.

A= 12.000, valeur adi bien conçu et construit i

La comparaison de cei vée solidaire est toujours pendante.

IP

Col avanlage est d*autanl plus marqué, loulos choses égales d'ailleurs, en dehors delà circonslance spéciale dont on étudie rinfluence :

1** Que rouverturë / est plus considérable ;

2^ Que la hauteur moyenne h est plus petite ;

3"* Que la qualité du métal, mesurée par le coefficient de résistance R, est moindre ;

k^ Que Ton a apporté moins de soin dans le tracé du profil en long, le calcul des pièces et la construction du pont (coefficient A);

S"* Que le rapport - de la surcharge à la charge permanente est plus petit.

Par exemple si Ton prend t = g, ce qui dépasse les proportions admises en pratique, si Ton emploie de l'acier excellent (R = 12.000.000), et si enfin on projette et on construit Touvrage avec une perfection irréprochable, la travée indépendante est équivalente comme poids à la travée solidaire pour les ouvertures moyennes et ne lui est pas très inférieure pour les grandes portées (courbes Can).

Pour les ponts-routes à chaussée empierrée sur voûtes en briques, la solidarité des travées s'impose même avec de

faibles ouvertures, en raison de la petitesse du rapport -•

Pour les ponts de chemins de fer, il peut en être autrement, le platelage en bois ou métal du tablier étant relativement peu lourd.

Le tableau suivant, où nous avons porté les longueurs des ouvertures-limites qu'il est impossible de dépasser avec un type de poutre défini par ses conditions d'établissement

[t, R et a ) — parce que le poids j9| serait infini; alors même

que pi et p' tendraient vers zéro — confirme les assertions qui précèdent.

fo-x

TRAVÉI

TBAl

Pronona, à titre d'exem du poDt de Kailemburg, s Les données relatives à Longueur totale, /= iî Hauteur moyenne, h = Poids des grandes pot gulatious, 60.000 k.^

d'oii pt =

Poids du tablier, du co

FSi^ V

CHAP. V. - PONTS-GUUES. 503

Surcharge d'épreuve, ;?'= 6.000=- », .

Travail moyen du métal : R = 6.500.000 (6k.5 par mm.q.). En appliquant la formule des travées indépendantes, on trouve pour coefficient A :

Comparons cet ouvrage avec une travée solidaire de même ouverture, de mémo hauteur moyenne, établie dans les mêmes conditions de chargepi,desurcharge7y, de métal(R=6.S00. 000), et avec le même soin (A= 1 1.900).

Nous trouvons que le poids des grandes poutres serait réduit à 1.000.000 k., ce qui donne une économie de 400/0 sur le cas de la travée indépendante, cette économie étant d'ailleurs ramenée à 34 0/0 pour Teusemble de la superstructure

métallique (1.470.000 au lieu de 2.233.000 k.).

En construisant Touvrage avec de Tacier susceptible de travailler couramment à 8^,5 par millimètre carré, on réduirait le poids des grandes poutres :

Pour la travée indépendante, à 1060 T ;

Pour la travée solidaire, à 720 T : économie, 30 0/0.

Le poids total de la superstructure métallique serait dans le premier cas 1.533 T, et dans Tautre 1.193 : économie, 22 0/0.

Nous ajouterons d'ailleurs que nous ne prétendons pas critiquer le type adopté par les constructeurs. La dépense de construction d'un pareil ouvrage comprend, outre le prix du métal, les frais de montage et l'exécution des piles; il n'est pas démontré que, vu la nature très médiocre du sol de fondation, l'adoption d'un pont-grue à trois travées, porté par des piles capables de résister aux moments de renversement, eût été beaucoup moins dispendieuse que la travée indépendante. L'examen de cette question nous entraînerait en dehors du programme de cette étude.

Il semble qu'on peut résumer ainsi qu'il suit les avantages et les défauts des différents genres de poutres auxquels on pourrait recourir, dans un cas donné, pour rétablissement d'un pont composé de plusieurs travées.

M4 POUTRES A TBAV

Travées indépendantes. — C dos grandes poutres, le type le ; les ouvertures moyennes jusq admis pour des perlées plus ; réduire au minimum le poids blier, chaussées, elc, d'employi possible, tel que l'acier, et d'ap hauleur variable, dont la hauti ricureau dixième de l'ouverlur ble, comme les ponts-gruca t appuis. Par contre, il exige l't lesquelles on puisse installer de son d'un par about de poutre. I tructloo nécessite presque toujo d'écliaraudagcs lixes, généralen

Poutres à travées solidaires piles. — Lorsque le montage do fixes, ce type est beaucoup pi dent ; il permet, sans dépenses du tablier et de la chaussée, et I ordinaire ; il est enfin beaucoup sage des charges roulantes et ri en vertu de la solidarité des irai moins massives, le nombre des duit de moitié. Par contre, lorsi vaiscs.les tassements des appui; bilité en développant dans les r<

Lorsque le montage peut s( c'est le seul genre de pont admi qu'il comporte. Le lancemontjd'î que l'ouvorturn dépasse 100""; i au point de vue de la dépense, travées successives do SO".

Lorsqu'un pareil ouvrage osl ou par encorbellement, il peut sa hauteur, tandis que s'il doit hauteur s'impose.

Dans les poutres montées pa

506 POUTHES A THAVIiES

Ponls-grues à articulations e«Ci type n'est préférable k k puutre et les ponts montés par pn::orljGllGme aux pilûs la longueur et la solidité montage que l'on a en vue, il est colto circonstance par conserver l'e délinitif et utiliser ainsi l'excès de d'uriQ dépense sérieuse, aux suppoi de résister aux moments de renver charges roulantes.

Le pont-grue n'est d'aillears ac tif, que pour les ouvertures oxcept roulante n'était pas très petite co permanente, les déformations ent amener des oscillations inquiétant articulations sont, d'autre part, de

Ce genre de construction présen avec les travées indépendantes, d'i lation des appuis : la liaison avec moyen d'assemblages très solides que l'on n"a pas à se préoccuper di naux produits par la température.

Poutres continves encastrées su pont-grue du type précédent, il éta monl du montage des grandes pou!

articulations, en rétablissant la con lée à l'aulre.celte solution présentci d'abord on réaliserait, par la suppi type de poutre tliéoriquement le au triple point de vue dos effets di et du vent; ensuite on réduirait at déformations. Par contre, il en rés nient : d'abord la dénivellation de cas do fondations insuflisanlcs, un conditions de stabilité de ta poutre il serait nécessaire de disposer les de façon à. obtenir un encastrem mouvements longitudinaux produi

pérature. Nous avons vu précédemment (art. 149) que cette condition est difficile à réaliser d'une manière tout à fait salis* faisante, même pour les piles métalliques.

Lorsque les piles sont en maçonnerie, ce genre de pont se compose en définitive d'une série de grandes travées séparées chacune de la suivante par une travée très courte, dont la portée constitue la base d'encastrement sur la pile, formée par deux massifs isolés, toujours soumis à des efforts de compression dirigés de haut en bas : tel est le cas pour le pont du Forth (fig. 174 et 175). On pourrait supprimer les articulations en plaçant au droit de chaque pile des appareils de support à rouleaux.

Mais, dans le cas considéré, cette disposition peut ne pas offrir toute la sécurité voulue en raison de l'énormité de la charge à transmetlre aux supports. D'ailleurs elle ne présenterait peut-être pas grande utilité au point de vue de la diminution d'amplitude des déformations, eu égard h l'insignifiance de la surcharge, qui ne représente que 5 0/0 de la charge permanente. En somme, le type choisi peut être en fait supérieur à celui de la poutre continue, dont les avantages théoriques n'auraient pas apparemment compensé les défauts pratiques.

SOMMAIRE

Page 1