‹ Porcs à bacon en Canada [microforme]Chapitre 11 sur 86 · SOIN DU VERRAT · texte numérisé non relu

SOIN DU VERRAT

Le verrat est ordinairement à même de remplir son office de reproducteur à l'âge de cinq ou six mois. On ne devrait pas le lui faire remplir avant l’âge de huit mois, et même alors seulement sur un petit nombre de truies. Le nombre d’accouplements dont il est capable dérend de son développement et de sa condition. Il faut veiller soigneusement à ce qu'il ne maigrisse pas par suite du service. Il ne faut jamais donner aux jeunes verrats plus d'une truie par jour, et on ne peut s'attendre à pouvoir le faire plusieurs jours de suite. Les verrats pleinement développés peuvent accomplir deux montes per jour, et continuer ainsi pendant longtemps si les conditions sont en tous points favorables. :

11 faut tenir le verrat éloigné des truies en chaleur sauf le temps nécessaire pour chaque accouplement. La monte doit, autant que possible, avoir lieu lorsque la chaleur est presane passée: ellesera probablement alors plus effective que si elle avait lieu au commencement de la chaleur. Si les animaux qu'on accouple sont de taille différente, on trouvera utile d'employer nn travail à accouplement ainsi que représenté dans la figure. Pour que le verrat reste en bonne condition pour les montes, il faut qu'il ait ample exercice; pour cela il faut lui donner une bonne loge spacieuse ou une grande cour. Pendant l'été il lui faut au moins un petit pâturage où il puisse errer et fouir à volonté. Assez souvent, s'il faut ramener les truies au verrat, la cause en est plutôt l’état léthargique de celui-ci que la stérilité des truies. On y obvie presque entièrement par de l'exercice, joint à une alimentation convenable Le verrat doit recevoir assez de nourriture pour qu'il croisse rapiaem»nt s’il est Jeune, et, jeune ou non, se maïntienne en bon état d’embonpoint. Toutefois. il ne faut pas lui donner des aliments engraissants, mais plutôt des aliments formateurs de chair et d'os. L’avoine, les pois et l’orge moulus, la recoupe, le son, la farine de tourteau, le lait érrémé, ete., dans des proportions variées donneront de bons résultats. Il est très bon d'ajouter à la ration de farine une quantité considérable de racines ou autres aliments succulents: de fait, c’est presque absolument indispensable en hiver ou lorsqu'on ne fournit point de pâturage. On trouvera surtout avantageux à cet effet les betteraves soit fourragères ou à sucre, quoique les navets, les choux ou les chouxraves puissent faire.

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