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PLANTES FOURRAGERES.
Navette.—Comime fourrage vert à donner à l'étable, ou pour pâturage, la navette tient le premier rang parmi les plantes qui conviennent aux porcs. On la sème en rayons espacés de deux pieds sur chaume, sur jacère ou sur gazon bien décomposé, à raison de 3 livres de graine à l'acre. On peut la semer quand que ce soit, pourvu qu'on puisse s'attendre encore à six semaines de temps favorable pour la végétation avant les fortes gelées. Si l'intention est de la faire pâturer, il faut y mettre les pores avant q'* la navette arrive au haut de leurs épaules. Il ne faut pas leur en donner une plus grande étendue que ce qu'ils pourront probablement empêcher de dépasser cette hauteur. Si elle n’est pas broutée jusque trop près du sol, elle continuera à pousser tant que le permettra la saison. On peut en retirer davantage en la donnant aux pores fauchée verte qu'en la faisant pâturer. Les animaux reproducteurs se trouveront mieux de pâturer. Les porcs qu'on nourrit et qui reçoivent toute la navette qu'ils veulent manger ou qui paisernt la navette, doivent avoir un peu moins de farine que s’ils étaient dans leurs .oges. On donne d’un tiers à cinq sixièmes de la ration ordinaire de farine. Naturellement, plus on veut que les gains soient rapides, plus on donne de farine.
Les truies adultes et qui ne sont pas pleines, ont besoin de très peu d'autre nouriture tandis qu'elles paissent la navette; aux jeunes truies et aux truies pleines il faut au moins moitié de la ration normale de farine.
Vesces.—Une plante très aimée des porcs et qui donne assez bon profit par acre est la vesce noire commune. Elle a toutefois très peu ou point de valour de plus que les pois, et la semence en est ordinairement plus coûteuse.
La Vesce velue fait un très bon fourrage vert pour les porcs ; mais la graine en est extrêmement chère, et il en faut une forte quantité à l’acre. Elle a tontefois assez souvent passé l'hiver ici, et ainsi on pourrait l’utiliser pour pâturage au commencement du printemps. Comme la navette, elle repousse si elle n’a pas été pâturée ou tondue de trop près. :
Avoine et Pois.—Ces deux espèces de grain, si on les mélange en parties égales en poids et les sème à raison de 3 boisseaux à l’acre, fournissent du pâturage ou du fourrage fauché qui donne un profit élevé par acre. L'une ou l'autre, semée seule, donne assez bonne satisfaction, mais bien moins que le mélange.
Sojas.—En semant les sojas à raison de 40 livres à l’acre en rayons espacés d'environ 20 pouces, on produit du fourrage vert à faucher passablement aimé des pores et d'une haute valeur nutritive. Nous ne les avons jamais pâturés ici, mais ils donneraient très probablement ainsi excellente satisfaction. Les variétés vertes sont les mcilleures: on les sème vers la fin de mai.
Trèfle rouge.—Si on sème du trèfle en même temps que le grain et le laisse faire en automne une bonne pousse, on peut en attendre en mai et juin un abondant approvisionnement de fourrage ou de pâturage qui sera bien aïné des pores. Si on le fait pâturer, il sera nécessaire d'insérer une boucle dans le groin des pores. Les truies dans le pâturage de trèfle n'ont guère besoin d’autre nourriture.
Luzerne.—Dans presque toutes les parties du Canada on peut s'attendre à ce que la luzerne viendra bien dans tout sol bien drainé, en bonne condition et bien ameubli, et à ce qu’elle fournisse un abondant approvisionnement d'un pàturage des plus excellents. Elle paraît convenir tout particulièrement aux porcs ; mais il ne faut pas la laisser trop brouter de peur de nuire aux racines. La supériorité de cette plante comme fourrage pour pores et autres animaux de ferme est telle qu'elle fait bien plus que compenser le coût tant soit peu plus élevé du semis. Si elle est fauchée tôt et bien séchée, les pores en sont très friands à
: l’état de foin.
, Topinambours (Artichokes).—Nous avons essayé ici les topinambours à plusieurs reprises, et ils ont donné des produits vraiment très satisfaisants comparativement aux frais encourus. On les plante, ainsi qu’on fait pour les pommes
de terre, au cominencement du printemps. La récolte n'est prète en généra qu'au commencement de septembre. La meilleure manière d'en faire usage es de mettre les pores dans le champ même et de les laisser fouir. La gelée ne fai aucun mal aux topinambours, et les tubercules restés dans le sol peuvent étri pâturés au printemps suivant ou laissés comme semence pour une autre saison Les gains les plus économiques et les plus rapides que nous ayons jamais enre gistrés à cette ferme, ont été faits par des porcs pâturés sur des topinambours e recevant en même temps une ration assez libérale de farine. Les topinambour ont une valeur un peu supérieure à celle des pommes de terre. Les principale: objections à leur culture sont la difficulté à les récolter et la courte période di temps pendant laquelle on peut en nourrir les animaux. On peut les récolte pour consommation pendant l'hiver, mais la récolte coûte beaucoup.
Racines.—On peut employer les betteraves fourragères, les carottes et le: navets comme pâturage en octobre ou même auparavant Il est probablemen aussi économique des les utiliser ainsi que de les faire consonimer par les porcs : la porcherie.