‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 11 sur 69 · ANGÉLIQUE DE SA INT-JEAN ARNAULD · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE DE SA INT-JEAN ARNAULD

D’ANDILLY (la Mère). — 1624-1684. [ PI. 40.] Seconde fille de Robert Arnauld d’Andilly, Angélique de Saint-Jean passa toute sa vie à Port-Royal; elle fut abbesse de 1678 à sa mort. On la regardait comme le plus beau génie de sa famille.

— On ne connaissait de la Mère Angélique de Saint-Jean que deux gravures médiocres; une peinture du xvrre siècle, reproduite ici pour la première fois, semble due au pinceau d’une femme, peut-être de Magdeleine de Boulogne.

— 1602-1666. [ PI. 100.] Espagnole et d’une dévotion très exaltée, la mère de Louis XIV n’a jamais cessé de poursuivre les jansénistes en général et Port-Royal en particulier. Elle savourait les beaux fruits que M. d’Andilly cultivait pour elle, mais rien ne fut la faire revenir de ses préventions.

— Parmi les nombreux portraits d’Anne d'Autriche, on a choisi celui qui la représente en costume de veuve, et qui a été gravé par Morin d’après Philippe de Champaigne.

Dominicain très attaché à la doctrine de saint Augustin, ARGENSON (d’), v. VOYER D'ARGENSON. le Père Alexandre prit vigoureusement, en 1697, la défense Armoiries, v. CACHETS. de Pascal et de Port-Royal contre le jésuite Daniel. ARNAULD (la Mère Agnès). — 1593-1671. [PI 35,

— Un seul portrait connu.

ALIGRE (François d). — 1620-1712. [ PI. 81.]

Ce fils du célèbre chancelier fut un prêtre d’une grande humilité. Abbé de Saint Jacques de Provins, il dut sortir de sa retraite en 1672 pour seconder son vieux père dans les travaux de la chancellerie. Il retourna dans son abbaye en 1677, et y maintint jusqu’à sa mort les traditions de Port-Royal, dont il fut toujours un des amis les plus fidèles.

— Portrait gravé par Duflos (1698).

Almanach de 1654, v. Jansénisme foudroyé.

Almanach de Dieu. — [ PI. 127 et 128.]

Ce curieux almanach, publié en 1738 et dédié à Carré de Montgeron prisonnier, a ceci de particulier qu’en tête de chaque mois se trouve un portrait, avec une scène de la vie du personnage reproduit et des vers à sa louange. On voit ici, avec le dominicain espagnol Lemos, adversaire de Molina, les principaux défenseurs et amis de Port- Royal. Ce petit livre est de toute rareté.

ANGÉLIQUE ARNAULD (la Mère), v. ARNAULD.

36 et 12.]

Jeanne-Catherine Agnès, troisième fille de l'avocat Antoine Arnauld, devint abbesse de Saint-Cyr à l’âge de six ans; mais à dix-sept ans, sur les conseils de s Angélique, réformatrice de Port-Royal, elle renonça à son abbaye et se mit sous la conduite de son aînée. Elle fut abbesse de 1636 à 1642 et de 1658 à 1661. Incarcérée chez les Visitandines du Faubourg Saint-Jacques en 1664, elle fut, ensuite, transférée à Port-Royal des Champs et c’est là qu’elle mourut à l’âge de soixante-dix-huit ans. — La Mère Agnès a été peinte une seule fois, en 1662, par Philippe de Champaigne. Comme il s'agissait d’un ex-voto qui devait être soustrait aux regards du public, — on ne prévoyait pas qu’il serait un jour un des joyaux de notre musée du Louvre, — Champaigne obtint peut-être quelquesséances de pose, et ainsi s’expliquerait l'existence du portrait reproduit ici [P1. 35]. Il est identique à la grande toile du Louvre. Il en existe des répliques et des copies à Amersfoort près d'Utrecht, au musée de Port-Royal, et ailleurs. Le portrait de la Mère Agnès a été gravé plusieurs fois au xvrie siècle, notamment par Boulanger (portrait historié reproduit ici. [ PI. 36].

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