ARNAULD
ARNAULD (Angélique). — 1591-1661. [PL 32, 33, 34, 35]
Jacqueline-Marie-Angélique, troisième enfant du célèbre avocat Antoine Arnauld et la seconde de ses filles, devint abbesse de Port-Royal en 1602, à l’âge de onze ans. Cinq ans plus tard, la jeune abbesse fut « touchée de Dieu » et réforma son abbaye. Elle mourut à Paris le 6 août 1661, et fut inhumée dans l’avant-chœur des religieuses, qui est aujourd’hui la lingerie de l’Hospice de la Maternité. — Grâce à Philippe de Champaigne, qui n'avait pas besoin de faire poser ses modèles, on a d’admirables portraits de la Mère Angélique. Le premier et le plus important de tous est celui de 1648, reproduit ici, et qui était en 1709 dans le réfectoire de Port-Royal des Champs (Voir la gravure de Magdeleine Hortemels, PI. 14). On en connaît {plusieurs répliques, conservées à Chantilly, à Amersfoort près d'Utrecht, et chez des particuliers. Philippe de Champaigne a refait, sans doute en 1661, d’autres portraits de la Mère Angélique. L’un d’entre eux vient d’être légué au musée du Louvre par feu Mme Nolleval [v. PI. 32]. Des répliques ou des copies anciennes se trouvent en divers lieux : au musée de Versailles, au château du Bosmelet ct dans quelques collections particulières. Le portrait de 1648 n’a pas été gravé; les autres l’ont été plusieurs on cite surtout les gravures de Van Schuppen [P1. 33], de Boulanger et de Nicolas Habert.
fois;
ARNAULD (Antoine). — 1560-1619. [| PI. 130.] Avocat au Parlement de Paris, Antoine Arnauld a peuplé Port-Royal de ses enfants et de ses petits-enfants. On sait par le récit de la célèbre scène du Guichet, en 1609, qu’il
n’approuvait pas d’abord les réformes de sa fille A Il char fut l’objet de ses libéralités.
lique.
a d'opinion dix ans avant sa mort, et Port-Royal
— On donne ici un prétendu portrait de ce chef de la famille Arnauld; mais c’est un faux manifeste. Le libraire Daumont a affublé d’une robe d'avocat le docteur Antoine Arnauld, peint par J.-B. de Champaigne.
ARNAULD (Antoine). — 1612-1694. [ PI. 46, 47.] Vingtième enfant du cél l’Université contre les Jésuites en 1594, Antoine Arnauld était attaché à Port-Royal par les liens les plus forts. Sa
firent religieuses, et lui-même
bre avocat qui avait plaidé pour
mère et six de ses fut quelque temps confesseur de ce monastère. Quand il mourut en exil, son cœur fut apporté de Bruxelles à Port- Royal.
— Le portrait d'Antoine Arnauld, peint à diverses époques par Philippe et par Jean-Baptiste de Champaigne, a été gravé après sa mort par Édelinck, Simonneau, Drevet, et enfin par Massard (1783). La Bibliothèque Sainte-Geneviève possède un très beau buste en marbre d'Antoine Arnauld, par Girardon. Un buste en bronze, que l’on reproduit ici, est entré naguère au Louvre; un buste en plâtre est au musée de Port-Royal. Des répliques ou des copies du portrait d’Arnauld se trouvent à Amersfoort, près d'Utrecht, au musée de Port-Royal, au château du Bosmelet, chez M. Join-Lambert, et ailleurs.
ARNAULD (Henri). — 1597-1692. [ PI. 66.]
Plus âgé que son frère le docteur, Henri Arnauld fut quarante-deux ans évêque d'Angers (1650-1692). Il fut en 1668 un des quatre évêques qui préparèrent la paix de l'Église, en stipulant que Port-Royal n’en serait pas excepté.