BOUCHERAT
— On connaît sept portraits gravés de Balzac; ceux de BIGNON (Jérôme II). — ?-1607. [ PL. 77.]
Michel Lasne, de Mellan et de Lubin. Celui qu’on donne ici a été gravé par Vallot en 1665.
BARCOS (Martin de), abbé de Saint-Cyran. — 1600-
Neveu de Du Vergier de Hauranne, Martin de Barcos obtint son abbaye de Saint-Cyran grâce à saint Vincent de Paul (1644). Malgré quelques divergences de vues, il ne cessa jamais d’être étroitement uni à Port-Royal.
— Philippe de Champaigne à fait un portrait de Martin de Barcos; Van Schuppen l’a gravé en 1701.
BAUDRAN (Claude). — 1642-1662. [ PI. 50.]
Ce fils de Bignon, élevé aux Petites Écoles de Port Royal, devint conseiller d’État. Racine le mentionne avec éloge dans son Histoire de Port-Royal.
— Le portrait de Jérôme II Bignon a été peint par Philippe de Champaigne et gravé par Poilly.
BIGNON (Thierry). — ?-1697. | PL. 77.]
Comme son frère, Thierry Bignon fut élevé à Port-Royal; il devint conseiller au Grand Conseil.
— Le portrait de Thierry Bignon, peint par Champaigne comme celui de son frère, a été gravé par Pitau.
Guérie par la Sainte Épine un peu après Marguerite Périer, BOILEAU (Jacques). — 1635-1716. [ PI. 91.]
elle était novice à Port-Royal quand un ordre du roi l’en fit sortir en 1661. Elle mourut l’année suivante, à vingt ans, et voulut être enterrée à Port-Royal de Paris.
— Outre l’ex-voto de Linas (v. PÉRIER Marguerite), on a une gravure du xvne siècle fort peu exacte qui représente Claude Baudran et Marguerite Périer en prière devant le reliquaire de la Sainte Épine.
BERNIFERES (Charles Maignart de).—?-1662. [ PI. 82.]
Fondateur des célèbres Petites Écoles du Chesnay, près Versailles, ce riche et charitable magistrat fut exilé à Issoudun en raison de son attachement à Port-Royal (1661). 11 mourut en exil, au moment même où la cour révoquait la lettre de cachet de l’année précédente.
— Le portrait de Bernières, dont l’auteur est inconnu, se trouve actuellement au château du Fossé, près de Forgesles-Eaux ; il appartient à M. le baron de Bosmelet, et a été photographié par M. Féron, publiciste à Rouen.
BERULLE (Pierre de). — 1575-1629. [ PI. 65.]
Le cardinal de Bérulle, qui a fondé l’Oratoire, fut lié d’amitié avec Jansénius et avec Saint-Cyran; sa grande lettre à Richelieu fait voir son peu d’estime pour les Jésuites.
— Il existe dix ou douze portraits gravés du cardinal de Bérulle; le plus célèbre est celui de Nicolas de Plate Montagne d’après Philippe de Champaigne (1661).
BETHUNE D'ORVAL (de). — 1657-1733. [ PL. 93.] Anne-Éléonore de Béthune, fille du duc d'Orval, prit possession de l’abbaye de Gif en 1687, et dès lors elle fut en relations d’amitié avec Port-Royal, dont la destruction fut, dit le petit Nécrologe, « le sujet de ses larmes ».
— On n’a d'elle qu’un portrait, gravé par Petit, et reproduit ensuite dans la collection des Petits bustes.
BEURRIER (le Père). — 1606-1696. [ PI. 112.]
Ce curé de Saint-Étienne-du-Mont, chanoine de Sainte- Geneviève et plus tard général de l’ordre, figure ici parce qu’il a assisté Pascal mourant, et parce qu’il a joué ensuite un rôle équivoque au sujet de sa prétendue rétractation.
— Son portrait, peint par Le Fèvre, a été gravé par Bou-
langer ; un autre a été dessiné et gravé par Lochon en 1675. BIGNON (Jérôme). — 1589-1656. [ PI. 77.
Cet illustre magistrat fut un des amis les plus dévoués de
Port-Royal. Il tenta de faire sortir Saint-Cyran de Vin-
Frère du poète, l'abbé Boileau, doyen de Sens et chanoine de la Sainte-Chapelle, ne cessa jamais d'entretenir avec Port-Royal les relations les plus amicales. Dans les papiers de Port-Royal se trouve une analyse du livre de Jansénius composée par lui et demeurée manuscrite.
— Son portrait a été gravé par Frédéric Hortemels et reproduit dans la collection Desrochers.
BOILEAU DESPRÉAUX (Nicolas). — 1636-1711.
L'auteur des Satires mérite de figurer au premier rang parmi les amis de Port-Royal; il fut un des plus courageux, comme le prouvent ces vers de lui :
La vertu n'etait point sujette à l’ostracisme,
Et ne s'appelait point alors un J***..
— Mais, fût-elle aux vertus dans Port-Royal instruite…
Il eut sa part de persécution en 1709; il ne put imprimer la satire sur l’Équivoque, imitée des Provinciales.
— Nombreux sont les portraits de Boileau; le plus célèbre est le portrait peint par Rigaud en 1704 et gravé par Drevet. Le célèbre buste de Girardon est au Louvre,
BOSSUET (Jacques-Bénigne). — 1627-1704. [ PI. 86.]
Elevé par les Jésuites jusqu’à quinze ans et placé ensuite sous la férule de Nicolas Cornet, Bossuct a toujours cru que le jansénisme n'était pas un « fantôme »; et il a combattu Port-Royal jusqu'en 1669. Lorsque la Paix de l'Église eut été conclue, Bossuet l’observa loyalement. Il n’eut point l'évêché de Beauvais en 1679 parce qu’il refusa « d’écraser les jansénistes de ce diocèse ». Il soutenait vigoureusement les dogmes de la Grâce efficace par ellemême et de la Prédestination gratuite; et sa morale sévère avait horreur de ce qu’il appelait « les ordures des casuistes ». C’est avec justice qu’on lui a donné place au xvine siècle dans le Nécrologe des amis de la vérité.
— Parmi les nombreux portraits de Bossuet peints ou gravés de son vivant, on distingue celui de Mignard (1672), celui de Nanteuil (1677), et surtout celui de Rigaud (1701). Rigaud a peint, en vue du grand tableau qui est aujourd'hui au Louvre, une admirable étude, celle que l’on reproduit ici d’après une gravure d’Édelinck (1704). Le tableau du Louvre a été gravé par Drevet en 1723. L'étude de Rigaud est à Florence; il en existe des copies.
cennes; il rendit de bons offices à la Mère Angélique, et BOUCHERAT (dom). — ?-1625. [ PI. 98.]
c’est pour élever ses enfants que les Petites Écoles de Port- Royal ont été fondées (1646).
— On a plusieurs portraits de Bignon; celui qu’on reproduit ici a été gravé par Van Schuppen d’après Nanteuil.
Nicolas Boucherat, général de l’ordre de Citeaux depuis 1571, fut mêlé aux affaires de Port-Royal lors de la réforme de l’abbaye par la Mère Angélique.
— Un seul portrait gravé.