‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 15 sur 69 · BOUHOURS · texte numérisé non relu

BOUHOURS

BOUHOURS (Dominique). — 1628-1702. | PI. 110.] Le jésuite Bouhours a toujours attaqué Port-Royal avec une extrême vivacité. Il ne s’est pas contenté de lui faire la guerre en grammairien; sa Lettre à un seigneur de la Cour sur la requête présentée au rot par les ecclésiastiques qui ont été à Port-Royal (1668) a une tout autre portée. Cet écrit calomnieux a d’ailleurs été, contre le gré de son auteur, une des causes de la Paix de Clément IX.

— Le portrait du P. Bouhours a été peint par François Jouvenet et gravé plusieurs fois.

BOURDALOUE (Louis). — 1632-1704. | PI. 110.] Bien qu’il ait été appelé le plus janséniste des jésuites, Bourdaloue a pris la défense de sa compagnie contre Pascal et Port-Royal, et il a tracé, dans le Sermon sur la médisance, un portrait sévère, non de Pascal ou d’Arnauld, comme on le croit, mais de Pontchâteau. Il consentit néanmoins à être à Vincennes le confesseur du janséniste dom Thierry de Viaixnes; une note manu:

papiers de Port-Royal dit que Bourdaloue correspondait secrètement avec la Mère Angélique de Saint-Jean, et qu’à Port-Royal on l’appelait « l’Inconnu ».

rite insérée dans les

— Plusieurs portraits gravés, dont le célèbre portrait aux yeux fermés, peint par Jouvenet aussitôt après la mort de Bourdaloue. On donne ici un portrait aux yeux très ouverts, peint par Élisabeth Chéron. Une peinture de la bibliothèque de Valenciennes représente Bourdaloue.

BRIENNE (de Loménie de), v. LOMÉNIE.

BURLUGAY (Jean). — 1624-1702. [ PL. 91.] Docteur de Sorbonne, Jean Burlugay fut curé de Saint-Jeandes-Troux, non loin de Chevreuse, et là il recueillit Le Nain de Tillemont et Thomas du Fossé. Il devint curé de Magny-Lessart en 1663, mais fut interdit parce qu’il refusait de signer le formulaire. C’est alors que l’archevêque de Sens, Gondrin, lui confia la direction de son séminaire.

— Un seul portrait, gravé par Habert en 1703. BUZANVAL (de), v. CHOART.

Cachets, sceaux, armoiries. — |PI. 129.]

Les cachets du xviie le sont rares, et les recherches faites aux Archives nationales au sujet de Port-Royal n’ont pas donné de résultats. On reproduit ici néanmoins :

— Le grand sceau de la Mère Angélique, conservé au musée de Port-Royal.

— Le cachet de Port-Royal, institut du Saint-Sacrement, même provenance.

— Le cachet du miracle de la Sainte Épine (1656).

— Le cachet de Pascal, où se trouve bel et bien ce qu’on appelle un Cïel, et non pas un Œil, comme l’a prétendu Sainte-Beuve. Ce cachet a été légué à l’archevêéché de Reims par le libraire janséniste Savoye.

— Le cachet de Jansénius, qui fermait une lettre autographe de lui à l'abbé de Saint-Cyran (1623).

— Le cachet de Renaud de Sévigné, solitaire de Port- Royal. Il a été communiqué par M. Lemoine, bibliothécaire du Ministère de la Guerre.

— À ces différentes pièces sont jointes les armoiries dArnauld, vignette du titre de l’édition de ses œuvres complètes publiées en 1775-1783.

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