‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 3 sur 69 · Jansénius jeune; Portrait d'ecclésiastique; Prétendus · texte numérisé non relu

Jansénius jeune; Portrait d'ecclésiastique; Prétendus

portraits de l’avocat Arnauld, du duc de Roannez, d’'Arnauld d'Andilly.

AVINNT-PROPOS

Le premier centenaire de la destruction de Port-Royal a été marqué, le 29 octobre 1809, par une réédition de l’opuscule de Grégoire intitulé : Les Ruines de Port-Royal; au centenaire de 1909 correspondra l’Iconographie que Sainte-Beuve appelait de tous ses vœux. Mais l’illustre critique songeait à un simple Catalogue de portraits; les perfectionnements de la photographie permettent de faire plus et mieux. On trouvera donc reproduit ici ce que la peinture, la sculpture et la gravure nous ont transmis de Port-Royal ct des personnages mêlés à son histoire.

— Un album annoté, un recueil moitié historique et moitié artistique, voilà ce qu’on s’est proposé de faire. Un tel ouvrage doit être avant tout une collection de documents; de là un certain nombre de gravures qui ne sont nullement des chefs-d’'œuvre; mais l’art proprement dit ne perd jamais ses droits quand il s’agit de Port-Royal au xvri° siècle; le monastère n’a-t-il pas eu ses peintres et ses graveurs : les deux Champaigne, Van Schuppen, Édelinck, et enfin Magdeleine Hortemels, femme et mère des Cochin?

Port-Royal au xvrr° siècle, depuis la réforme de la mère Angélique jusqu'aux démolitions de 1712, devait être pour ainsi dire ressuscité par l’image, et dès lors le plan de l’ouvrage est apparu nettement. Les gravures de ce Recueil devaient représenter :

1° Les sites, les bâtiments, la décoration intérieure;

2° Les religieuses, pensionnaires, confesseurs, supérieurs et solitaires ;

3° Ce qu’on appelle les Amis du dehors;

4° Les personnages qui se sont trouvés en relations avec Port-Royal; avures satiriques, frontispices, vignettes de titre, cachets, etce.,

5° Enfin les documents iconographiques, g

ayant quelques rapports avec l’histoire du monastère.

Le plan général une fois arrêté, il fallait procéder à une vaste enquête, et rechercher d’abord ce qui pouvait figurer dans ce Recueil et ce qui devait en être écarté. Un dépouillement méthodique des publications relatives à l’histoire de Port-Royal a permis de dresser une liste très longue des personnages dont on aimerait à voir les portraits; mais les religieuses ne posent pas devant les peintres, comme l’écrivit un jour la mère Angélique; et il en fut de même de Pascal et de plusieurs jansénistes rigides. On pouvait donc être sûr, dès le début de cette enquête, qu’on ne trouverait ni tableaux ni gravures reproduisant la plupart des port-royalistes du xviI° siècle, Claude Lancelot ou Nicolas Fontaine, ou la mère du Fargis, ou la Sœur Briquet,

ou enfin la tante de Racine.

La même difficulté n’existait sans doute pas pour les amis du dehors et pour les personnages qui furent en relations, cordiales ou non, avec Port-Royal; et pourtant il n’a pas été possible de découvrir un portrait bien authentique de M"* de Sablé, du duc de Roannez, de la duchesse de La Feuillade, sa sœur, de la première duchesse de Longueville, et même du Père Annat ou du Père Ferrier, confesseurs de Louis XIV. Ce que l’on a pu rencontrer au Louvre, à Versailles, dans les musées de la France et de l'étranger, au Cabinet des Estampes, où l’obligeance et l’érudition de MM. les conservateurs et bibliothécaires rendent les investigations si faciles et si fructueuses, enfin dans les collections particulières, qui se sont ouvertes de la manière la plus charmante, tout cela on l’a pris; si bien que les amis et les admirateurs de Port-Royal auront sous les yeux près de trois cents

portraits.

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