‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 4 sur 69 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

Ces portraits, notre Recueil les présente tantôt isolés, et tantôt groupés, tantôt sous la forme de gravures en taille-douce ou de phototypies, tantôt sous forme de photogravures. Parfois le cadre des tableaux et des estampes a été conservé; mais les exigences de la reproduction photographique ont nécessité des modifications que l’on a d’ailleurs rendues aussi rares que possible. La collection dite des Petits bustes, pour ne prendre rotesque si l’on avait reproduit sur une même planche des bustes si divers avec

que cet exemple, eût été g leurs socles et avec leurs inscriptions. Les érudits et les curieux ne sont donc pas dispensés de recourir aux documents originaux; ils peuvent du moins s’en faire une idée, et les indications dont ils auraient besoin eur sont données avec toute la précision possible.

— Aux 130 planches de cet Album est jointe une série de notes explicatives, classées par ordre alphabétique, et pouvant tenir lieu de table des matières développée. Il y est parlé très brièvement de tous les personnages dont le portrait a été reproduit; mais leur biographie n’y est même pas esquissée; les notes se contentent de dire ce qui justifie la présence de ces portraits dans un Album de Port-Royal, et elles donnent à eur sujet quelques indications iconographiques. Transcrire les listes du Père Lelong ou les articles du catalogue de la série N° du Cabinet des Estampes eut été fastidieux; on s’en est donc tenu à quelques observations ve

particulières. Ainsi tel ou tel personnage dont un seul portrait a été reproduit ici, a été peint ou

un grand nombre de fois; pourquoi les portraits qui figurent dans l’Album de Port-Royal ont-ils obtenu la

? C’est parfois en raison de leur beauté, quand ils sont l’œuvre d’un Cham-

préférence sur tous les autres paigne, d’un Nanteuil, d'un Rigaud. C’est le plus souvent parce que l’image reproduite semblait être en

harmonie avec l’ensemble de la publication ou avec le caractère du personnage. Aïnsi Anne d'Autriche est représentée en costume de veuve, car ce beau portrait est peut-être celui qui montre le plus au naturel sa dévotion tout espagnole; et il en est de même de beaucoup d’autres. Parfois aussi c’est la rareté du portrait qui justifie la préférence accordée, tel le portrait du grand Condé par Téniers, tel aussi le portrait de M"° de Maintenon, d’après un dessin du Cabinet des Estampes; tels enfin les portraits jusqu'alors inconnus de Pascal

une sanguine du xvri° siècle, de Catherine de Champaigne d’après un

d’après Quesnel, de Rancé d’apr dessin aux deux crayons fait par son père, etc.

— Ces dernières reproductions eussent été impossibles si les possesseurs ou les gardiens de ces trésors n'avaient libéralement ouvert leurs collections ou les dépôts qui leur sont confiés. Il convient donc de remercier ici tout particulièrement MM. Courboin, Guibert, Lemoisne, Bruel et Laran, du Cabinet des Estampes ; MM. André Michel, Le Prieur, Guiffrey et Demonts, du Musée du Louvre; MM. de Nolhac et Pératé, du Musée de Versailles. D’autre part M. le marquis Doria a bien voulu laisser photographier le célèbre portrait de Pascal par le peintre Quesnel; MM. les administrateurs de l'hôpital de Clermont-Ferrand ont autorisé la reproduction du portrait de Gilberte Pascal; M. le baron de Bosmelet a permis à M. Féron, publiciste à Rouen, de prendre un très bon cliché du tableau représentant Charles Maignart de Bernières; M"° la comtesse de Laubespin a laissé reproduire le beau portrait de M"* de Sévigné par Nanteuil; feu M. de Naurois avait également permis de reproduire le Racine de Santerre, qui appartient aujourd’hui à son petit-neveu, M. le vicomte de Galard- Terraube; enfin les dessins originaux de Philippe de Champaigne représentant M. de Pontis et Catherine de Champaigne figurent ici grâce à l’extrême obligeance de leurs possesseurs, M. le docteur Chauffard, et

M. Rosenheim de Londres. Que tous reçoivent ici un témoignage de notre vive gratitude.

— Quelque soin que l’on ait apporté à cette publication, il est évident qu’elle n’est pas complète et que des erreurs s’y sont glissées; aussi les observations, les rectifications et les communications seront-elles reçues avec reconnaissance. Il ne s’agit pas ici d’une œuvre de parti, c’est uniquement un pieux hommage rendu, à l’occasion du second centenaire de sa ruine, à ce Port-Royal qui occupe une si grande place dans l’histoire religieuse et littéraire de notre France.

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