‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 37 sur 69 · LUYNES · texte numérisé non relu

LUYNES

LUYNES (d'Albert, duc de). — 1620-1690. | PI. 74.]

Le duc de Luynes fut en relations constantes avec Port- Royal; il le fortifia durant la Fronde, il lui fit don de son

château de Vaumuri il mit ses filles en pension à Port-

Royal, et elles y seraient devenues religieuses sans la persécution qui les en chassa. Il composa, sous le nom du sieur de Laval, des ouvrages de piété, surtout des traductions, qui sont au nombre des bonnes publications de Port-Royal.

— Un seul portrait, gravé par Daret en 1654.

LUYN Marie-Louise Séguier, duchesse de Luynes, mourut à vingtsept ans, après avoir vécu comme une sainte; elle fut enterrée dans le chœur des religieuses de Port-Royal avec les deux jumeaux qu’elle venait de mettre au monde. Ce sont probablement les restes de ces trois corps que l’ona retrouvés en 1862 dans l'église de Magny-les-Hameaux.

S (duchesse de). — 1624-1651. [ PI. 74.]

— Un portrait, faisant pendant à celui du duc son mari, et gravé par Daret en 1654.

LYONNE ou LIONNE (Hugues de). — 1611-1671.

RÉlaroA Ce célèbre négociateur de la paix des Pyrénées prit une grande part aux démarches qui amenèrent la paix de PÉglise et le rétablissement des religieuses de Port-Royal. — On reproduit ici son portrait gravé par de Larmessin (1664).

Magny-les-Hameaux. | Pl. 29 et 30.]

— Port-Royal des Champs était un des hameaux de la vaste paroisse de Magny ou Magny-Lessart. C'est là que furent transportés en 1711 les corps et les cœurs de beaucoup de personnages inhumés à Port-Royal. Les pierres tombales, anciennes ou nouvelles, y furent aussi apportées en grand nombre; elles servirent pendant plus d’un siècle au dallage de l’église. On les a relevées depuis et dressées le long du mur; l’église de Magny est aujourd’hui une sorte de reliquaire de Port-Royal des Champs.

— Le portrait de Saint-Cyran en costume d’abbé, et l'effigie en cire de la Mère Angélique sont à Magny, chez les dernières survivantes de l’ordre de Sainte-Marthe, fondé en 1713, et animé toujours de l’esprit de Port-Royal.

MAIGNART DE BERNIÈRES, v. BERNIÈRES.

MAIMBOURG (le Père). — 1610-1686. [ PI. 110.] Le jésuite Maimbourg, qui dut sortir de la Société parce qu’il était trop gallican, n’en fut pas moins un fougueux adversaire de Port-Royal. En 1667, il prêcha contre le Nouveau Testament de Mons, traduit par Le Maître de Saci, et fut réfuté par Arnauld et Nicole.

— Le Père Maimbourg a fait graver son portrait pour le mettre en tête de quelques-uns de ses ouvrages; il est reproduit ici d’après Fiquet, dessin de Nivellon, ad vivum.

MAINTENON (M de). — 1636-1719. [ PL. 113.] Françoise d’Aubigné n'appartient à l’histoire de Port- Royal que depuis son mariage avec Louis XIV, et depuis la fondation de Saint-Cyr. Indifférente jusqu'alors, elle se trouva tout à coup, malgré son antipathie pour les Jésuites, dans le camp des adversaires. L’interdiction d’Afhalie en

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