‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 38 sur 69 · MÉDAILLES DE LA PAIX DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

MÉDAILLES DE LA PAIX DE L'ÉGLISE

est la preuve, et l’on peut voir en lisant certaine lettre de Racine à Me de Maintenon, que la marquise ne protégeait pas les amis de Port-Royal.

— Il existe de nombreux portraits de Mme de Maintenon; on cite parmi les plus célèbres celui de Mignard, appartenant à M. le duc de Noailles. On reproduit ici un dessin conservé au Cabinet des Estampes.

MARCA (Pierre de). — 1599-1662. [| PL. 106.] D'abord magistrat, puis évêque de Conserans et archevêque de Toulouse, Marca poursuivit les jansénistes avec acharnement. Ce beau zèle lui valut l’archevêché de Paris, mais il mourut le jour même de l’arrivée de ses bulles.

— On a de lui trois portraits, en archevêque de Toulouse, en archevêque de Paris, et même en cardinal; ils ont été gravés par Edelinck, Van Schuppen et Rousselet; celui qu’on donne ici a été peint par Van Loo en 1661, et gravé par Van Schuppen en 1663.

MARÉCHAL (Georges). — 1638-1736. [ PI. 92.] Maréchal, premier chirurgien de Louis XIV, fut un jour appelé en consultation à Port-Royal. Le roi lui permit d’y aller, à condition qu’il observerait tout, et rapporterait ce qu'il aurait vu. Il eut le courage de faire le plus grand éloge du monastère persécuté.

— Un portrait, gravé par Daullé d’après Fontaine.

MARIE DE MÉDICIS. — 1373-1642. [ PI. 71.] La veuve de Henri IV tenait la Mère Angélique en grande estime : elle prit le monastère de Paris sous sa protection, et s’en déclara la fondatrice.

— Les portraits de Marie de Médicis sont très nombreux, et ceux de Rubens sont célèbres ; celui qu’on représente ici a été gravé d’après Van Dyck.

MARIE DES ANGES (la Mère), v. SUIREAU.

MARIGNIER (Guillaume). — 1656-1706. | PI. 48 et 62.]

Marignier, prêtre attaché à l’église de Port-Royal, y exerça durant vingt-cinq ans avec le plus grand dévouement les fonctions curiales. Il fut un an confesseur des religieuses (1703-1706), et lorsqu'il mourut âgé de quarante-neuf ans, il voulut être enterré dans le cimetière des domestiques.

— Un portrait du xvine siècle, reproduit ensuite dans la collection des Petits bustes.

MAZARIN (Jules). — 1602-1661. [ PI. 1o7.] Très indifférent en matière religieuse, Mazarin aurait volontiers laissé Port-Royal en paix; il le persécuta néanmoins, pour servir la passion d'Anne d'Autriche, et surtout parce que les amis de Port-Royal prenaient le parti de Retz, archevêque de Paris injustement dépossédé.

— Les portraits de Mazarin sont nombreux; celui qu’on reproduit ici, gravé par Morin d’après Philippe de Champaigne, paraît être un des moins flattés, un des plus vrais.

Médailles de la Paix de l'Église. — [PI r20.] Louis XIV faisait frapper des médailles pour commémorer les grands événements de son règne; on en frappa une (grand bronze) à l’occasion de la Paix de l'Église. Les Jésuites intervinrent, on brisa le coin de la médaille, et on en fit une autre en 1702. Sainte-Beuve en parle un peu au hasard (Tome IV, p. 399-400); il ne connaissait pas lestampe reproduite ici.

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