PÉRÉFIXE DE BEAUMONT
Royal est d’une facture moins grossière. Il s’en trouve un autre, à Aleth même, reproduit tout récemment dans le livre de M. Étienne Dejean sur Nicolas Pavillon.
PEREFIXE DE BEAUMONT.— 1605-1671. [PI 107.] Hardouin de Péréfixe de Beaumont, devenu archevêque de Paris en 1662, entreprit de réduire par la violence les religieuses de Port-Royal; il les persécuta de 1664 à 1669; et après la paix de l’Église, conclue sans sa participation, il cessa de les poursuivre. C’est lui qui les jugeait pures comme des anges et orgueilleuses comme des démons.
— Le portrait de Péréfixe a été peint par Philippe de Champaigne, par Nanteuil, par Le Febvre et par Mignard ; il en existe d’admirables gravures dues au burin de Nanteuil et de Van Schuppen; celui qu’on reproduit ici est de Nanteuil, ad vivum, (1662).
PÉRIER (M). — 1620-1687. [PI. 80.] Gilberte Pascal, l’aînée de la famille, épousa en 1641 Florin Périer, conseiller à la cour de Clermont. Sa fille Marguerite était pensionnaire à Port-Royal de Paris quand elle y fut guérie par la Sainte Épine en 1656. Après la mort de son frère, Mme Périer retourna à Clermont avec sa famille, et elle y porta l'esprit de Port-Royal.
— On reproduit ici un portrait à l’huile, 1 rite Périer à l’hôpital de Clermont.
PÉRIER (Marguerite). — 1646-1733. | PL. 50.] Nièce et filleule de Pascal, Marguerite Périer était pensionnaire à Port-Royal de Paris, quand elle y fut guérie subitement d’une fistule lacrymale incurable. Elle fut chassée en 1661 avec les autres pensionnaires; quelques années plus tard elle retourna à Clermont avec sa famille.
1é par Margue-
— Un seul portrait connu, l’ex-voto conservé à Linas (Seine-et-Oise) et attribué sans preuves, à Philippe de Champaigne. Une estampe du xvine siècle le reproduit
d’une manière assez fantaisiste.
Petites Écoles de Port-Royal, v. Granges.
Petits bustes. [ PI. 61, 62, 97.] On appelle ainsi une collection de portraits, au nombre d'environ quatre-vingt, qui furent publiés vers 1760. L’exécution laisse fort à désirer, mais ce sont des documents pour l’histoire. Il n’a pas été possible de leur conserver ici leur caractère propre; on a dû supprimer les piédestaux, les pyramides, les vignettes symboliques et les inscriptions qui s’y trouvaient. Dans cette collection se rencontrent en outre l’évêque de Meaux, Bissy, l’archevèque de Sens, Languet de Gergy, Molina et même le prophète Élie. — Quelques-uns de ces portraits sont signés Pitau ou Mathey, presque tous sont l’œuvre de graveurs anonymes.
Pierres tombales, v. Magny-les-Hameaux.
POLLET (Firmin). — 1652-1733. | PL. 100.] Vicaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, Pollet fut envoyé aux religieuses de Port-Royal comme confesseur en 1707. Son rôle consista uniquement à les priver de sacrements au nom du cardinal de Noaiïlles.
— Un portrait gravé, sans valeur.
Pologne (reine de), v. GONZAGUE.
POMPONNE, v. ARNAULD DE POMPONNE.
ir PORT-ROYAL
PONTCHARTRAIN (Phélypeaux de). — 1643-1727.
MAO I] C’est uniquement comme chancelier de France que Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, fut mêlé aux affaires de la destruction de Port-Royal. Le château de Pontchartrain reçut en 1710 beaucoup de pierres tombales provenant des ruines du monastère.
— Environ six portraits de dates différentes (1662-1700).
PONTCHÂTEAU (Du Cambout de Coislin, marquis de). — 1634-1690. [PI. 59.]
Neveu de Richelieu, le marquis de Pontchâteau se retira très jeune à Port-Royal; mais bientôt dégoûté de la retraite, il se mit à courir le monde, à voyager en Allemagne et à Rome. En 1662, une conversion définitive fit de lui l’ami le plus actif et le plus dévoué que Port-Royal ait jamais eu. Il mourut à Paris et fut inhumé à Port-Royal des Champs; en 1711 ses cendres furent transportées à Magny, où elles reposent encore.
— Le portrait de Pontchâteau est donné ici d’après Jouvenet; il a été gravé deux fois. Un curieux portrait à l'huile se trouve à Amersfoort, près d'Utrecht.
PONTIS (Louis de). — 1583 (?)-1670. [ PI. 60.] Gentilhomme provençal, Pontis servit durant cinquantesix ans dans les armées du roi les trente dernières années de sa vie dans les exercices de la pénitence, à Port-Royal des Champs et ensuite à Paris. Il fut enterré, comme il l’avait demandé avant la séparation des deux maisons, dans l’église de Port-Royal de Paris.
il se convertit alors et passa
— Le portrait de Pontis, peint par Philippe de Champaigne, a été gravé en 1678 par Van Schuppen. Il est reproduit ici d’après un beau dessin de Philippe de Champaigne appartenant à M. le docteur Chauffard.
Port-Royal. — 1° Monastère des Champs. PI. 1- 29.]
Bâti en 1204, le monastère de Port-Royal fut transformé complètement au xvir siècle. En 1652, le sol de l’église fut rehaussé de 12 pieds, de manière à la rendre moins humide; mais on détruisit à tout jamais l’harmonie de ses proportions; tous les piliers étaient à demi enterrés! En 1670, quand on construisit le grand dortoir, on remplaça le vieux cloître aux fines colonnettes par un cloître en briques. Le bâtiment des hôtes, l'hôtel de Mme de Longueville et la maison de Mike de Vertus modifièrent du tout au tout l’aspect de l’ancienne abbaye, et, d'autre part, la décoration intérieure fut complètement changée.
— Les gravures de Magdeleine Hortemels reproduisent fidèlement les différentes parties du monastère tel qu’il était en 1710; il suffit de considérer attentivement ces planches pour être bien renseigné. Quelques-unes d’entre elles, où
sont grossièrement dessinés des tableaux suspendus à la muraille, exigent des indications complémentaires; telles sont les gravures représentant l'Église, le Chapitre, le Réfectoire et le Pansement des malades.
L'Église. [ PI. 3-10.] — Outre la Cène de Philippe de Champaigne, il y avait dans l’église de Port-Royal des Champs plusieurs autres tableaux, savoir : La Vierge et l'enfant Jésus, à gauche de l’autel, et Suint Jean-Baptiste à droite; on ne sait ce que sont devenues ces peintures. — Le Martyre de saint Laurent, dans le croisillon du nord. Était-ce
l'original du célèbre tableau de Lesueur? En était-ce simplement une copie? On l’ignore. — Entre l’autel de
int- Laurent et le confessionnal était une peinture représentant les Pèlerins d'Emmaüs, et elle avait pour pendant, sur le mur qui se trouvait en face, un tableau de la Wie Au-dessus de la porte d’entrée tableau de dimensions moyennes
ee ge.
sous l'horloge, était un
représentant une religieuse couronnée d’épines priant au pied d’un crucifix. — Sur le milieu de la grille du chœur se trouvait un grand crucifix aux bras largement étendus, et au-dessus de la porte des sacrements, que la gravure ne représente pas, il y avait un tableau du Bon pusteur portant une brebis sur ses épaules et marchant sur des épine urait dire si la grande cloison qui séparait l’église du chapitre et bouchait le croisillon du midi était ornée de tableaux. Là peut-être se trouvait la chaire, mais les documents ne donnent aucune indication sur cette partie de l’église.
.— On ne
Le Chapitre. [PI. 11.]— On lit au sujet du chapitre, dans une description imprimée en 1711, les lignes suivantes : On y voyait plusieurs tableaux sur les murailles, l’un du Miracle de la Sainte Épine (sic) fait par Champaigne et représentant sa fille sur laquelle il a été opéré; un Saint Benoît, un Saint Bernard, et les portraits des Mères Marie- Angélique, première abbesse depuis la réforme, Angélique de Saint-Jean, etc. ». Cette description est incomplète et erronée, mais elle mentionne sans doute des tableaux qui ornaient la quatrième muraille; elle ne mentionne pas les peintures qu’on voit représentées sur la gravure de Magdeleine Hortemels, c’est-à-dire un Æcce homo, une Mater dolorosa, un tableau des Pèlerins d’'Emmañüs, et un Christ aux bras très largement étendus.
— Une autre gravure, représentant le Jeudi-Saint au chapitre, et dont l’auteur est inconnu, reproduit, très inexactement d’ailleurs, l'Ex-voto des religieuses, l'Ecce homo, la Mater dolorosa et le C: fix; elle substitue aux Pèlevins d’'Emmaïüs, et peut ison, puisque ce tableau était déjà dans le croisillon nord de l’église, une Pentecôte. — Un tableau de ce genre, provenant de Port-Royal, appartient à l’auteur de cette note; il est peint sur bois; quelques-unes de ses figures sont belles, d’autres au contraire trahissent un pinceau malhabile.
— Enfin l’on peut remarquer dans la vure anonyme, qui sans doute est plus ancienne que l’autre, le masque mortuaire de la Mère Angélique, celui-là même que conservent à Magny les dernières religieuses de l’ordre de Sainte-Marthe (v. Magny).
Le Réfectoire. | P1. 14.]— La description imprimée en 1711 ne dit rien de l’ornementation du réfectoire; mais elle transcrit les sentences qui couvraient les piliers de bois soutenant le plafond. Ces piliers, nos deux gravures ne les reproduisent pas; la chose eût été difficile. Celle de Magdeleine Hortemels laisse voir suspendus aux murailles cinq tableaux différents, une Annonciation, une Adoration des bergers, et sur les trois trumeaux du fond, un Bon pasteur et deux portraits, ceux de la Mère Angélique et de la Mère Marie des Anges.
— L'autre gravure, malheureusement anonyme, a supprimé le Bon pasteur et les deux portraits du fond; elle a conservé, mais avec un dessin différent, l'Annonciation, et elle a substitué une Pentecôte à l'Adoration des bergers. — Enfin une gouache de Magdeleine de Boulogne, semblable en tout le reste à la gravure de Magdeleine Hor-
temels, substitue un paysage au grand tableau qui représentait ici l'Adoration des bergers et là la Pentecôte.
— En raison de ces divergences et de ces contradictions, il a fallu renoncer à reconnaître dans les deux grands tableaux de Philippe de Champaigne qui sont aujourd’hui à Londres, dans la collection Wallace, l'Annonciation et l'Adoration des bergers qui auraient orné le réfectoire de Port-Royal des Champs. Les grandes dimensions de ces deux toiles semblent d’ailleurs prouver qu’elles ont été faites pour une église. Le Bon pasteur, fait par Champaigne à la prière de Renaud de Sévi , est peut-être l’un de ceux que l’on voit aux musées de Lille et de Tours. Quant aux deux portraits de religieuses, ils existent encore, et ils sont reproduits ici-même [ PI. 35 et 37].
Le pansement des malades. |PI. 17.] — La gravure de Magdeleine Hortemels repr
-nte ce que la description de 1711 appelle la chambre de sainte Anne, située au rez-dechaussée, dans le bâtiment N du grand plan à vol d'oiseau [PI. 1]. La gravure anonyme intitulée Distribution des vêtements | PL. 17] représente une chambre voisine. Dans Pune et dans l’autre on peut remarquer un crucifix ; suivant toute probabilité c’est lui que l’on peut voir planche 18. Ce crucifix, peint sur cuivre, et que les connaisseurs attri buent à Philippe de Champaigne, a été trouvé dans les décombres de Port-Roy à cette place même, par M. Louis Silvy, lorsqu'il fit construire, vers 1829, l’oratoire-musée qui a subsisté jusqu’en 1891. Entre M. Silvy et le possesseur de ce beau tableau il n’y a qu'un intermédi Louise, de Sainte-Marthe, morte octogénai en 1889.
ire, sœur
e à Magny
— Outre les gravures de Magdeleine Hortemels et les gravures anonymes qui sont ici reproduites, il en existe d’autres qu’on n’a pas cru devoir insérer dans ce recueil parce qu'elles n'auraient d'intérêt que pour les seuls érudits. Une de ces gravures représente la Solitude [PI. 19]; elle est identique à celle d’'Hortemels sauf un détail; un des bancs de gauche est vide. Une autre donne une variante insignifiante de l’église, une autre encore met à gauche les religieuses qu’on voit à droite de l’autel des reliques. De même quelques vues d'ensemble, et entre autres le petit plan à vol d'oiseau de Magdeleine Hortemels, n’ont pas trouvé place ici pour les mêmes raisons. Toutes ces gravures doubles sont au Cabinet des Estampes.
— Les reproductions anciennes de Magdeleine Hortemels, notamment les douze gravures qui servent de vignettes aux douze mois du Nécrologe de 1723, ne figurent pas ici; ce sont de simples réductions. D’autres réductions, de dimensions plus petites, n’y figurent pas davantage, elles ont le grave défaut d'être inversées, de placer à gauche ce qui doit être à droite, et de tromper ceux qui ne prendraient pas la précaution de les regarder par transparence. Les unes et les autres se trouvent également au Cabinet des Estampes.
— On a cru devoir joindre aux anciennes estampes de Port-Royal quelques gravures qui représentent ce qu’il en reste aujourd’hui : une vue d'ensemble prise du coteau des Mollerets, montrant bien ce que c'était qu’une abbaye cistérienne, située au fond d’un vallon sans échappées [ PI. 27]; — le colombier, qui subsiste seul avec la grange qu’on voit à sa droite [ PI. 28]; — une des tours que les Messieurs élevèrent durant la Fronde | Pl. 28]; — les ruines de l’église [P1. 27]; — l’oratoire-musée construit par M. Mabille, en
PORT-ROYAL nt
1891, pour remplacer celui que M. Silvy avait élevé en 1829 sur l'emplacement du sanctuaire [ PI, 29].
— 2° Monastère de Paris. [ Pl. 21-25.] Le monastère de Port-Royal des Champs, humide et malsain, ne pouvant plus suffire à une communauté de 80 reliligieuses, la Mère Angélique fit accommoder puis agrandir une vaste maison de Paris, achetée en 1625 et située au faubourg Saint-Jacques. L'architecte Le Pautre fut char, CHE tte abbaye qui architectural. Les plans qu’il a fait
de construire l'égli seule partie de c dût avoir un caractèr
graver étaient d’une grande richesse; mais la Mère Ang
élique n’entendait pas faire de grosses dépenses; il fallut renoncer aux portiques, aux frontons et aux statues. L'église de 1647, qui n’a pas subi depuis de modifications importantes, était d’une belle simplicité. — Les tableaux qui ornaient le chœur et le chapitre furent emportés à Port-
Royal des Champs en 1669; plusieurs d’entre eux ont été
à Paris après la destruction; c’est ainsi que les
rapporté deux Cènes de Philippe de Champaigne et le célèbr Ex-voto de 1662 sont aujourd’hui au Louvre. La pierre tombale d'Antoine Le Maître est dans la sacristie auprès de celle de Mme de Harlay; on ne sait comment elle se trouve là; elle était à Port-Royal des Champs en 1709.
— Outre la gravure de Marot qui représente la cour de Port-Royal de Paris en 1650 [pl. 22], il existe une gravure allemande qui la reproduit exactement, et une troisième ométrie, pour
gravure se trouve dans un vieux traité de g montrer comment on mesure la hauteur d’un édifice. — Les figures de religieuses de chœur, de converses et de pensionnaires qui ornent l'ouvrage du Père Héliot (Histoire à 1709; les cos-
des ordres monastiques) sont postérieure tumes sont coquets, il n’y avait pas à les reproduire ici.
Portrait conservé à Linas. [| PI. 130.] Dans l’église de Linas près Montlhéry (Seine-et-Oise) se trouvent plusieurs tableaux provenant de Port-Royal (v. Religieuses, Baudran, Marguerite Périer). On y voit également un beau portrait d’ecclésiastique inconnu qui tient à la main un volume de saint Augustin. C’est à n’en pas douter un ami de Port-Royal.
Prière des dames de Port-Royal. | PI. 123.] Il existe plusieurs épreuves de cette gravure du xvrnt siècle; on lit sur la première, qui est pleine de fautes : « Avant leurs travailles ». On a corrigé, mais sottement, comme on peut le voir ici.
QUESNEL (Pasquier).
L’oratorien Quesnel est surtout connu comme auteur de Réflexions morales dont la Bulle Unigenitus a condamné cent une propositions en 1713. Or il avait alors soixantedix-neuf ans. Il avait été en relations suivies avec les religieuses de Port-Royal, et lorsqu'il dut sortir de lOratoire en 1683, il alla s'établir auprès d’Arnauld à Bruxelles.
— Presque tous les portraits de Quesnel le représentent octogénaire. Il existe de lui un assez beau buste en plâtre; on a quelques gravures de Quesnel jeune, à la figure sou-
riante et d’une grande finesse.
RACINE (Jean). — 1639-1699. [ PI. 83.] Ele Port-Royal, Racine fut ingrat envers ses maîtr et même il écrivit contre eux en 1667 des lettres bien mé chantes. Mais dans la suite il répara sa faute de la mani
ZÆ RÉFECTOIRE
la plus éclatante, Il voulut être enterré à Port-Royal, et Pon sait quel admi en mourant sous le titre d'Abrégé de l'Histoire de Port-Royal.
— Les portraits de Racine sont innombrables; à la fin du XVILIC ait que quatre ou cinq. Le plus beau est celui d'Édelinck, gravé en 1699 d’après San-
able plaidoyer il a lai
‘cle on n’en connai
terre. On donne ici une reproduction du tableau de Santerre, publiée avec l’assentiment de feu M. de Naurois, arrière-petit-fils de Racine. Il existe un portrait de Racine, simple ébauche dessinée par son fils aîné; il figure dans l’album du Racine de M. Paul Mesnard.
RACINE (Jean-Baptiste). — 1678-1747. [ PI. 84.] Le fils aîné de Racine hérita de sa charge de gentilhomme du roi. Il partageait les sentiments religieux de sa famille; sion un très bon texte
il avait préparé en vue de l’impre de l'Histoire de Port-Royal composée par son père. — Un seul portrait connu, perdu au Cabinet des Estampes au milieu des portraits de Jean Racine.
RACINE (Louis). — 1692-1763. [ PI. 84.]
L'auteur du poème de la Religion a conservé toute sa vie
le culte de Port-Royal; c’est même pour cela qu’il n’a pas été de l’Académie française. Il a légué à la Bibliothèque aphe de l'Histoire de Port- Royal composée par son père.
royale le manuscrit autog
— Quelques portraits gravés d’après un tableau du peintre Aved.
RANCÉ (Le Bouthillier de). — 1626-1700. | PL. 87.] L'illustre abbé de Rancé, réformateur de la Trappe, a été
mêlé de façons très dive: à l’histoire de Port-Royal. Il a
rendu témoignage à la sainteté de la Mère Angélique et
de la Mère /
snès, et il répétait sans cesse qu’il n'était pas avec les Jésuites « sur le dogme et sur la morale ». Néanmoins il s’est déclaré deux fois contre Port-Royal, en 1679, dans sa fameuse lettre au maréchal de Bellefonds, et en 1694 dans une lettre à l’abbé Nicaise sur la mort d’Arnauld. gnait les
Tout dévoué à sa réforme de la Trappe, il cre persécutions, et l’on put dire que c'était un ami caché,
comme Nicodème dans dom Le Nain, frère de Tillemont et prieur de la Trappe,
e précision,
PÉvangile. Les témoi ges de
sont à ce sujet de la derniè
Si l’on en croyait Saint-Simon, le portrait de Rancé n'aurait pas été fait avant le jour où l’auteur des Mémoires amena Rigaud à la Trappe et lui fit prendre un croquis à l'insu de l’abbé. Or le portrait de Rancé avait été gravé par van Schuppen en 1685, par Habert en 1692, et par d’autres encore. Le plus célèbre de tous les portraits de Rancé est igaud, conservé à Chantilly et à Carpentras. On in à la sanguine du xvrre siècle.
celuide EF
le donne ici d’après un d
RAPIN (René). — 1621-1687. [PL 111.]
e latin, a laissé
Le Père Rapin, jésuite bel esprit et p des Mémoires qui sont un violent réquisitoire contre Port- Royal. Hermant (v. ce nom) les a réfutés.
— Un seul portrait en forme de médaillon. Le Cabinet des
Estampes possède une gravure allemande représentant le PESRE gs
jésuite Rapin; il semble que c’est un autre personnage.
Rapin figure parmi les jésuites dont les portraits sont à la
Bibliothèque de Valenciennes.
Réfectoire [ PI. 14], v. Port-Royal des Champs.