‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 40 sur 69 · PAVILLON · texte numérisé non relu

PAVILLON

Pansement des malades [ PI. 17.], v. Port-Royal des Champs.

PASCAL (Blaise). — 1623-1662. [ PL. 52, 53, 54.]

Pascal n’appartient à l’histoire de Port-Royal qu’à dater de sa seconde conversion (1634). Envoyé à Port-Royal des Champs par Singlin, son directeur, il y vécut quelque temps de la vie des solitaires. Le Nécrologe de Port-Royal dit simplement qu’il fut ami particulier du monastère; l’Obituaire manuscrit ne fait pas mention de sa mort; Port-Royal n’osait pas se réclamer de Pascal. — Pascal n’aurait sans doute pas consenti à se laisser peindre; aussitôt après sa mort on prit l'empreinte de son visage, et le masque mortuaire de 1662 servit au peintre Quesnel, qui n'avait jamais vu Pascal, à faire le portrait qui appartient aujourd’hui à M. le marquis Doria, et que l’on reproduit ici. Édelinck en avait fait une belle gravure en 1691; les tableaux qui existent actuellement en Auvergne, à Toulouse, au musée de Versailles, au séminaire d'Amersfoort, au musée de Port-Royal, ont été faits d’après Quesnel ou d’après Édelinck. Le dessin à la sanguine fait par Domat est aujourd’hui chez les héritiers de M. Féligon de Villeneuve; le masque en plâtre, conservé dans une bibliothèque particulière, a été contremoulé, et il s’en trouve des épreuves au musée Carnavalet, à la Sorbonne, à l’École de médecine, au musée Condé à Chantilly, à Port-Royal des Champs, à Rouen, à Clermont- Ferrand et chez divers particuliers.

PASCAL (Gilberte), v. PÉRIER.

PASCAL (Jacqueline). — 1625-1661. [ PL. 30.]

Jacqueline Pascal, convertie par son frère en 1646, voulut dès lors se faire religieuse à Port-Royal; elle en fut empèchée longtemps par l'opposition de son père et ensuite de son frère. Elle fit profession en 1653, et mourut sousprieure et maîtresse des novices.

— On ne connaît qu’un portrait de Jacqueline, sœur de Sainte-Euphémie; c’est une peinture ancienne conservée au musée de Port-Royal. En 1863, quand ce tableau fut restauré, on put lire sur envers de la toile une inscription relatant le nom de Jacqueline et son titre de sous-prieure. — Une tradition, conservée dans la famille de Thomas du Fossé, inscrit le nom de Jacqueline ou celui de Mme Le Maître au bas d’un curieux portrait conservé au château du Bosmelet (Seine-Inférieure).

PATIN (Gui). — 1601-1672. [ PI. 92.]

Le célèbre médecin Gui Patin, qui exécrait les Jésuites, ne pouvait manquer d’être partisan de Port-Royal; il l’a été surtout lors du miracle de la Sainte Épine en 1656.

— Cinq ou six portraits ; le meilleur est celui que possède l'École de médecine, et que l’on reproduit ici. Il est d'Antoine Masson, qui en a fait ensuite une gravure.

PAVILLON (Nicolas). — 1597-1677. [ PL. 66.] Évêque d’Aleth en 1637, Pavillon était déjà partisan de la morale sévère; c’est seulement en 1664, à propos du Formulaire, qu’il entra en relations avec Port-Royal. Les religieuses n’eurent pas de plus grand défenseur.

— Les graveurs qui ont représenté Pavillon semblent avoir à l’envi exagéré sa laideur; le portrait qu'on donne ici d’après une ancienne peinture conservée au musée de Port-

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