SANTEUIL. — 1630-1697. [ PI
Jean de Santeuil, chanoine de Saint-Victor et auteur des belles hymnes du bréviaire parisien qui furent chantées jusqu’en 1872, était un des plus dévo de Port- Royal; il y venait chaque année au moins deux fois; il était intarissable quand il faisait l’éloge de cette « Terre Sainte » ; il composa pour les religieuses les hymnes de saint Bernard, et l'archevêque leur permit de les chanter.
visiteur:
— Il existe d'assez nombreux portraits de Santeuil, quelques-uns le représentent comme un énergumène; EÉdelinck donne du personnage une tout autre idée.
Sceau de la Mère Angélique, v. Cachets.
Scènes de destruction, v. Destruction.
SCUDERY (M de). — 1607-1701. [ PI. 93.] L'auteur du Grand Cyrus et de la Clélie figure dans l’histoire de Port-Royal comme une amie du dehors, en raison de l'éloge du Désert qu’elle inséra dans le tome VI dela Ctélie, et de l’éloge qu’elle fit des premières Provinciales. — Le portrait de Madeleine de Scudéry, peint par Élisabeth Chéron, a été gravé plusieurs fois.
SÉGUIER (Pierre). — 15 sier fut mêléenr de Port-Royal. F
on de ses fonctions
Le chancelier S
mêmes aux affair in 1655, il pesa sur la Sorbonne pour faire condamner Arnauld. Il chercha vainenement à empêcher le débit des Provinciales et les fit
condamner. Plus tard, il entra dans les négociations qui
amenèrent la Paix de l’Églis
— Les portraits de Séguier sont nombreux; l’un d’eux a été peint par Philippe de Champaigne. Celui qu’on donne ici est de Nanteuil, d’après Lebrun.
SÉVIGNÉ (marquise de). — 1627-1696. [ PI. 85.] Marie de Rabutin Chantal,a été considérée par Sainte-Beuve comme le modèle de l’amie de Port-Royal. D'abord amie mondaine (elle vint au monastère pour la première fois en 1674), elle prit de plus en plus les sentiments qui ani-
Elle dit dans une lettre célèbre
que ce sont des anges sur terre, et que Port-Royal est
une Thébaïde, une divine solitude.
maient les religieus
— On a quelques beaux portraits de Mme de Sévigné; le plus beau et le plus vrai paraît être celui de Nanteuil, reproduit ici, et qui appartient à Mme la comtesse de Laubespin. La famille de Luçay possède un portrait par Mignard d’un caractère tout différent; il a été reproduit en tête du Sévigné Carna-
de la Collection des grands écrivains. Au musé
valet, au château de Bussy, de même qu'aux Rochers et au
musée de Vitré, se trouvent des portraits de Mme de Sévigné.
SINGLIN (Antoine). — 1607-1664. [ PI. 43.] Antoine Singlin, qui se fit prêtre sur le conseil de saint Vincent de Paul et se mit bientôt sous la conduite de l’abbé de Saint-Cyran, fut vingt-six ans confesseur de Port-Royal. 11 fut enterré à Port-Royal de Paris.
— Un très beau portrait, peint par Philippe de Champaigne, et gravé à la fin du xvrur siècle par Georges Will.
ULL =
Solitude. [ PI. 10.] On désignait sous ce nom une sorte de bosquet situé à l'extrémité méridionale de l’enclos de Port-Royal. On y accédait par un petit pont; une grande croix de bois était plantée au sommet d’un monticule semi-circulaire avec
des marches à droite et à gauche. Au centre de la maçonnerie qui le soutenait on voyait dans une niche une statue de la Vierge portant l'enfant Jésus. La solitude actuelle, mal reconstituée par M. Silvy, ne donne aucune idée de celle du xvur siècle ; aussi ne l’a-t-on pas reproduite ici. SUIREAU (Mère Marie des Anges). — 1599(?) -1658. [PI 37.] Entrée à Port-Royal à l’âge de seize ans, la Mère Marie des Anges en sortit en 1623 pour aller réformer l’abbaye du Lys et pour gouverner avec le titre d’abbesse celle de Maubuisson. Elle se démit en 1648 et revint à Port-Royal, dont elle fut abbesse quatre ans, jusqu’à sa mort. — Un portrait, peint par Philippe de Champaigne, et qui faisait pendant à celui de la Mère Angélique dans le réfectoire de Port-Royal des Champs. (V. la gravure de Magdeleine Hortemels : Le Réfectoire [P1. 14].) Une répétition de ce portrait se trouve au séminaire d'Amers-
foort près d’Utrecht. Deux mauvaisesgravuresauxvrtsiècle.
Tableaux historiques de l'abbaye de Port-Royal des Champs. | PI. 124.] On désigne sous ce nom une sorte d'album publié au xvie siècle, et qui se trouve parfois réuni à deux publications du même genre, relativ.
Soanen, évêque de Senez. Les Tableaux historiques com-
au diacre Pâris et à Jean
prennent dix-huit planches analogues aux trois spécimens donnés ici. Les quinze planches qui n’ont pas éte reproduites sont des réductions du recueil de Magdeleine Hortemels, mais tout avoir l’image exacte, il faut les regarder par transparence.
TELLIER (Michel). — 1643-1719. [ PI. 110.] Le Père Tellier, qui succéda au Père La Chaise comme confesseur de Louis XIV en 1709, n’eut pas às’occuper longtemps des affaires de Port-Royal. Il poussa son pénitent à donner les ordres de destruction, et, comme dit Sainte-Beuve, il fit saccager ce monastère comme une ville prise d’assaut.
ces planches sont inversées; pour
— Un portrait anonyme.
TILLEMONT, v. LE NAIN DE TILLEMONT.
Titres de livres, v. Vignettes de titre.
Tourniquet janséniste, v. Estampes satiriques. — feeero] URBAIN VIII. — ?-1644. [ PI. 98.] Souverain pontife de 1623 à 1644, Urbain VIII promulgua en 1642 une bulle qui condamnait le livre de Jansénius comme renfermant des propositions déjà condamnées.
— Plusieurs portraits, faits en Italie.
VARET (Alexandre). — 1632-1676. [ PI. 91.] Alexandre Varet, grand vicaire de l’archevêque de Sens et auteur d’une Histoire de la Paix de l'Église, faisait de fréquents voyages à Port-Royal des Champs. Il mourut au
cours de l’une de ces visites, et fut inhumé dans l’église,
— Trois portraits gravés.