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Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:

La TERRE, prise dans l'acception la plus générale, signifie le globe terrestre que nous habitons. Ce globe n'est qu'un atonie comparativement aux autres corps célestes suspendus, comme lui, dans l'immensité de l'espace qui nous environne de toutes parts et que nous nommons ciel; mais respectivement à nous, cet atome est une masse énorme, dont il nous est impossible d'embrasser toute l'étendue d'un coup-d'œil. Pour se former un tableau clair et distinct de sa demeure, en dessiner les différentes parties, et tracer avec précision la ligne qu'il parcourt sur les mers qui lui paraissent incommensurables, l'homme a eu besoin du secours de la cosmographie, qui donne la description de l'univers, et de I'astronomie, qui mesure le ciel et les intervalles des corps qui y brillent. Ces sciences, . k l'aide de la sublime géométrie, ont abaissé la hauteur des cieux, soumis l'immensité de l'étendue à leur compas, et l'infini des astres a leur calcul, et transporté sur le globe terrestre les divisions qu'ils ont imaginées dans le ciel. La terre considérée ainsi dans ses rapports avec les autres corps célestes, a donné naissance à la géographie MATHÉMATIQUE, qui traite de la figure, de la grandeur et des mouvemens du globe terrestre, de la forme exacte des terres et des mers, de la détermination des distances entre les lieux, de la comparaison des mesures usitées dans les différens pays.

Après avoir considéré la terre dans ses rapports avec les autres corps célestes, le géographe a dû s'occuper à. faire connaître comment les grandes masses de divers êtres et substances, tant brutes ou inorganisées, qu'oRCANisÉES, sont distribuées sur le globe terrestre. Il a mis, pour cet effet, à contribution les sciences naturelles. La physiologie ANIMALE et VÉGÉTALE, qui entreprennent d'éclaircir tous les mystérieux résultats de la vie des plantes et des animaux; l'histoire naturelle, qui apprend à classer et à distinguer les unes des autres les innombrables productions de la nature, ont fourni à la géographie les notions dont elle a besoin pour la clarté et l'exactitude scientifique de ses descriptions. Ce second point de vue, sous lequel on envisage la géographie, offre plusieurs sous-divisions de la science; telle est I'hydrographie, qui a pour objet la division des mers et des fleuves; la géologie ou géognésie, ou géographie physique, qui- ne devrait avoir pour but que de faire connaître la composition intérieure du globe, et les rapports qui existent entre les diverses dispositions de ses parties; la météréologie, qui embrasse la science de l'athmosphère ; la chorographie, qui a pour objet la description détaillée d'une région, et la topographie, qui traite plus minutieusement encore d'un district particulier, ne forment point des sciences par elles-mêmes, mais entrent dans les sections de la science géographique. 11 en est de même de I'orologie ou de la description des montagnes, qu'on peut considérer comme une section de la géologie.

Les points de >Tie généraux, sous lesquels la géographie considère les sociétés humaines, donnent lieu à d'autres divisions cÉocRAPHiyuEs. Les contrées ou les peuples réunis sous une même domination temporelle, forment des empires, des eovaumes, des rbp0- BLiQUES, des ÉTATS-UNIS, des PRINCIPAUTÉS, qui sc subdivisent en cercles, en départemens, en PROVINCES, en districts, en communes ou en comtés, en archiduchés, en duchés, en BARONiEs. en landgraviats, en marches, en marquisats etc. Lorsque le géographe se propose de déterminer les limites de toutes ces grandes divisions et subdivisions, de faire connaître la population des états, leurs revenus, leurs forces militaires, alors cette partie de la science prend le nom de géographie politique. Quelques géographes, en examinant l'état politique d'un pays, empruntent des détails de la statistique, qui est la partie de réconomie politique, qui a pour objet de faire connaître les richesses et les forces d'un état, en présentant le tableau de son étendue territoriale, de sa population, de ses productions, de ses fabriques et de son commerce. C'est aux Allemands qu'appartient l'honneur d'avoir fourni les premiers et les meilleurs tableaux statistiques.

Les contrées et les peuples réunis par la même croyance, se trouvent souvent divisées

en PATRIARCHAT5, DI.0CÉSE3. ARCHEVÊCHÉS. EVÊCHÉS, PAROISSES, ABBAYES CtC. La COnnaisSaUCC

de toutes ces divisions et subdivisions appartient à la branche de la science qu'on nomme géographie sacrée ou ecclésiastique. Enfin tous les détails relatifs aux mœurs, aux habitudes d'un peuple quelconque, à la langue qu'il parle, à ses progrès dans la civilisation, appartiennent à la géographie civile, que quelques géographes nomment

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