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LE CLIMAT ET LE SOL

5 et 6/1 ANIMALES.

climat \ (10), mo

r^i)^ mules, ce

Chevaux utons (il), mules, codions, bêtes fauves, toute espèce d, volai Ile, abeilles, vers-à soie, kcrniès, poisiuns,

I?iDusTR *"' Le commerce des piastres qu'on tire de l'Amérique, lasoiccrueou mise en œuvre , le miel Cisj, la cire, la parteric Ci3), la ba- I illa (14), la bonne- Jerie^ les cordages , les laines qui ont grande réput." (i5", les soies , les glaces C16J et la porcelaine.

Climat. Estsalubre ; les montagnes qui la traversent et l'élévation de son plateau, tempèrent la chaleur des vents du ÎNIidi ; dans les provinces du IS'ord, l'apreté de lliiver est adoucie par les vents de l'Océan plus humides que froids ; dans presque toutes les saisons, l'aspcctdu paysestdélicieus, les pâturages embaumés, tes vignobles^ les bois d'orangers , le thjm et les autres plantes, forment un spectacle aussi agréableque varié. Le vent du Sud appelé Solano, exerce sur toute l'Espagne une fatale influence et cause aux nerfs une grande irritation.

SûL Cl 7). Très-fertile en Catalogne, dans le royaume de Valence et en Andalousie ; excellenl en Arragou et en Castille ; ingrat dans les Asturies, la Galice et la Biscaye, oii cependant l'industiieuseactivité desliabitans supplée à la médiocrité du sol.

J\~ O T £ S RELATIVES A V T A B L E A l\

(i"/ L'Espagne fut appelée Hespcrie par les colonies grecques , à cause de sa situation au Couchant ; Ihêrie par les navigateurs <îe Plténicie, de Vlher ou Iherus , aujourd'hui t'Ebre j Hispan d'Uispalis [aujourd'Iiui Séville] , fundée par Hispan^ un des anciens rois de la Bétique, à une époque qui n'est point assignée par l'histoire. L'Espagne fut peuplée par des Africains, des Gaulois, des Phéniciens, des Grecs et des Carthaginois attirés par l'or de ses mines. Ces derniers en furent chassés par les Romains, qui divisèrent l'Espagne en trois provinces et la gouvernèrent comme le reste de leur , vaste empire- A la chute de Tempire romain, l'Espagne fut envahie par les Goths. Au commencement du 5/ siècle, les Suève*', les Vandales, les Alains se la partagèrent; en 684 les Visigoths en £rent la conquête ^ et y élevèrent une monarchie puissante, qui fut Lientût détruite par les Arahes, Maures ou Sarrasins, Les gouverneurs maures ajant secoué le joug des califes d'Afrique, formèrent des rovaumes iudépeudans. Leurs rivalité* fomentèrent de longues et éternelles guerres, qui le devinrent encore davantage, lorsque des princes chrétiens ayant conquis une partie de l'Espagne sur les Maures , t fondèrent de nouveaux états , entre lesquels la diiléreuce des religions , du langage et de la figure escitait des haines irréconciliables- Le premier de ces royaumes fut fondé dans les montagnes des Asturies par le prince Pélasge: il s'y était réfugié avec tous les nobles Visigoths, après la malheurjeuse bataille de Xérès, qui rendit les Maures maures de l'Espagne. De cette poïpoignée de braves réfugiés s'élevèrent, à différentes époques, les états chrétiens des Asturies, de Léon, de Navarre, de Castille , d'Arragon, de Portugal; lesquels resserrant les Sarrasins chaque jour davantage, les chassèrent tout-à-fail et se remirent enfin tous [à l'exception du Portugal] sous le nom de royaume dXspagne, par le mariage de Ferdinand, roi d'Arragon, et d'Isabelle, reine de Castille- Ce prince reprit enfin aux Maures le royaume de Grenade, le seul qjii leur restât. Il établit l'inquisition dans ses états, et insensiblement tous les Maures furent contraints de repasser en Afrique. A la mort de Ferdinand, l'Espagne passa dans la maison d'Autriche, par le mariage de sa fille Jeanne avec l'archiduc Philippe. Leur fils, Charles-Quint, éleva ce royaume au plus haut degré de gloire, au moven de la prépondérance que lui donnait en Europe la possession de 1 Allemagne, des Pays-Bas, d'une grande partie de l'Italie etc. La poiléiité

de Philippe s étant éteinte, la couronne passa dans la maison de Bourbon , en la personne du duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, qui prit le nom de Philippe V , duut le roi actuel est l'uu de ses desccndans.

(2) Prise du cap Finistère en Galice, au cap Creus en Catalogne.

(3) Prise du cap Gâte*?, au royaume de Grenade, au cap Ortégal en Galice.

C4) Qui, à raison dune population de 11 millions,

donnent Ç>^i^ habitaus par lieue carrée.

Tau Sud 14 1 /s h. p.' le plu: long jour.

. , / — Q 1/2 h. p *" le plus court j/

(5) Ce qui donne ^ - -■ » *

I v.l.?s. i5 i/2 h. p.'Ie plus long jour. V — 8W

iy2 h. p.'' le plus court]/ (6) Le Biscaye en est remplie , et le fer j est exploité avec beaucoup d'industrie- L'exportation de ce métal forme une des principales branches du commerce que fait 1 Espagne.

;"; Il T a des carrières près d'AranJuez, d'où l'oa tire une pierre qui égale en beauté celle de Portlaud, et la surpasse par la facilité avec laquelle on la travaille,

(8) Parmi les vins on distingue ceux d'Alicante, de Malaga et de Xérès. Si l'Espagne eut préféré la culture des vignes à l'exploitation de ses mines dans le nouveau monde, elle serait aujourd'hui plus riche et moins dépeuplée.

(9) L'Espagne possède des forêts d'oliviers, et les olives les plus belles de l'Europe, surtout celles de Séville; cependant l'huile y est détestable.

(10^ Piemarquable par leur belle conformation, par leur vitesse et leur docilité. L Andalousie, sous ce rapport, offre les plus belles races; elles sont l'un des objets d'économie, dont le gouvernement s'occupe avec le plus grand suin.

(il) Les moutons donnent la plus belle laine qu'on puisse posséder. L'Espagnol, faute d'industrie et peut-être de moyens, en vend beaucoup plus à rétranger qu'il n'eu met en œuvre ; cependant point de beaux draps s'il n'y entre de la laine dXspagne, Divers gouvernemens de l'Europe cherclient à acclimater les moutons d'Espagne dans leurs territoires , et déjà de grands succès couronnent ces efforts, surtout dans les contrées analogues à l'Eipagne.

(i2) Le miel de TAlcaria surpasse celui àe Nartoimc, si justement renoiiiuié en France.

(i3} Le sparte est une espèce de cKanvre dunt on fait des nattes de toute espèce, des chaussures pour les gens de la campagne, et d'excellens cordages.

(14) La barilîa est une espèce de soude qu'on obtient de certaines plantes dont les .rojaumcs de Talence et de Murcic abondent. On l'emploie avec avantage dans la fabrique du savon et dans les verreries. On en récolte année commune i5o, 000 quintaux, qui passent en France, en Angleterre, à Gifles et à Venise.

iijj Susceptibles d'en acquérir une plus grande, si l'on apporte pîus de précautions dans la tonte et le lavage des toisons.

{iÇ>) Surtout celles de la manufacture de Suinî-Iidej/hvnse.

Co>ficcaATio.\ Pt SOL. Montagnes intérieures ou Sierras: Outre les Pyrénées , sur les frontières de la France, on remarque deux chaînos de montagnes, l'une dans la moitié scplentrionale et l'autre dans la moitié méridionale de l'Espagne, Chacune présente à peu-près la configuration d'un fr-r à cheval, dont les extrémités sont tournées vers 1 Ouest. La première chaîne commence au cap Finistère , et eoniprcod dès ce point jusqu'à la source de l'Ebre les Caniahres , c'est-à-dire, les montagnes de Galice et des ^sturies ; puis vient la Sierra d'Oca ou le mont Iduheda ; la chaîne se dirige ensuite vers l'Ouest jusqu'au Portugal où file fuinie à ta fin les montagnes limitrophes du sud du royaume de Léon, sous le nom de Sierra de Pico et Sierra - Gâta. A l'est de cette chaîne il sort, tant au Nord qu'au Sud, une chaîne latérale. Celle du Nord se dirige vers le N. E. puis vers le N. O. des P^Tcnées, et forme îa frontière de la Biscaye et de la Navarre; celle ^u Sud va du côté de l'Orient vers la source du Caje, et se nomme Sierra-Molina , anciennement la »arlie méridionale de VIdubeda. La principale chaîne Je la partie méridionale de lEspagne commence déjà à la cote sud-ouest du Portugal, et n'entre en Espagne que vers la Guadiana. Elle se dirige d'abord au N. E. comme chaîne limitrophe septentrionale de l'Andalousie, sous le nom de Sierra-Morena [l'ancien Mons Marianusl; puis elle se courbe vers le Sud, sur les limites de l'Andalousie et de la Murcie, sous le nom de Segura ou Orosyedcf ; enfin elle passe à rO lest, au travers de la Grenade jusqu'à Gibraltar ou Calpe , sous le nom de Sierra-Nevada, ou cordil-

lière méridionale, avec las Alpuxarras et la Sierra- Elhira. La Sierra-Nevada , quoiqu'une des moins longues de toutes les chaînes que renferme l'Espagne, est la plus élevée ; elle forme au Sud le rempart de cette péninsule ouverte, et comidète , avec les Pyrénées , les Cévennes , les Alpes suisses, tyroliennes, carnif/a^s, pannontennes, dalmatiennes, les monts Balkans et IHwii.ck , ce vaste système de montagnes qui, joint à la chaîne de V Alias en Afrique, au Libiin et au Taiirus en Sjrie et en Asie-Mineurc , forment un cirque immense à l'entour du bassin de la Méditerranée.

Forêts : L'Espagne est couverte de nombreuses forêts 4 qui doivent en partie leur existence au peu de progrès de l'agriculture , et en partie au goût qu'ont les rois pour la chasse. C'est h. ce plaisir qu'est destinée celle du Pardo , qui a plus de 25 milles de long.

I-'leuves : Outre les ri\ières des côtes, l'Espagne présente six lieuves, dont quatre roulent jusqu'en Portugal ; les deux autres appartiennent exclusivement à l'Elspagne. Des quatre premiers, deux Cfuilent au nord et deux au midi de l'Espagne et du Portugal. Ceux du nord sont le Minho grossi du 15"//, et le Duero grossi de la Pulsersa, [qui l'est elle-même de VArlasson"] et du Tonnes. Dans la partie méridionale se trouvent la Tage et la Guadiana. Les deux bassins qui appartiennent exclusivement à l'Espagne , avec les fleuves qui y coulent . sont au S. O- celui de Qitadali^uivir gros-îi du Xénil, et au N. E [dans une direction parallèle aux Pyr«nées] celui de VEIjre grossi au N- E. par les eaux de VArga et de VArragon, et du Segra ou Sicoris ; au Sud par les eaux du Xalon et du Xrloca. Les autres rivières qui se jettent dans la Méditerranée, sont le Guadalentin, la Segura, le A'ucar, le Lobregat et le Ter,

Les haies les plus fréquentées sont celles de Biscaye, du Ferrol, de la Corogne, de Vigo, de Cadix, de Carthagcne, d'Alicante, de f^'ulence , de Bosa ; on peut y joindre celle de l'île Majvrtjue , le port Mahon dans l'île Minorque , et Gibraltar qui appartient aux Anglais. Gibraltar est un roc d'environ trois mi'les de long, un de large dans sa plus grande largeur, et sept de circonférence; il est entièrement isolé, et ne tient à l'Andalousie que par une langue de sable d'environ /.So toises de large et un mille de long. Le point le plus élevé de ce roc a I200 pieds de haut. C'est celte célèbre montagne connue des anciens sous le nom de Mons Calpe, et celle de Ceuia sous celui de Mons Ahjla, qu ils

nommèrent les Colonnes d Hercule. Il ne parait pas que Gibraltar ait été habité avant que Tarif, général maure, qui, l'apnée précéfleute, avait pris Alge* siras, y bâtit .en 712, sur le revers du rocher, une forteresse dont les restes subsistent encore, il lui donna son nom Gibeî-Tarif, montagne de Tarif, d'où par corruption est venu Gibraltar, Ferdinand, roi de Castille, la prit au commencement du 14/ siècle; les Maures la reprirent en i333^ après sis

mois de siège ; les E*;pagnV)Is s'en emparèrent en 1462 ; Cbarïes-Quint sentant l'importance de cette forteresse, 6t refaire ses anciennes fortifications et y en fit ajouter de nouvelles, qui la firent regarder depuis comme imprenable. Les Anglais s'en emparèrent par surprise en 1704, dans la guerre de la succession , et depuis elle est restée dans leurs mains , malgré les eiTorts réi'éiés de 1 Espagne pour la reprendre.

TABLEAU STATISTIQUE DE l' ESPAGNE. (PI. L).

au jVord

à l'Ouest.

la Galice. . , les Asturies. .

la Biscaye . .

la Navarre . ,

le royaume de

Léon. . . . .

l'Eblrémadure.

l'Andalousie .

f Caslille vieille.

nuCenlre. <. l'Arragon . . .

r Castille neuve.

r Grenade

auS.Iesro-)

Taumes de/

^ iVIurcie .

r le royaume de j.p. j Valence (20) .

^ la Cataîoene .

Grenade . .

Compostelle Ci!

la Corogne (2) Ovicdo . . , • St. Ander. . .

C Bllbao C3}. . .

\ St. Sébastien C4)

^ Vittoria (5) . .

f Pampelune C*^3

( Tudela ....

r Leou (7J . . .

( Salanianque (8

r Badajoz ....

r Cadix (9) - . .

< Séville (10) . .

' Cordoue Ci i) •

ç Valladolid. . .

-^ Burgos. ....

' Ségovie ....

( Sarragossc , • ■

^ Huesca ....

(Madrid (12)

( Tolède (\T . .

( Grenade '14? .

( Malaga (i5). .

r jMurcie (16). .

\ Cartbagène (»?) Valence (18) . .

Alicante (19; . .

ç Barcelone (21) .

-r Tarragone. . . .

C Tortose (22) . .

Leur SITLATIOX TOPOGRAPHIQUE.

en plaine, entre le Sar et la Sarcla , port de nier sur l Océan ....

en plaine, sur la Deva et 1 Ova port de mer dans une presqu'île, à 2 1/ de la mer, sur rVbayclialval.

port de mer au pied d'une monlag,'

dans une plaine.

ati pied d'une colline, sur TArga, , à la jonction de la Quella â l'Ebre . en plaine, près des sources de l'Ezla sur le Tormes .... ....

place forte sur la Quadiana , , port de mer dans une presqu^ile . . en pl."*ets.l.rivegaucli,diiQuaJaIquivir

sur le Quadalquivir

sur la Puiserga, près du Duero .

au pied d'une montagne, surrArlcuçon

sur lErcsma

dans une plaine fertile an bord de l'Ebre

sur l'issuela

sur le 3Ianzanarès

à la junct."" du Tage et du Tarama, à In jonction du Xénil et du Daro , port sur la Méditerranée • . . .

eu plaine sur la Sègura

port de mer de la Méditerranée . . à 1 1.'' de la mer, s. le Quadalaviar. port de mer de la Méditerranée .

port de mer de la Méditerranée , , port de mer de la Méditerranée « sur une colline, près de lEbre . «

Dist." de

Paris.

Populat.*

2IQ

5,5oo

8,5oo

9,5oo

3oo,ooo

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