NOUVELLES DIVISIONS DU MÉRIDIEN
Le (juart du mcricilen, ou cercle de la latitude, a été jusqu'à présent divisé en 90 parties ou degrés; mais pour obtenir une mesure qui servit de type à toutes, on a divisé ce même cercle en 400 parties, que l'on a nommées grades ou degrés.
Chaque grade ou degré est divisé en 10 parties, que l'on nomme myriamètres.
Chaque myriamètre est divisé en 10 parties appellées kilomètres.
Chaque kilomètre en 10 parties, que l'on nomme hectomètres.
Chaque hectomètre en 10 parties, que l'on nomme décamètres.
Chaque décamètre en 10 parties appellées mètres.
D'où l'on voit que le mètre, qui sert de base aux mesures actuelles, est la dix-millionième partie du quart du méridien, et égale trois pieds, onze lignes, deux cents quatrevingt-seize millièmes.
En voici la mesure en pieds et en toises:
Toises. Plis. Pouces. Lignes.
MyarAMÈTRE (ou lieue act.°) 10,000 mètres ou 5i5o 4 5 3, 3*^0. Kilomètre (ou mille) 1,000 — ou 5i3
Hectomètre 100 — ou 5i
Décamètre (ou perche) 10 — ou 5
Mètre — — ouo
Le mètre se divise en décimètre (ou palme) ou -■- partie du mètre. C£>iTiMÈTaE (ou doigt) 7~ du mètre ou millimètre (ou trait) ---- du mètre.
En expliquant le mouvement annuel de la terre, nous avons vu que les portions comprises entre les tropiques, sont les seules que touche la trace de l'Éclyptique, les seules sur lesquelles plongent perpendiculairement les rayons du soleil, qui se dirigent, sur les autres points de la surface terrestre, d'autant plus obliquement, qu'ils sont plus éloignés de l'équateur et plus rapprochés des pôles; de là cette grande inégalité de température attachée aux diverses portions du globe, indépendante de celle des saisons, et beaucoup plus forte qu'elles.
Pour faciliter la description de toutes les parties du globe terrestre, et la relation de position du soleil à leur égard, on la suppose partagée en cinq zones, d'un mot grec qui signifie ceinture, bande. Ces cinq zones ont pour limites les cercles parallèles à l'équateur, que nous avons déjà fait connaître. Une zone est un espace de terre, diversement appelle de la différente température de l'air qu'on y respire. Il y en a cinq, une tohride, deux tempérées et deux glaciales (pi. XII. fig. 3.)
La zone torride est l'espace compris entre les deux tropiques; ce qui comprend toute 1 étendue du Zodiaque. On la nomme torride ;ï cause des excessives chaleurs que le soleil y cause. L'équateur passe par le milieu et la divise en septentrionale et en mé-
ridionale: elle a 47° de largeur, c'est-à-tlire. qu'elle occupe sur la ferre iiyS lieues de 23 au degré. Elle contient la plus grande partie de TAfrique, un peu de TAsie, et une grande partie de l'Amérique.
Les zones tempérées sont des espaces compris entre les tropiques et les cercles pol.ilres. On les nomme tempérées, par ce qu'elles sont exemptes des excessives chaleurs, et des extrêmes froids, principalement dans le milieu. Il y en a deux, l'une septentrionale, qui s"étend depuis le tropique du Cancer jusqu'au cercle polaire arctique; l'autre méridionale, comprise entre le tropique du Capricorne et le cercle polaire antarctique. Elles ont chacune 45 degrés de largeur, c'est-à-dire, 1075 lieues de 26 au degré.
La septentrionale comprend des pa3s très-connus et habités. Elle renferme presque toute l'Europe, l'Asie, excepté l'Inde et les ilcs, un peu de l'Afrique et une grande partie de l'Amérique.
La méridionale comprend l'extrémité de l'Afrique et de l'Amérique.
Les zones glaciales sont les espaces compris entre les polaires et les pôles. On les nomme glaciales à cause des froids excessifs d'un ou de plusieurs mois qu'on y éprouve. L'une s'étend depuis le polaire arctique jusqu'au pôle de ce nom, l'autre est située entre le polaire antaiTtique et le pôle du même nom. Elles ont chacune j5 degrés 5o minutes de largeur, c'est-à-dire, 687 7 lieues de sS au degré. La septentrionale renferme une partie de l'Islande et de la Norvège, la Zemble, le Grœnland et le Spitzberg. La méridionale nous est inconnue. Le célèbre navigateur Cooli. n'est parveûu qu'à 4 | degrés au-delà du cercle polaire antarctique, où il a rencontré des champs de glaces,, dans son voyage de 1774-
Les anciens géographes ont établi une division de la terre en climats (pi. XII. fig. 4.) fondée sur la durée du jour comparée à celle de la nuit, au solstice d'été. Ils n'en comptaient que sept, qui s'étendaient jusqu'au parallèle où le plus long jour d'été est de iG heures; car ils connaissaient peu de terres à de plus grandes latitudes. Le premier climat commence à l'équateur, où les jours, égaux aux nuits, sont de 12 heures, et se termine au parallèle à l'équateur, sur lequel le plus long jour est de 12 heures 5o minutes. Le second climat se termine au parallèle à l'équateur, sur lequel le plus lonf jour est de i5 heures, et ainsi de suite pour chaque demi-heure d'augmentation dans la durée du jour solsticial, jusqu'au cercle polaire où le jour embrasse 24 heures. Passé ce terme, la différence des climats se compte par mois, par ce que chaque pôle passe tout l'intervalle compris entre deux équinoxes, ou six mois, dans la partie de la terre éclairée par le soleil (p. VI.) et six mois dans la partie obscure, et que les points intermédiaires y séjournent plus ou moins longlems, suivant l'éloigneinent où ils sont du pôle. Le premier climat de mois se termine donc au parallèle à l'équateur, placé au-delà du cercle polaire, et dont tous les points sont exposés au soleil pendant un mois, et ainsi de suite jusqu'au pôle, où le jour dure sis mois de l'année, et la nuit les six autres mois.
TABLE DES CEI M ATS