L AMERIQUE EN GENERAL
L'AMÉRIQUE, la plus grande des cinq parties du globe, forme un continent qui occupe à lui seul riiémisphère occidental. On l'appelle aussi nouveau continem ou nou- VE.i.u-M0Ni)E, et quelquefois aussi indes occidentales ou petites indes (par opposition aux iNREs orientales OU GRANDIS INDES, qui sont en Asie); mais on entend plus particulièrement sous ce nom d'Indes occidentales la masse d"iles situées entre les deux grandes parties de ce continent, qui fut découvert en 1492 par Christophe Colomb. Ce célèlire Génois, par cette justesse d'esprit et de raisonnement que donnent les connaissances mathématiques, calcula très-bien que si notre terre était un globe, comme cela lui demeurait prouvé, nous n'en connaissions encore qu'une partie, et qu en partant de notre Europe et gouvernant toujours vers l'Occident, il devait ou rencontrer de nouvelles terres, ou arriver au.K côtes orientales de l'Asie. Frappé d'une idée aussi heureuse et aussi simple, il s'adressa successivement à Gènes sa patrie, à la France, a 1 Angleterre et au Portugal, demandant partout qu'on lui donnât les moyens d'exécuter ce qu il avait conçu; mais partout il fut repoussé comme un insensé. Enfin l'opiniâtre Colomb, après huit ans de sollicitations, l'emporta sur la reine Isabelle de Castillc. Il partit le 2 Octobre i49'2, avec quelques vaisseaux, et après une navigation de trei:(c-lrois jours, pendant lesquels les mutineries continuelles de son équipage, qui le regardait comme
un fou, ravaîpnt exposé à un danger journalier, il aborda à l'ile de gcanahani, l'une des Lucayes, que sa position personnelle lui fit appeler saint-Salvador; car il allait infailliblement périr de la main de ses gens, s'il n'eût enfin rencontré la terre. De cette petite île. Colomb aborda dans une autre grande et peuplée, appelée par les habilins HAin, et qu'il nomma hispaniola (aujourd hui St. Domingue]. Jl y établit une colonie et rctinirna en Esp:igiie. Après plusieurs voyages de ce navigateur, qui dans un troisième trajet découvrit le continent, A.méhic V'esface, aventurier de Florence, marchant sur les traces de Colomb, pénétra plus avant que lui, jiublia une relation de son voyage, la première qui ait paru au sujet du Nouveau-niunde, et en donnant son nom à I'améru^i'e, il usurpa un honneur qu'avait mieux mérité le bon, l'honntte. Je digne Colomb, qui mourut en Espagne en 1606, après qiiatre voyages consécutifs, entremêlés de tout ce que l'envie, les dégoûts, l'ingratitude et les injustices ont de plus amer. Aiiisi, comme le dit un historien. le premier instant où l'Amérique fut connue du reste de la terre, fut marqué par une injustice, présage de toutes celles dont ce malheureux continent devait cire le théâtre.
Les BORNES du Nouveau-monde sont à l'E. l'immense et tempétueux océan atlantique, qui la sépare de l'ancien ; à l'O. et au S. le vaste et paisible océan pacifique ; au N. les glaces du p6ie arctique.
Situation et étendle. — Elle s'étend au ]N". jusqu'au-delà du 80'' degré de latitude septentrionale, et au S. jusqu'au cap hok> , vers le 56*^ degré de latitude méridionale,^ ce qui fait qu'elle comprend au moins i56° de latitude, et lui donne plus de 5, 40a lieues du N. au S. F.iie touche au N. O. au 170° degré de longitude orientale, et vers le S. E. à peu-près au 38"^ degré aussi de longitude orientale; de sorte qu'elle comprend environ 102" de longitude. Sa plus grande largeur, prise du N. O. à l'E.. dans l'Amérique septentrionale, depuis le cap newenuam jusqu'au déU-oit de belle-isle^ est de plus de 1,400 lieues.
SoRFACE et population. — L'Amérique étant, ainsi que l'Afrique, en grande partie inconnue aux Européens, on ne peut évaluer que par aperçu sa surface et sa popula- C.jn. Comme ce continent parait au moins aussi étendu que l'Europe et l'Asie, prises ensemble, on peut porter sa surface à au moins i,5oo.ooo lieues carrées. Quant à sa population, on l'estime a plus de 5o à 60 millions d'habitans.
Division. — La nature elle-même semble avoir p;.rt.igé l'Amérique en deux grandespresqu'îles ou deux co;itiiieiis , qui se joignent par une esjièce d'isthme d'environ 5oo lieues de long, et dont la partie la plus étroite, appelée isthme df panajia ou de da- RiEN, n'a pas plus de l'j lieues de largeur. Cette situation a déterminé la division de cette partie du globe en Amérique septentrionale et en Amérique méridionale.
Le SOL est en général très-fertile, et produit abondamment tout ce qui est nécessaire à la vie. Une terre partout arrosée et fécondée par des fleuves nombreux; des colonies et des nations eur;)péeniies; partout des peuplades barbares sans annales et sans souvenirs, peu noaibreuses, peu dignes d'attention, au milieu d'elles deux royaumes anéantis (ceux des Mexicains et des Péruviens) , dont la civilisation était peu avancée et récente, et dont les habitans sont aujourd'hui mêlés, incorporés avec leurs vainqueurs.
floiil ils ont adopfé la langue, la religion cl les mœurs-, un (rès-pctit nombre de villes importantes, isolées dans l'espacei de grands fleuves, des forêts immenses, des plateaux dispersés par étages sur la pente des longues et hautes Cordillièrcs; oflrant sous une même zone toutes les températures et tous les climats; des mers intérieures, de vastes lacs, des plages basses et des terrains inondes; des chaînes entières de volcans redoutables; une nature parée de tonte la fraîcheur d'une végétation vigoureuse et surabon- d;inte, mais inculte, sauvage ci gigantesque; tels sont les principaux traits que nous offre le Nouveau-monile, que nous allons l'aire connaître avec plus de détail. ^Voy. pour les jïeuples la page 70 et suivantes de la première partie de ce F'orte-feuille).
AMERIQUE SEPTENTRIONAI,E.
Situation, étendue, sol, climat. — Cette moitié de l'Amérique qu'on nomme aussi cONriNENT SEPTENTRiOMAL, Comprend toute la partie septentrionale jusqu'à l'isthme de Panama, et a plus de 2,000 lieues de largeur depuis cet isthme jusqu'au détroit de Behring dans le N. O. Comme elle est située, partie dans la zone glaciale, partie dans la zone tempérée et partie dans la zone torride , on sent qu'elle doit nécessairement présenter une grande variété de sols et de productions. En effet, la partie située audehi du. 5o^ parallèle n'offre, pour ainsi dire, outre des rochers, des lacs et des rivières, que des terres arides et presque eiitièrement stériles, à cause de la rigueur excessive du froid qui y entretient les glaces ou les neiges plus des trois quarts de l'année. Mais au-dessous de cette latitude le climat va en s'adoucissant , et devient chaud de plus en plus, à mesure qu'on approche de la zone torride, où la chaleur serait peutêtre insupportable, si elle n'était tempérée par les vents alises des tropiques. Dans cette partie la fertilité est en général très-grande et les productions très-variées. Les principales sont les craikes céréales (entr'autres le maïs, le riz), le coton, le tabac, le SUCRE, le CAFÉ, la COCHENILLE, le CACAO, l'iNDiGO, la VANILLE et différcus autres aromates; des DROGUES jiËDiciNALEs, divcrscs espèces de fruits délicats, nois de teinture, et quantité d'autres etc. Des mines de cuivre, d'ÉiAiN, de plomb, de fer, de mercure, de CHARBON fossile ctc. ; ct dans la Nouvelle -Espagne (un des pays les plus fertiles et les plus riches de l'univers), quantité de mines d'ARGENT et plusieurs mines d'oBr La Nouvelle-Espagne a plus de 5oo endroits d'exj)loitation d'or et d'argent. Les plus considérables sont ceux de zacatécas, où est la célèbre mine de sombrette, de guannaxuato, où est la mine^ de valentiana, de catorce. Ce groupe minéral est le plus abondant de la terre; il fournit a lui seul le tiers de toute l'extraction annuelle du globe. 11 y a en outre des mines de pierres précieuses dans la Floride, et l'on pêche beaucoup de pep.les sur les côtes, ainsi que sur celles de la Californie. Une grande partie de l'Amérique septentrionale nous est à peu-près inconnue, notamment les terres au N. et à l'E. de la baie d'Hudson , et presque toutes celles qui sont au-delà du 56° parallèle, entre le 100* degré de longitude et l'océan pacitique. Tout ce que nous savons d'un peu certain sur cette vaste étendue de pays , c'est qu'il est habité dans presque toutes ses ré-
gions par différentes peuplades ou hordes sauvages, répandues çà et là, principalement dans les environs des rivières et des lacs (voy. p- 7 1 et suiv. i'"^ partie du Porte-feuille géographique), ne vivant que de la chasse et de la pèche, et n'ayant d'autres richesses que les peaux des animaux qu'elles tuent, dont elles font des échanges avec les Européens, pour qui ces peaux sont un objet de commerce. Les principaux de ces animaux sont le castok. la loutre, le hexne, le daim, le buffle. 1 élan, Tours, le loup, le lynx, le renard, le lièvre, la marte etc. 11 y a aussi différentes espèces d'oisEAUX aquatiques et autres, comme oies, canards, cygnes, gsces, outardes, perdrix etc.: des aigles et autres oiseaux de proie. Les lacs et les rivières y sont pour la plupart très-poissonneux.
Montagnes. L'Amérique septentrionale a deux grands systèmes de montagnes, qui
communiquent à ceux de l'Amérique méridionale par l'isthme de Panama, malgré leur abaissement dans le Choco et dans les provinces de Daricn ; ces montagnes sont formées par plusieurs rangées parallèles, qui suivent la direction de ses côtes, l'une à l'Occident, que M' "VYalkenaër nomme chaînes océaniques, l'autre à l'Orient, qu'il appelle cHAÎNEi ATLA>'TIQUES , qui en est la continuation. Les premières, qui sont plus longues, s'étentendent sans interruption du N. au S. E. entre le cercle polaire arctique , vers l'embouchure de la rivière de makensie et le tropique du Cancer, vers la pointe sud de la Californie; mais la rangée intérieure de cette chaîne se prolonge au S. vers l'Orient jusqu'à l'isthme de panama, et partage longitudinalenient le grand bras de terre dd Mexique ou de la Nouvelle-Espagne. Cette chaîne, depuis le tropique jusqu'au 40'' degré, porte le nom de jionts pierreux on rocheux, dont une des branches au N. O. forme le mont SAiNT-ELiE. Plus au S., cu entrant dans le Nouveau -Mexique, divers groupes qui continuent cette chaîne, sont appelés sierras de las grullas ou sierra verde, sierras de mimbros, et SIERRA MADRÉ, que l'on peut regarder comme la bouche centrale des Andes mexicaines, qui se réunissent vers le 19*^ parallèle. Celle qui est à l'Orient, se nomme sierra obscura. Ces monts augmentent de hauteur vers le Sud , en pénétrant dans le Mexique, et leur nœud principal se trouve entre les 18*^ et ao' degré de latitude N. , où le popocatepelt dans l'intendance de Puebla, et le pic d'oRizABA, deux de leurs principaux sommets, s'élèvent a plus de 2,700 toises de hauteur.
Les CHAÎNES atlantiques, beaucoup plus courtes, commencent vers le 47"^ degré de latitude N., dans le Nouveau-Bruuswick; elles descendent au S. O. jusqu'au 45'; elles se rencontrent vers l'Ouest, pour s'approcher du jiississiri ; elles sont formées par plusieurs chaînes parallèles, qui ont souvent 70 milles de large. La rangée orientale, ou la plus rapprochée de la mer, se nomme montagnfj vertes ou green mol'ntains au N. , montagnes BLEUES au Centre, et monts apalaches ou monts alleghanis au S.; la rangée intérieure ou intermédiaire s'appelle monts du nord , et plus au S. monts de fer ou iron- MOUNTAiNS, et enfin la rangée la plus occidentale prend le nom de monts laurels.
Plateaux. — L'.\mérique présente les plus hauts plateaux du globe. Tout l'Intérieur de la vice-royauté du Mexique et vraisemblablement encore de toute la Nouvelle-Biscaye, forme une immense surface, qui s'eieve de 6,000 à 8,400 pieds au-dessus du niveau de la mer.
Volcans. — Outre ceux de popocatepklt , dans l'Intendance de Puebla, souvent en-
flammé; d'oRiBAZA qui présente, dans ses éruptions, une échancrure qui rend le cratère visible de très-loin. On remarque encore celui de jorcllo dans riulendance de VaUadolid, qui a formé le 29 Septembre 1759 une montagne de scories et de cendres, et tout" à l'entour un millier de petites collines en cônes et enflammées. La cordillière du Mexique est un groupe de montagnes volcaniques, qui ofi"re de grandes analogies avec celui de Quito dans rAmériquc méridionale.
Caps Le cap farwel au S. du Groenland; le cap walsingham au S. de la terre
de Baffin; le cap schidley nu N. E. du Labrador; le cap st. Charles au S. E. du même pays; le cap st. iean dans l'île de Terre-Neuve; le cap cod au N. E. des Etats- Unis; le cap CARNAVERAL à l'entrée du détroit des Florides; le cap sud au midi de la presqu'île de Floride; le cap catoche à l'extrémité de la presqu'île de Yucatan; le cap GRACIAS A Dios au N. E. de la presqu'île de Honduras; la pointe de mai.a à l'entrée du golfe de Panama; le cap cokrtentes, vis-à-vis des îles Revillagigedo ; le cap st. lucas au S. de la Californie; le cap sr. algusxix plus au N.; le cap mendocin au S. O. de la Nouvelle-Albion; le cap de flatterie plus au N. ; la pointe d'ALASKA au N. O. de l'Amérique russe ; le cap ^EWE^^AM plus au N.; le cap du prince de galles dans !» détroit de Behring; le cap ciAcr. plus au N. etc.
Presqu'îles. — De, la nouvelle-Ecosse ou d'ACAOïE ; de la fi.oride, de yucatan, de l''
CALIi-ORKIE, d'ALASKA.
l£,ES. — Voyez le tableau sommaire des pays de l'Amérique septentrionale.
Lacs. Aucune partie du globe n'offre la quantité d'eau douce ni le rassemblement
de lacs qu'on remarque dans i'i\mérique septentrionale ; on en rencontre une chaîne non interrompue qui conduit depuis la partie la plus occidentale jusqu'à la mer. Quelques-uns sont li'une iuinieiise étendue. \"oici leur ordre de l'Ouest a l'Est; le lac du grand ours igreat Bear); le lae de I'esclave; le lac des montagnes; le lac voltaston; le lac des bennes; le lac winnu'IG ou assiniboels; le lac des pois; le lac supérieur (1800 1. carr.j; le lac huron (670 I. carr.); le lac michigan ; le lac erié (600 1. carr.); le lac Ontario (58o 1. carr.); le lac champlain, qui forme la limite entre l'état de New- York et celui de Vermont; le lac tampari au N. E. de la vice -royauté du Mexique; le lac nicaiiagua dans le Guatimala; le lac pascuaro dans l'Intendance de Valladolid, etc.
Fleuvls et rivières. — IJAuiérique septentrionale en contient un nombre infini. Les plus considérables sont:
Le SAiNT-L\t RENT, qui Sort du lac Ontario et se rend dans le golfe de son nom. Il reçoit une quantité innombrable de rivières (entre antres I'atawas), éprouve la marée et se trouve navigable a plus de i5o lieues de son embouchure, qui a 5o lieues d'ouverture.
Le Mis.issipi , qui vient des monts chipawayes au N., reçoit un grand nombre de rivières (entre autres le jiissouri), qui a le cours le plus long et le plus considérable, vient des monts rocheux, et reçoit plusieurs aifluents , dont le principal est la rivière flate; l'iitiNOis, le torlneiix ohio , avec la tennassée et le ke.ntucky ses tributaires; I'arkanzas, la niviEns rolce. etc.
( loS )
Le coNNECTicTJT, I'hudson, la DEtAWARE, la pOTOwMAc, la SAVANN'AH, cl Une foule d'autres rivières traversent les États-Unis et se jettent dans rocéan atlantique; elles sont, pour la plupart, très-profondes et admirables pour la navigation.
Le RIO DEL fiORTE, OU RIVIERE DU NORD, OU RIO BRAVA, qui prend SB sourcc dans li) Sierra Verde et se jette dans le golfe du Mexique.
Le RIO COLORADO, qui vient des mêmes montagnes et a son embouchure dans la mer Vermeille, après avoir reçu la Rio gila.
La coLOMBiA, qui coule vers l'Est et reçoit au S. la moult-komah et se jette dans le grand océan.
La RIVIÈRE DE cooK dans l'Amérique russe; la rivière de makensie, qui a son embouchure dans loféan glacial ; les rivières de Churchill et de se\ ern , qui se jettent dans la baie d'Hudsou; lu rivière albany, qui se décharge dans la baie de James, etc.
Cataractes ou sacts. — Il y en a plusieurs très-remarquables, mais les deux les plus renommés sont i'^ le saut de magara, formé par la rivière du même nom ^laquelle fait communication des lacs Erié et Ontario], où une niasse énorme d'eau occupant un espace d'environ 1088 mètres (335o pieds) tombe perpendiculairiment , sans rencontrer aucun obstacle, d'environ 5o mètres (plus de 1 5o pieds) et offre un des spectacles les plus imposans et les plus effrayans qu'on puisse imaginer. Le bruit de cette chute est tel que, quand le vent est favorable, on l'entend de plus de 12 lieues. C'est moins un fleuve qu'une mer , dont les îorreiis se précipitent à la bouche béante du gouffre. La cataracte se divise en deux branches, et se courbe en fer a ciieval. Entre les deux chûtes s'avance une ile, creusée en dessous, qui pend avec tous ses arbres sur le chaos des ondus. La masse du fleuve, qui se précipite au Midi, s'arrondit i.*n un % aste cylindre, puis se déroule en nappe de neige, et brille au soleil de toutes les couleurs. Celle qui tombe au Levant, descend dans une cmbre tlfrajante; on dirait une colonne d'eau du déluge. Mille arcs-eu-ciel se courbeiit et se croisent sur l'abinie. L'onde frappant le roc ébranlé, réjaillit en tourbillons d'écuu.e, qui s'élèvent au-dessus des forêts, comme les fumées d'un vaste embrasement. Des pins, ries noyers sauvages, des rochers taillés tii forme de fantômes, décorent la scène. La pi. LXXXIV donne une faible idée de cette immense cataracte. Sur le, premier plan sont représentés des Indiens du Canada. Leur peau est très -basanée ; mais la couleur, qui est d'un rouge brun sale, n'est pas- naturelle ; elle est due à leurs fréquentes onctioiis. Leur habillement varie beaucoup; mais en général, il consiste en un manteau de toile ou une peau qui passe entre les cuisses et est lixée devant et derrière; une espèce de camisole sans manches, qui descend jusqu'à la ceinture; des bas de peau qui moulent jusqu'au milieu de la cuisse , et enlin un manteau qui les enveloppe. La camisole des femmes leur descend jusqu'aux genoux, et elles portent aussi une espèce de manteau. L'amour de la parure est une passion dominanle chez les jeunes Indiens. Ils se peignent le visai^e de différentes couleurs, et ornent leur tête de plumes et d'aigrettes. Ils ne conservent de leurs cheveux qu'un petit toupet qui sert à tixer les orneniens, et ne souffrent de poil en aucune autre partie du corps. Ces peuples négligent ^'agriculture , qui est abandonnée aux femmes, pour se livrer à la chasse, dans laquelle ils excellent, ainsi
•qu'à la chasse qui leur fournit d abon lantes provisions. Les armes de la plupart des peuples (lu Canada consistent principalement.lans le niosquet et le iomohavVk, espèoe de hache quils savent lancer avec adresse lorsqu'ils poursuivent leur enneuii. Ils ont la vue, l'odorat, Touie, tous les sens d'une finesse, qui les avertit de loin sur leurs dangers ou leurs besoins. Leur mémoire est prodigieuse. Belle comme la nature , leur éloquence est remplie d'images et de traits de feu. Jamais peut-être aucun orateur grec ou romain ne parla avec autant de force et de sublimité qu"uu chef de ces Sauva ■'es , lorsqu'on voulait les éloigner de leur patrie. «Nous sommes, répondit-il, nés sur cette terre, r.os pères y sont ensevelis. Dirons -nous aux ossemens de nos pères, levez-vous et venez avec nous dans une terre étrangère?»— 2" la cataracte ou cascade de MONTMORENCY, où Ics caux de la rivière de ce nom, qui se jette dans le fleuve St. Laurent au-dessous de Québec, se précipitent de la même manière d'une hauteur d'environ 78 mètres (240 pds). Sa largeur n'est que d'un peu plus de 16 mètres {5o pds>
Bancs db saele — Le grand banc de Terre-Neuve, qui a 200 lieues de long sur 80 de large, où l'on fait la grande pêche de la morue, qui commence vers le 10 Mai et dure jusqu'à la fin de Septembre. Le fond s'élévant sans cesse par le dépôt des coquillages, il en résultera sans doule un jour une ile semblable à celle de Terre-Neuve.
Savannes. Les savaiines les plus remarquables de l'Amérique méridionale sont
celles qui forment les ri. -lies plaines à l'ouest du Missouri qu'habitent des peuples nomades, où paissent des troupeaux de bisons et de bœufs musqués; elles sont couvertes d'herbes hautes et aluiiKlautcs. (Voy. la note 64).
Golfes et bues. — La baie de gaffin , celle de jacob, celle d'uDDSOxV, d« st. iames, le "olfe de sf. laubf.nt, la baie de fundry, celle de la chesapeak, le golfe du Mexique, les baies de campêche, de hondlras, le golfe de tehuaktepec, la mer vermeille ou de CALIFORNIE, la baie de bristol.
Détroits. De davis, de cumberland, d'HunsoN, de forbisher, de beli.isle, des flo-
BIDES, du CANAI, DE BAHAMA, de BEHRING, etC
AÎMÉKIQUE MÉRIDIONALE.
Situation, ÉTF.N-nuE, sol, climat. — Ce continent forme une grande péninsule, d'une forme à-peu-près semblable à celle de l'Afrique. Elle a environ 1700 lieues du Sud au Nord, depuis le cap horn jusqu'au cap de la vi.la, et la plus grande partie prise de l'E. à rO. depuis le cap st. uoch jusqu'à celui de la-aglja, est de près de 1200 lieues.
La plus grande partie de ce continent est située dans la zone torride, et c'est assez dire que la chaleur y est très-considérable. Cependant j.lusieurs vastes régions (principalement celles qui sont voisines des hautes montagnes, et en général tout ce qui est au-delà du 10'= parallèle méridional) jouissent d'une température douce et agréable, d'un air pur, et pour ainsi dire, d'un printems perpétueL Mais, en-deçà de cette latitude , le climat est généralement très-chaud , et en même tems dans plusieurs contrées (surtout aux environs de la ligne et dans presque toute la partie au-dessus) excessivement humide et mal-sain , à cause des pluies fréquentes qui y tombent ordinairement
par torrens, et souvent (mais particulièrrmciit dans le (ems des équinoxes) an milieu d"ouragans, d'orages ênouvanliiblcs et Irés-ciésaslrcux.
Pour ce qui est de la partie située dans la zone teu'.pfrée , on sent que le climat y varie à raison des latitudes, c'est-à-dire, qu'il devient de moins en moins chaud, à mesure qu'on s'éloigne de la zone torridc, ou qu'on approche de la pointe méridionale du continent qui est extrcniément froide.
Le SOL est en général d'une grande fertilité, même prodigieuse dans plusieurs parties, exception faite des montagnes (princip liement celles qui renferment des mines, des contrées non arrosées etc.; mais notamment des bords de ta mer du Sud, qui n'offrent guère dans presque toute l'étendue de la côte qu'un sa'ole aride et à peu -prés stérile, surtout au Pérou et au Chili, pays où il pleut très-rarement.
Les principales productions sont: beaucoup de graino, entr'autre le maïs: grande abondance et variété de fruits exquis et de légumes: suciie, cacao, cochenille, coton, TABAC, VANILLE ct autrcs aromatcs ; miel et cire, vins et eaux-de-vie, bois de teinture et autres progues médici>ales, telles que le kina, le jalap, I'ipécacuaisah, le batjm^e dd PÉROU, celui de coi'ahu etc.; des pâturages immenses, remplis de bestiaux de toute espèce, qui y vivent dans un état à peu-près sauvage, et sont en si grand nombre que,, dans beaucoup d'endroits , on les chasse uniquement pour en avoir la peau. Mais ce qui surtout rend ce continent précieux aux yeux des Européens, ce sont les mines n'oa et d'argent, dont il abonde et qui ont fourni la plus grande partie de ce qu'eu possède l'Europe. On a évalué, en iSi:;. la somme de l'evlraction annuelle de l'Amérique à près de 170 millions, dont 120 pour la Nouvelle-Espagne seulement. L'extraction totale, depuis la découverte jusqu'à Tannée indiquée plus haut, est portée à plus de 3o milliards. Il est à remarquer que les groupes métalliques des colonies espagnoles de l'Amérique septentrionale et ceux de l'Amérique méridionale se trouvent à peu-près à la même distance de l'équateur. Le Pérou passe pour renfermer les plus abondantes, parmi lesquelles on distingue pour l'or celles de caii4eava, et pour l'argent celles du poTOSi. Un grand nombre de rivières, principalement au Brésil et au Chili, charient,daus leur sable, de la poudre d'or en quantité. Elle contient en outre différentes sortes de mines, comme cuivre, étain, plomb, mercure, aimant, soltre, vitriol, etc. , dia- MANs et autres pierres précieuses. On y trouve aussi des perles. C'est encore dans ce continent et parmi les mines d'or (spécialement celles de santa-fé, au nouveau royaume de Grenade, et celle de cnoco au Pérou) que se montre le pl.atine, métal très-rare, connu comme tel depuis environ cinquante ans , qui possède plusieurs des propriétés de l'or, ce qui lui a valu aussi le nom d'oR blanc, mais en ayaut de particulières, qui le rendent très-utile et précieux.
Montagnes. L'Amérique méridionale possède du Sud au Nord, dans toute sa longueur, l'immense chaîne des andes ou cordillières, qui occupent environ 1 5oo lieues depuis le détroit de Magellan jusqu'à l'isthme de Panama, et dont la moitié de sa hauteur est perpétuellement couverte de neiges et de glaces. (C'est au voisinage de ces "laces qu'est du, en grande partie, le climat tempéré dont jouissent plusieurs contrées situées sous la zone torride, entr'autres le Pérou et le royaume de Quitoj. 11 y a dans-
toiife la longiioiir de rctte chaîne dirTérens monts ou pics, plus mi inoins élevés (voyez la planche XI\). La plupart sont ou ont été des volcans, dont le nombre se monte à environ cinquante (quatorze enllammés dans le Chili, et six dans le royaume de la Nouvelle-Grenade). I.a seconde chaîne principale de ce continent est la chaîne orientale ou ATLANTIQUE, nioins élcvéc et moins allongée que la cordillière des andes. Elle s'étend entre les embouchures du Ilcuvc st. François . vers le 6*^ degré de latitude sud jusqu'à la rivière de la flata, au ait" degré. Elle se rapproche d'autant plus du rivage de l'océan, qu'elle court plus au Sud; elle ne forme pas une chaîne continue, comme les Alléghanys, les Andes et les monts rocheux; mais les montagnes qui les composent, sont groupées en nœuds ou en chaînes parallèles, et suivent souvent diverses directions.
La CHANE TRANSVERSALE OU CENTRALE qui COUlt (Ic l'Est Ù l'OuCSt, ClitrC IcS 10*^ et 2 0*
degré de latitude, unit sous diff'ércns noms les deux grands systèmes dont nous venons de parler. Le vaste plateau du matto grosse, entre les lo"^ et 20"^ parallèles méridionaux, rattache la chaîne centrale à la grande chaîne des Andes . dont le principal nœud est la PAZ.
Deux autres chaînes transversales, ou dirigées de l'O. à l'E. . se font remarquer dans le nord de ce continent. La plus septentrionale parait comme un embranchement des Andes, qui se détache près de popayan, décrit un grand arc de cercle vers le N. , entoure le lac Macaraïbo . s'approche près de la cote, et se recourbe au S. pour aller rejoindre le delta de l'Orénoque: c'est la chaîne de la nouvelle-ghenade. L'autre chaîne s'étend près de l'équatcur, de l'E. à l'O., depuis l'estuaire du grand fleuve des Amazones jusqu'aux sources de l'Orénoque; c'est la chaîne de guiane.
Plateaux. — Les plateaux de l'Amérique méridionale sont encore plus élevés que ceux de l'Amérique septentrionale. Celui du royaume de ijuito, et plus au N. celui de la province pastos , oIj la Cordiilière se divise en trois chaînes, atteint une élévation de 8.400 à 9,000 pieds.
Caps. — Du N. O. au N. E. le cap vela. la pointe de parrima à la droite de l'Orénoque, le cap noir, le cap st. roch; du N. E. au S. le cap st. Augustin, le cap st. THOMAS, le cap FRio , le cap t. antoine , la pointe nunis, le cap des deux baies, le cap BLANC, la pointe désirke, le cap watch.man, la pointe sj. julien, la pointe ste. croix; le cap HORN dans l'île l'Herniite ; du S. E. au N. O. le cap noir , le cap pilares , la pointe QUEDAL, la pointe de baca, la pointe de choros, le cap jorco, le cap mexillones. la pointe quebrada de pisagua, la pointe d'AcujA, le cap blanc, le cap ste. uÈiktiE , le cap ST. LAURENT, Ic cap p\sADO, le cap ST. FRANÇOIS, le cap corrientes, la pointe siala etc.
LsLES. — Voyez le tableau soinuiaire des pays de l'Amérique méridionale.
Lacs. — Si l'Amérique septentrionale est remarquable par la quantité de ses lacs, l'Amérique méridionale ne lest pas moins par leur rareté. Les principaux sont le lac maracaïbq (5o lieues de longueur sur 3o de largcj: il communique a\ec la mer, mais ses eaux sont douces; il peut porter des bàtimens de la plus grande capacité; le lac zapa- TORA à l'ouest de celui de Macaraïbo ; le lac i-arime dans la Guiane espagne (i5 1. sur 8); le lac chui^juito ou titicaca (40 1. de circuit, 600 p. de profondeur); le lac xa- RAYES dans la vice-royauté de Rio de la l'iata , formé par le cours de toutes les eaux
produites par les pluies abondantes (60 1. de long, sur 20 de large). Comine il est peuprofond, il n"est pas navigible; il est même à sec la plus grande partie de Tannée, et couvert de plantes marécageuses; le lac ybera dans le Bnenos-Ayres; le grand lac patos au S. du Brésil; de mini ou marin neliral au S. du précédent, etc. etc.
Fleuves et rivières. — Les diverses chaînes de montagnes décrites plus haut indiquent assez les pentes principales et les cours des fleuves qui s'écoulent dans les vastes jjlaines de ce continent.
Le FLEUVE DES AMAZONES, Dommé Hussi ORECL/.NA OU MARAXNO.N, cst le plus grand qui" existe sur la terre. La source de ce grand fleuve est considérée, comme étant celle de l'AruRiMAC , prés de l'AREnuiPA, à iC" de latitude sud , et à l'O. du grand lac Titicaca ; mais le béni qui, ainsi que TApurimac, contribue à former le paro, réclame llionneur' d'une source plus reculée encore, puisque ce fleuve descend du iS" degré de latitude sud , à ro. du lac Titicaca , et entre la Paz et Oropeza. Les rivières les plus considérables qui, outre le paro ou I'iîcayal, contribuent à grossir le Marannon à sa sortie des montagnes, sont la huallagua et la TONCt'RACUA qui viennent du Sud, et le tigre, le NAPO, le PLTUMAYO OU ICA, et le JL'PLRA, qui coulcnt du N. O. C'est avant d'avoir reçu tons ces fleuves, immédiatement au sortir de la chaîne des Andes et après la jonction de la TUN&iRAGL'A et du rio .marana, à 4^ degrés de latitude sud, à 78" de longitude occidentale, que ce roi des fleuves du Nouveau -monde prend le nom qu'il porte. IL reçoit de la chaîne centrale ou transversale, ou des flancs nord du grand plateau du plateau de Matto Grosso , une prodigieuse quantité de fleuves qui coulent direclemeut du S. au N. , et parmi lesquels ou distingue le bio madeïra, le rio tapajos et le Rio xinga; et de la chaîne de Guyane le Rio negho, et d'autres moins considérables qui eoulent du N. au S; mais l'Amazone avant de se perdre dans son embouchure, se trouve divisée dans son cours par l'île St. Jean qui occupe le milieu de son vaste estuaire^ et le canal qui est au sud de cette ile, reçoit lui-même un grand fleuve, le para qui^ formé par I'araguav et le tocantin, coule da S. au N- ainsi que les autres affluens de l'Amazone. A Test de l'embouchure du fleuve des Amazones, la rivière pabnaiba et le GOUROupy sont les dernières de quelque importance, qui proviennent de la chaîne centrale et qui se déchargent sur la côte nord. Entre les deux rivières sont celles de pi- N.ARE et de MiARiM, qui forment le petit estuaire, auquel ou donne le nom de rivière
de MABANHAM.
L'oRENOQLE cst produit par les nombreuses rivières qui coulent de la chaîne de la. Guiane et de celle de la Nouvelle-Grenade. Ce fleuve descend d'abord de sa source vers le S., tourne la sierr\ pat.ima et remonte au Nord, et en décrivant une immense spirale, et recevant de chaque côté de nombreux affluens, il se dirige, au 7' degré de Lititude , vers l'Est , et se divise en un vaste delta entre la pointe barri.ma et le golfe de paria. Le casi^uiaré joint l'Orénoque au nio negro , l'un des grands aftluens de l'Amazone.
Les monts qui, près de popavan , forment la jonction des Andes et de la chaîne de la Nouvelle-Grenade, fournissent les sources des rivières canca et de la madeleine, dont les CQurs peu éloignés l'un de l'autre , et séparés entre eux par uue haute chaîne de
montagnes, et encaissés dans deux longues vallées, se dirigent parallèlement du Sud au Nord , et se rcunissu-nt avuiit de se jeter dans la nier. La iuadelaine donue son nom au courant commun.
Entre les Cordlllièrcs dont nous venons de parler, sont contenues trois larges et profoii.les vallées: celle de rOréuoqiie, de Hio-Negro, de la rivière des Amazones, et celle des Pauipas de Bueuos-Ajres. Toutes s'ouvreul a l'Est, mais sont fermées à l'Ouest par la longue chaîne des Aiides. I,a vallée du milieu, ou celle des AniazAnes, est couverte des forêts si iuijiénétrables , que les rivières seules y forment des chemins. Au contraire , celles de lOréiiuque et des Tampas sont des plaines couvertes d'arbres , de savannes, qui ne contienne.it que quilques palmier» épars. Elles présentent les mêmes chaleurs, le même manque d'eau que les déserts d'Afrique; quelques-unes sont si unies, que, dans un espace de boo lieues carrées, souvent on ne trouve pas une inégalité de plus de y ou lo pouces de hauteur. Des parties voisines de montagnes de 3,ooo toises de haut, n'ont que /lO à 5o toises d'élévation au-dessus du niveau actuel des eaux. La pente de ces Llaaos est si douce, les inégalités en sont si peu sensibles, qu'un rien détermine une rivière à couler de tel ou tel côté.
De la CHAINE ATL^Nficj'jE et de la chaîne centrale ou transversale coulent toutes les rivières qui donnent naissance au grand fle>!ve st. François, qui se décharge ver^ 1 Est par une seule embouchure, La pahaiba a sa source dans la chaîne atlantique, et coule droit a l'Orient dans l'océan.
La cÉLtB-E RIO (ou la rivière) de la plata (rivière d'argent), est formée par trois grandes rivières du i'arawa, qui, après avoir formé ujie chute ou cascade remarquable (celle de CANENDivu ou cuavra), reçoit le Paraguay du Nord (qui, avant cette réunion, a reçu lui-même à droite le filcomayo et le Rio grande ou ver.mevo', se détourne vers l'Est, se grossit des eaux de I'uraguay, en versant les siennes dans le vaste estuaire qui prend le nom de Rio de la plafa, depuis la mer jusqu'à la ville de Buenos ayres, .au-dessus de laquelle il est appelé paranna. Ces rivières, ainsi qu'un grand nombre d'autres tributaires de la Rio de la Plata , coulent de la Cordillière des Andes , de la chaîne centrale , ou des flancs méridionaux du plateau de Matto Grosso , etc. etc. La Rio de la Plata et la plupart des rivières qui la composent, éprouvent, comme le ^il, des débordemens périodiques , qui fertilisent considérableuieiit les terres qui en sout arrosées.
Les rivières qui sont au sud de Rio de la Plata, ont des cours très-bornés ; elles coulent toutes au Sud. Cependant la rivière de mendoza ou de rio-colorado se fait remarquer par la longueur du trajet qu'elle parcourt, et rio-nogro plus au Sud, etc.
Golfes et baies. — Le golfe de panama, la baie de cnoco, le golfe de guayaquil, le golfe de PENAs, la grande baie, le golfe de st. Georges, le golfe de st. maihias, la baie de Tassomption , le golfe de i'ahia, le golfe de camana , le golfe de triete, le golfe de iiARACAiBO, la baie de la madelaine, lé golfe de cauthagene, le golfe de darien , etc.
Détroits, — Le détroit de Magellan entre la terre magellaiiique et la terre de feu, découvert en iSig par l'ernando Magalhaens ; le détroit de le maire entre la terre df feu et l'île des états.'
Tableau sommaire des pays de l'Amirique septentrionale d'avisée en
cinq contrées.
\ I a NouveUe-Breta- 8»e
Contrées
du Horjy
ou des
-Contrées du Sud, ou vicero^aulé de la rvouvelle»
Jipagne.
Le Vicui-Mcxiquc ou la Nouiellc-Espague (i6) . . . •
l Le Nouvcau-Meiiquc (28)
I Les deui Caiifornies divisées eu i5 Intcudanccs; saioii'i
I r,e Teses (83; . . .
La Cspitaioeiie de Guatiniola , cojupreuaiit {Z-t^ , ,
Isles ...
ïll, ÉtalsHois (4) divisée
Çi/iitrées) en 20 provinces; de t'Est, t «avoir ..,.,.
Le Groenland ;2j
Pays»utourdelabaied'Hudson(3.
Le Labrador C-i)*
La terre de BalEu (5).
Le Canada (6)
Le Nouveau-Brunswick Cio) , . LaNouvelle Ecosse ou Acadie 11 L'arcliipel des Bcrmudes. . . .
- James (12)
l Terre -neuve (New-FouuJ-Land/
/ St- Pierre et St. Micjuelon CM)-
\ Aiilicosii
S St. Jean-
V, L'ile royale ou le cap Breton (i 5). de Me\ico
(d<? la Pucbla ou Tlascala . .
de Guanai^uato de Valladolid
de Quadalasara.
do Zacatécas * - .
de Oaxaca ou Guaïaca , , .
de Mérida ou Yucatau . . .
de Vera-Cruz
de San-Luis dePotosi ....
de Dur.-ingo
du Nouveau-Mesique
de la Vieille-Californie (3o).
de la Nouvelle-Californie C3 il.
Ancien champ d'-^/.ile.
Le Cuatiniala proprement dit.
Le Cliiana .
Gotllia.tb. .Tuliaoshaab. Friederichshaab. LicbtcnfeU.
■V- r* 11...... .„-.'") l'onneremarunequ'î
Aouv. Gallesseplent / , ^ , . ,, *
M .- M ' - 1.. \ [ei loris d .\Ibauf.
Nuuv Galles inend ^ ,.., , -'
^ d York etc.
Le Verapaj . . - .
Le Honduras . • .
Le Niraraf^ua (37)
La CoTl:! Rica (3ô;
Le Veraoua '39) .
Revilla pigigedo,
NeT\-lîanipshire .
I Maas5cKusset. . . , ( IXbode-Island . . .
baut . . ynrk (7I, Kingijon.
b.is. QHtiec(8), Montréal ;9,. Trois vivièree.
Brunswick, c.ip. Chelbura,
fîalttfax, Aiiapolis.
aus Anglais, qui y ont établi usa coloaît»
N.'it Maia-Southanipton.
Plaisance, cap. St Jean, port.
an Diilieude l'emboucIinredttfleu»eSi,Laur.