‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 18 sur 180 · NOTASIE OU NOUVELLE-HOLLANDE · texte numérisé non relu

NOTASIE OU NOUVELLE-HOLLANDE

Lorsqu'un golfe percé a une forme très-allongée, que ses sorties sont larges, et non resserrées par des détroits, il prend le nom de bras de mer, ou de manche, ou de canal; tels sont le canal de mos.^mbk.ice, le canal de saint-george, le canal de la man- CHi;, cIl-. Lorsque dans un canal, les terres se rapprochent beaucoup entre elles, l'étroit passage de mer qu'elles forment, se nomme détroit; mais quand, en se rapprochant, elles restent encore écartées, l'endroit le moins large ou le plus resserré du canal prend le nom de pas, tel est le pas de calais. Le nom de manche est synonyme de canal; la manche de tartarie est l'extrémité nord de la mer du Jaoon. La manche

J O est a luit qu'on lui a douué le nom ùe wsa du slo ou paci»i<jle, <\tû ne convient qu'à quelques-unes Je ics j)mties.

JROPRË-MEN'T DITE, cst ic CANAL OU Ic BRAS DE MER qui sép.Tre la Francc de l'Angleterre. Les deux détroits les plus remarquables, sont celui de Gibraltar, entre l'Europe et l'Afrique, et celui de heiiing, entre l'Amérique et l'Asie.

La PLAGE est un rivage de la basse mer, où l'on peut ancrer à quelque distance de la terre. La rade est un espace de mer renfermé entre deux portions de cotes situées de manière que les vaisseaux puissent y ancrer, sans être trop exposés aux vents ou à la mer de large.

La BAYE est un enfoncement plus profond de la mer, mais trop petit pour mériter le nom de golfe, cependant assez considérable pour recevoir un grand nombre de vaisseaux. C'est par un abus extraordinaire de ce mot, que les grandes mers iméditerra- KÉES d'HUDsoN et de baffin , (I'o.max et de bexgale ont été désignées sous le nom de BAYES. Un enfouccuient de mer demi -circulaire et peu profond, plus petit que celui de baye, se nomme anse; une cale ou calanque est une petite anse; et une crique est une cAL\NyiJE très-étroite, où de très-petits bàtimens seulemeiit peuvent pénétrer. Un petit enfoncement de la mer dans les terres, où les vaisseaux peuvent séjourner à l'abri des vents et de l'agitation des flots , se nomme un fort. Pour ne rien laisser à désirer, un port doit être précédé d'une bonne rade, où les vaisseaux puissent, dans toutes les saisons, ancrer avec sûreté, et y attendre la circonstance favorable, soit pour entrer, soit pour gagner la pleine mer. Le mot havre désigne un port peu vaste et peu profond.

L'eau de la mer est salée "■'"), et parait d'un bleu-verdàtre, lorsqu'une cause quelconque n'en altère point la couleur. La profondeur de l'Océan varie, et n'est guère connue que dans le voisinage des terres; mais il est probable , qu'elle n'égale pas la hauteur des montagnes, les plus élevées; la sonde**) n'a jamais atteint à plus de 780 toises de profondeur. Les grandes différences de profondeur qu'offrent les eaux de l'Océan , font reconnaître que la portion du globe qu'il recouvre, a comme la terre ses montagnes et ses vallées. Les terres escarpées indiquent une mer profonde; un sol bas, au contraire, marque que la terre se projette sous l'eau par une pente douce. Dans quelques endroits, non seulement la mer permet, par son peu d'épaisseur, d'apercevoir son fond, mais elle laisse, par intervalle, à découvert, son lit, qui forme des ea5-fonds, ou des ÉCDEiLs, ou des bancs de sable. Ces derniers sont souvent fréquentés par d'énor-

*} Les physiciens s'exercent depnis longtems sur la cause la plus plobable de la salure de l'Océan, et sur la manière de désaler l'eau de la mer. Hallay croit avoir résolu la première question. Mook a inventé im instrument pour découvrir <juelle est la salure de la mer, à quelque profondeur que ce soit; et Uatïtos est le premier qui ait trouvé le secret de rendre douce l'eau de la mer. L'eau de la mer est plus pesan te que leau de rivière; un pied cube de la preniière pèse 72 livres, et la même quantité d'eau douce ne pèse que 70 livres.

**) La soKDE est un gros plomb oblong, en forme de prisme ou de pyramide tronquée, auquel ou attache une longue corde appelée ï,ic?."e seconde , et que l'on jette dans la mer pour eu connaitre la profondeur. La base du plomb est cave, pour recevoir uiic boulette de suif, afin iiu'il s'y attache quelque partie du fond, pour en connaître la couleur et la qualité; s'il ne s'y attaclie rien, le suif reste net et pointillé, et alors on eonnait que le fond est de roche; le nombre des brasses du fond et «a qualité servent à déterminer le parage où l'on se trouve. La brasse est de cinq pieds.

mes cétacées et par des légions innombrables de poissons, dont la pêche devient une source de richesses. Un vaste banc de sable est celui de terre-neuve.

Les EAVcs DE sAiîLE, Ics ÉcuEiLs et Ics ILES dolvcnt être considérés comme les sommets des niontj^iie.s que la uier renfernie.

L'Océan a quatre sortes de uiouvemens , qu'on peut distinguer d'après les causes qui les produisent. Les mouvemens sydéri^ues, qui dépendent de l'attraction de la lune et du soleil. Les j!Oii\emens propres, dont l'origine est dans l'élément même qui est agité, et qui forment les courans généraux et les courans partiouliers. La troisième sorte de m'uivcmeut des mers comprend ceux que lui communiquent l'impulsion des veuts, ou les mouvemens atmosphériques. La quatrième sorte peut être appelée mouvemens ACC1UENTEL3 OU MOUVEMENS iNTERjiiTTANS , par cc qu'ils sout produits par les ébranlemens que les volcans ou d'autres causes impriment à la surface du globe. Les MOuV'EMENS svnÉRiouES altèrent la forme de l'Ooéan, et produisent les marées, qui sont T'élévution ou l'abaissement successif des eaux répété deux fois dans cliaqiic int&rvalle de tenis compris entre deux retours consécutifs de la lune au méridien supérieur. L'élévation ou marée montante, si- nomme flux ou flot. L'abaissement ou marée descendante, s'appelle aussi reflux ou jusant. Le moment de la plus grande élévation est la PLETNE mer, et la f.asse .mer celui du plus grand abaissement. Comme la lune agit sur toute la masse des eaux, il en résulte que le flux et le reflux sont nuls ou imperceptibles dans les mers, où les eaux de l'Océan ne parviennent que diflicilement, et par des détroits resserrées, comme dans la mer Méditerranée, la mer Baltique, les mers d'aunsoN et de baffin. Les eaux de l'Océan se portent, par un mouvement général ou pROPEiE, d'Orient en Occident, dans une direclion contraire à celle de la rofation du globe, mais semblable à celle des vents alises ou constans, qui iont une des causes de ce grand courant équatorial. La chaleur du soleil, en fondant journellement une graude quantité de glaces polaires, produit un autre mouvement, qui porte les eaux de l'Océan des pôles vers Téquatcur. Ces deux mouvemens généraux et ni- «ects, moditiés par les obstacles particuliers et par les mouvemens réfléchis, donnent iiaissance aux courans particuliers, qu'on observe dans différentes mers.

Les vents inégaux et partiels font naitre des ondes et des flots, qui s'élèvent en montagnes écumantes, roulent, bondissent et se brisent l'un contre l'autre; un vent fort, égal et soutenu, produit la lame; celle-ci souvent s'avance en masse et sur un même front comme une montagne liquide, se précipite sur le rivage, se rompt, rejaillit, et, en rétrogradant, cause le ressac, qui repousse les navires que le vent favorise, et porte vers la terre. Si le vent tourbillonne, la lame sera courte, la mer dure, ou il y aura au moins du clapotis*). Lorsque la vague, poussée par le vent, rencontre quelque obstacle et rejaillit contre les rochers, elle s'élève alors quelquefois à 180 ou 200 pieds de hauteur. Eutin , quand les courans se trouvent comprimés contre des détroits, et

) Le CLAPOTIS est un in-juvoiueTit vif *Ie la mer, lorsqu'elle s'clèvc eu pelitcs laines courtes et sei-rées lus unes contre les autres; de manière *[u'elles se succèdent vivement en venant des cutes^ et donnent des tuouvemens désagréables aus vaisseaus.

que le vent souffle en opposition avec le reflux qu'ils produisent, alors les vagues luttent ct,utre les vagues, les flots se soulèvent, forment de bruyans tovrbillons, et entrainent dans l'abiuie les poissons, les bateaux, et même les grands navires qui s'en approchent; tels sont le célèbre malstrgem, non loin des côtes de Norwège, et le fameux gouffre de charvede dans le détroit de Sicile, qui a été parcouru par le fameux plongeur PESCECOLA.

Le plus singulier de tous les phénomènes qu'offre la surface de TOcéan , est la phosphorescence de ses eaux, qu'on observe partout, mais plus fréquemment entre les tropiques. Ici, la surface de la mer étincelle' et brille comme une étoffe d'argent; là, les vagues se déploient en nappe immense de soufre et de bitume embrasé; ailleurs on dirait une mer de lait, dont on n'aperçoit pas l'extrémité; quelquefois des étoiles brillantes semblent jaillir par milliers du fond des eaux, ou elle parait rouler sous ses vagues des masses rouges incandescentes, tantôt carrées, tantôt globuleuses, tantôt se déployant en guirlandes éclatantes, ou s'échappant en serpentaux lumineux. Souvent inên;. des jets de feux étincelans s'élancent au-dessus de la surface de l'Océan, et quelquefois on le voit comme décoré d'une immense écharpe de lumière mobile, on-' duleuse, dont les extrémités vont se rattacher aux bornes de l'horizon. Ces phénomènes, dont plusieurs écrivains ont essajé de développer les véritables causes, paraissent entièrement dûs aux mollusques et aux zoophytes, qui flottent à la surface de l'eau, et qui peuvent à chaque instant modifier leurs formes déjà irrégulières et bizarres. Quelques espèces, telles que le Salpa, réunies en nombreuses légions, composent des bancs de 3o à 40 lieues d'étendue, qui resplendissent dans les ténèbres de couleur de rose, d'azur et d'opale. Les mers blanches ou de lait ont été observées par les anciens et par les premiers navigateurs modernes, sur les côtes occidentaies de flnde: et ce phénomène, ainsi que celui de la mer de feu, est fréquent dans l'espace de mer compris entre les îles célèbres, papou et les îles MOLtryuEs. Souvent aussi la présence d'une seule espèce de crustacées microscopiques sur la surface des flots, leur donne une couleur rouge, sans les rendre lumineux, et produit ces mers de sang, dont plusieurs navigateurs ont parlé. Quelquefois les œufs de certains animaux marins, semblables à une poussière grisâtre, ou à de la sciure de bois, recouvrent dans l'Océan des espaces de plus de 20 lieues. Ces mers de porsiiiiRE ont été vues aux environs de la nouvllle- GUiNÉi: ou de PAPOU, et près des côles de la notasie ou kolvelle-hollande.

DES DIVERSES ESPÈCES DE SOLS, ET DU CL1NL\T Pm'SIQUE.

Le sol fertile de la terre, dont l'eau ne baigne ou n'humecte pas la surface, se couvre cependant d'arbres qui, réunis en grandes masses, forment les forêts, dont les plus grandes et les plus vastes se trouvent dans le nouveau monde. Lorsque les arbres ne couvrent point une grande étendue de pays, ils ne forment point de forêis, mais des p.ois: et enfin quand ils sont réunis en masses encore moins considérables, ils composent des ïoCACEô , dans lesquels on pénètre plus facilement, et qu'on peut parcourir

( 55 ) sans s'égarer. Ce qu'on appelle steppes, dans le nord de I'asie: njE>Gi.E.. dans I'biK-

nOUSTAN; KARP.OIIS, en AFRIQUE; SAVANNE3, LANOS et PAMPAS, dans le NOUVEAU MONDE,

est formé par des parties non cultivées de la surface de la terre, dont le sol, quoique productif, n'est pas propre à de grandes forêts, est dépourvu de montagnes, et s'étend en vastes plaines. Il est encore d'autres déserts peu étendus, qui prennent les noms de LANDES ou de p.RUVEREs; telles sont les landes du centre de I'espagne, celles de por- DEAUX; telles sont encore les plaines entre le rhix et le we^er.

Il ne faut pas confondre ces déserts avec les déserts proprement dits, et ainsi nommés dans le sens stricte du mot; ceux-ci offrent d'immenses espaces stériles, où 1rs végétaux ne peuvent croître, où les hommes et les animaux ne peuvent subsister. L'intérieur de I'afrique et de I'arabie est, en grande partie, composé de ces désolantes solitudes, sans verdure, sans eau, dévorées par un sol brûlant, n'offrant que des plaines sablonneuses, des montagnes encore plus arides, sur lesquelles l'œil s'étend et le regard se perd, sans pouvoir s'arrêter sur un seul objet. Sou\ont un vent embrasé soiilHe. suffoque les hommes et les animaux, soulève et roule des colouucs et des montagnes de sable, qui engloutissent tout sur leur passage et ensevelissent des caravannes entières, dont les routes, depuis des milliers d'années, n'ont point encore changé de direction. Celle qui va actuellement de Pafilet à Tombuctu, ccst-à-dire, de Fezzan à Darfour, est la plus considérable de ces expéditions hardies, dont le succès repose tout entier sur l'existence du chameau, que les mythes de l'Orient nomment 'avec raison le vaissead DU DÉSERT. Les plaines centrales de l'Afrique occupent une surface près de trois fois plus grande que la nier mé<literranée. Au milieu de ces Océans de sable se trouvent des espaces resserrés, arrosés par de nombreuses sources, ombragés par des arbres bienfaiteurs, où la nature développe souvent avec une surprenante fécondité ses productions les plus choisies, où l'homme et les animaux habitent et séjourneuf avec délice. Ces terres heureuses, placées au milieu des déserts, comme les îles au milieu des mers, se nomment oasis; les plus célèbres sont celles qui se trouvent dans le grand désert AFRICAIN, à l'Ouest de I'égypte. C'est dans ces oasis qu'était situé le temple de Jupiter Ammon, célèbre par le voyage périlleux d'Aiéxandre-le-Grand , entrepris par la folie vanité de passer pour le fils de Jupiter.

Il ne faut ^as confondre le mot climat, employé dans une acception physique, avec la signification indiquée à la page 58; celui-ci est purement astronomique, l'autre a rapport aux irrégularités que présentent les vents à divers degrés de latitude et dans les différentes régions; irrégularités qui sont les effets combinés des courans aériens généraux, des brises partielles, de l'élévation du lieu, de sa situation à l'égard des mers, de la direction des montagnes et de la nature du sol. Toutes ces choses influent sur le climat, puisqu'elles tendent à refroidir ou à échauffer l'air dans une région particulière du globe, iudépendamment de l'acaon immédiate du soleil, et du degré plus ou moins grand d'éloignement où il se trouve de l'équateur. Les courans aériens ou les vents sont produits par l'agitation presque continuelle qui règne dans l'atmosphère raréfiée ou condensée par la présence ou l'absence du soleil, et sans cesse inodiliée par les fluides qui s'échappent de ia terre, et par la grande masse deau qui s'évapore cou-

llnuellement de tous les points de sa surface, et pour d'autres causes qui nous sont inconnues. La plupart des vents proviennent de l'écliauffement ou du refroidissement des difierentes régions de ratinosphère, particulièrement les vents constans et périodiques, qu'on observe sous la zone torride. Les vents constans ou alises régnent toujours entre les deux tropiques , et soufflent constamment tant dans I'océan atlantiqde que dans le GRAND OCÉAN et dans la partie méridionale de I'océ^n indien. Les jiorssoNS, qui sont des vents PBRiODiyrES, soufflent six mois d'un côté, et les six autres mois de l'année du côté opposé, dans plusieurs parties de la zone torride, et principalement dans la mer des Indes. Ces changeuiens de directions arrivent particulièrement lorsque le soleil passe d'un hémisphère dans l'autre. Outre ces vents généraux, la succession du jour et de la nuit, par le changement subit qu'elle fait éprouver à la température, produit ces vents partiels, mais périodiques, qu'on nomme brises de terre et de mer. C'est entre les tropiques que cet effet est le plus régulier. La brise de mer souffle généralement depuis six heures du matin jusqu'à six heures du soir, et la brise de terre depuis sept heures du soir jusqu'à huit heures du matin. C'est une règle assez générale, que les vents sont d'autant plus faibles et plus constans, qu'on se rapproche des régions équatoriales, et d'autant plus forts et plus variables qu'on s'en éloigne. Les vents ethésien» sont ceux que l'on oCserve particulièrement dans l'ancienne Grèce, la mer Egée etc., et qui s'élèvent le matin aux approches de la canicule, c'est-à-dire, à l'époque de l'année où le soleil se lève avec la belle étoile du grand Chien.

Les vents irrégdeiers sont ceux dont l'époque, la durée et la direction sont variables. Les plus remarquables dans nos climats sont les vents du sud-odest, qui font baisser le baromètre, amènent la pluie et produisent une température douce; par ce que les couches d'air qu'ils apportent , ayant été en contact avec une grande partie de la surface des mers (voy- pi- II-)' arrivent plus saturés d'eau que l'air qu'ib remplacent, et que s'élévant ensuite en vertu de leur moindre pesanteur spécifique, elles éprouvent une diminution de pression, qui les porte au-de-là du point de saturation, et leur fait abandonner une partie de l'eau qu'elles tiennent en dissolution. Les vents de nord-ouest, qui font monter le baromètre, amènent le beau tems et produisent une température froide; par ce que les couches d'air qu'ils apportent, et qui n'ont été en contact qu'avec les terres du continent, ont éprouvé, en franchissant les montagnes, une diminution de pression qui leur a fait abandonner de l'eau , de manière qu'elles arrivent moins saturées et avec une faculté dissolvante, propre à rétablir la transparence de l'atmosphère. Lorsque les vents ont traversé de vastes déserts de sables fortement chauff"és par la chaleur du soleil, alors l'atmosphère se trouble, une teinte de pourpre la colore, l'air perd son élasticité, il se charge d'épaisses vapeurs, qui étendent un voile funèbre sur toute la nature. Une chaleur sèche et brûlante se manifeste; des tourbillons semblables à ceux d'une fonrnaise ardente, se succèdent par intervalles, accablent et suffoquent souvent les hommes et les animaux. Les plus terribles de ces vents sont ceux qui soufflent de l'intérieur des déserts de sahara et de I'araeie, et qui en Afrique se nomment samocji; en Arabie samiel; en Egypte khamsin; eu Italie sirocco ; en Espagne solano; et sur la côte d'Ouest d'Afrique, harmattan.

Les accidens qu'occasionne quelquefois la violence des vents, sont compensés bien aude-là par les avantages que nous procurent ce& courans d"air. Ce sont eux qui, dans les grandes villes, font succéder un air sain à un air vicié par des émanations nuisibles. Ils transportent les nuages destinés à répandre sur la terre les pluies qui la fertilisent; ils sont les véhicules d'une multitude de graines qui, pourvues d'ailes ou d'aigrettes, voltigent de toutes parts pendant Tautorane, et entretiennent entre les différens sols une circulation de richesses végétales.

La surface du globe terrestre contient environ iG,5oo,ooo lieues carrées. L'Europe et l'Asie ..... 1,600,000 —

L'Afrique ....... 920,000 —

Le nouveau continent ..... 1,220,000 —

La Notasie ou Nouvelle-Hollande . . 25o,ooo —

Les îles du inonde maritime, environ . 3oo,ooo —

Il reste dans cette hypothèse pour la surface

de l'Océan et des mers .... i2,23o,ooo —

quarrées , ce qui forme à peu près les trois quarts de la surface terrestre.

Principales mesures géographiques anciennes et modernex, rapportées

à la Toise et au Mètre.

Mille romain, cité dans Pline .....

Mille DESxfiAoON, suivant Ciissini ....

Stade liGviTitN, suivant ircret cl Leroi. et qCi parait être celui de 5( o au degré .....

Le même, suivant Mr. Noiiet, astronome de l'expédition française en Egj'pte .....

Stade des anciens romains, de 266 pieds Romains, et

Stade olympique, estimé la 8.*^ partie du mille romain

Stade de ptolomée, de 700 au degré

Stade, égal au 10."^ du mille romain

Stade de 1100 au degré ......

Schœne ùgyi'tien, estimé à 4 milles romains .

Rast des germains, valant 2 lieues gauloises, et

Parasanges des perses, ou

Agash des TURCS: toutes ces mesures étant évaluas a 5 '

Toises.

Mètres.

5905, Cl.

milles romains, ce qui revient à peu près à 25 au degré Lieue des germains ou de Scandinavie, valant 2 rats 4546. 8858, 4. Lieue gauloise . . . . . . . \

Grand mille arabique, usité au tems des croisades, \ii36. 2214, 5.

mesures estimées à un mille romain et demi . J

Lieue maiune, de 20 au degré .... 285i. 5555. 5.

Mille géographique ou nautique, de Co au degré .

Lieue commune de france, de 25 au degré

Petite lieue des environs de taris, ou lieue de poste

Lieue d'une heure de chemin

Mille ou lieue d'allemagne '•'"), contenant 2000 perches

ou verges du Rhin .......

La lieue d'espacne, contenant 4 milles romains anciens ;

il faut environ 19 de ces lieues pour faire un degré. Grande lieue d'espagne, estimée à 5 milles romains . Mille d'Angleterre, d'environ Cg au degré Mille romain moderne, suivant Bacco\-\ich Mille grec moderne .......

Mille turc, et

Werst commun de RUSSIE, estimé à 7 stades olympiques

Autre -vverst de russie, de 600 sagèncs

Coss DE l'inde, d'environ 07 au degré

Lis chinois, contenant 1800 tché, suivant Pingre

Le chemin que fait une caravanne dans une heure ,

est évaluée par d'Anville à environ La journée de caravanne est estimée de 8 à 9 lieues

communes de France, ou 35 à /)0 kilomètres.

Toises.

Mètres.

gSo.

2 5oO.

i54i. 5oo5.

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