I. pnrtiejudi- \ du Divan-Khanéh, ou coursouveraine
ciaire se for- t f 011 es causes majeures se jugent par appel.
me ' des juridictions des Cadis, dont le chef ou Cudi est toujours du corps des Uléma (8).
xercice du [pouvoir rési de dans
le divan (y) qui se compose de 1 2 grands-officiers ; savoir:
NOTES RELATIVES AU TABLEAU
(1) Le Souverain de la Turquie prend le titre de Sultan, titre qui signifie Seigneur , synonime du persan Chah , et du tartare Iùin. Les qualifications qu’il y ajoute, sont arbitraires; chaque sultan prend celles qu’il lui plait. Sa cour s’appelle la Porte, la sublime Porte. Ce nom qu’on donne à la cour ottomane, annonce l’origine nomade du Souverain et de la nation. Habitués à vivre sous des tentes , les sujets ne pouvaient être admis dans celle de leur prince, elle eut été bientôt remplie, on s’assemblait donc autour de cette lente, et lui, placé à la perte, disait ses arrêts et ses décisions. De là le nom de Porte et beaucoup d’autres termes rélatifs à la vie nomade, conservés dans l’organisation du gouvernement ottoman.
(2) Le Mufti, comme chef de la religion mahométane, ceint l’épée au Sultan à son avènement au trône. La religion du Prophète, à laquehe tout vrai musulman conforme ses actions . est le premier contre, poids que la constitution de l’état.
telle qu’elle existe moralement et par le fait , ap porte au pouvoir arbitraire du Souverain. La crainte est un frein non moins puissant; mais ce qui, pardessus tout, garantit à la masse du peuple étrangère aux dignités, cette sûreté des biens et des personnes-, qui fait qu’on se croit ou qu’011 est libre, c’est la grande responsabilité du grand-visir, ministre suprême, dans les mains duquel le pou voir le plus entier est déposé , mais qui répond sur sa tète de l’abus qu’il se permettrait d'en faire.
(3) De la dynastie des Osmanlis. C’est l’ainé des fils du grand-seigneur qui lui succède, et à défaut de fils, son plus proche parent. L’héritier du trône, quel qu’il soit, est tiré du fond du sérail, où 1 éducation qu’il a reçue, est presque toujours nulle. Depuis que les princes héritiers du trône, ont été condamnés à une étroite prison, où toutes les facultés morales et intellectuelles s’énervent, on n’a plus retrouvé chez les monarques musulmans le génie des Olhman, des Mahomet et des Sélirn.
Dès qu'une des femmes du Harem [la partie la plus reculée et la plus inaccessible du sérail] a été admise à la couche nuptiale, et qu’elle en a un fils, elle est déclarée première Hassèky , Sultane- Reine. Elle ne peut prendre le titre de Ualydéh avant que son fils ait obtenu la couronne, et elle le perd après sa déposition. La Sultane-Valydéh a quelquefois une grande influence dans les affaires politiques, soit que d’elle-même elle s’y immisce, soit que le Sultan ou sa hautesse lui en fasse part.
(5) L 'église grecque a pour chef, en Turquie, le patriarche de Constantinople, qui est élu par les archevêques des environs, et confirmé par le Sultan ou son grand-visir. Il compte jusqu’à 70 archevêques pour suffragans , et un beaucoup plus grand nombre d’évêques. On distinque parmi les couvents, dont le Supérieur se nomme Archimandrite , les moines du mont Alhos. C’est parmi eux, ou plutôt c’est en général parmi les moines [à qui il est permis de se marier] , qu’on choisit les évêques, les archevêques et les patriarches. La hauteur perpendiculaire du mont Athos est d’environ une lieue, et l’on assure qu’au solstice d’été, un peu avant le coucher du soleil, son ombre s’étend jusqu’à l’ile de Lemnos, qui en est à plus de 20 milles. Les montagnes contiguës forment une chaîne, qui se joint à la Macédoine, et comprend 22 monastères habités, dit-011, par plus de 6000 moines. Tous les jours, après l’office, on les applique à des ouvrages manuels , qui les entretiennent dans l’esprit de leur première institution.
(6) Les différons patriarches des églises grecques ne peuvent entrer en place sans un firman ou permission de la Porte, qui s’achète et qui souvent est révoqué, s’il se trouve quelque prétendant qui en offre un plus haut prix,
(7) Le Divan, avant Sélim III, composé de 6 pachas à trois queues (espèce de visirs du second ordre, qui ont dans les provinces une autorité presque égale à celle que le grand-visir exerce sur tout l’empire). On n’y appellait le mufti que lorsque la loi, c’est-à-dire, le Coran, la loi unique en Turquie, avait besoin d’être consultée- La salle ou se lient le divan, c’est-à-dire, où l’on rend la justice, est grande, mais basse, couverte en plomb, lambrissée et dorée assez simplement à la moresque. C’est aussi dans cette salle qu'on donne à manger aux ambassadeurs le jour de leur audience, et c’est là où se borne tout co qu’il est libre aux étrangers de voir dans le sérail.
(8) Les Ulémas forment une corporation très-considérée, et qui, par le crédit de l’opinion qu’elle dirige souverainement, peut devenir, en certaines occasions, redoutable au trône même. Ils sont également habiles à posséder les dignités de l’église et les charges de judicalure. La science est la même pour les deux états ; et c’est cette double puissance morale, dont ils sont regardés comme les régulateurs, qui faisant qu’un prêtre et un jurisconsulte sont une même chose dans la langue turque, comme dans l’usage, rend les Ulémas les hommes les plus importuns de l’empire.