‹ Porte-feuille géographique et ethnographiqueChapitre 57 sur 167 · POSSESSIONS DU DANEMARK EN ASIE, EN AFRIQUE ET EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

POSSESSIONS DU DANEMARK EN ASIE, EN AFRIQUE ET EN AMÉRIQUE

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’ la côte de Coromandel

Les Danois possèdent en

Afrique

Amérique

Tranquebar.

le fort Daneborg.

Fredericsnagor.

des établissemens au Bengale et au Malabar, trois des iles de Nicobar.

sur la côte de Guinée ....

( Christiansbourg.

( Friedensbourg.

le Groenland *) dont le chef-lieu est Hernhout. £ St^Jean^

i St. Thomas.

aux Antilles les iles de

*) Il y a des géographes qui placent ce pays en Europe; mais il est évident qu’il appartient â l’Amérique. Le Danemark réclame encore le Spitzberg, auquel on donne 120 lieues de longueur sur 100 de largeur. Le froid excessif qui y règne, en fait un séjour affreux, où la nature ne produit rien. 11 fut découvert en x 553. On n’eu fréquente les côtes que pour y pêcher la haleine.

NOTES RELATIVES AV TABLEAU

1)) Port de mer dans lo détroit du Snnd , au S. 0. Cette ville est appelée par les Danois Kiobenhavn , c’est-à-dire , le port des marchands , par ce qu’autrefois elle leur servait d’asile contre les pirates de la mer haltique.

^2) Port de mer, situé à l’endroit le plus étroit du Sund-Rive. Son véritable nom est Helsingoer.

(3) C’est le lieu d’exil où la ctur envoie ceux qui ont encouru sa disgrâce.

(4) C’est une ville si ancienne que les auteurs dénois croient qu’elle a été fondée par Qdin . qui , a la fois conquérant , législateur et prophète , répandit dans le nord de l’Europe un système religieux, dont il emprunta les principes des mythologies de l’Orient, mais qu’il sut adapter au caractère général des peuples septentrionaux. On croit que c’est dans cette villè qu’on parle le plus correctement le danois.

(5) Elle a un château qui est l’ancienne demeure des rois de Danemark.

(6) Sur un canal qui joint le golfe de Lymfiord b la mer.

(7) Elle est rénomméc par la foire le Schnopsting, qui se tient vers Pâques.

(8) Port de mer sur le lac Gudde, qui la traverse. Le canal du lac en forme le port.

(9) Ville très-ancienne à une lieue de la mer; l’evêché en fut fondé en 946 parOttonl. Plusieurs rois de Danemark y ont leur tombeau.

(10) Sur le golfe de Schley. Elle se nommait autrefois helhebys , de la reine hetha, qui la fonda à une époque qu’on n'assigne pa» ; d'abord florissante au p.‘ siècle, détruite au io.°, rebâtie depuis, dévorée par leé flammes au i5.r, elle était encore florissante en 1718, époque où elle perdit ses Souverains, et avec eux ses ressources,

(11) JJelgoland, qui appartient aujourd’hui aux Anglais, est une île située dans l’Océan germanique, à 6 milles de l’Elbe. Ses habitant, au nombre d’environ 2uoo, sont descendons des Frisons, dont ils conservent la langue et les usages avec un scrupule religieux. Les hommes ne quittent presque jamais la mer; ils sont piloles-côtiers et s'adonnent à la pêche; les femmes sont chargées de tous les autres travaux. Les Helgolnndais ne s'expatrient jamais; l’isolement où ils sc trouvent, conserve la simplicité et la pureté de leurs mœurs.

(12) Port au fond d’un golfe de la Baltique.

(13) Près de l’embouchure de l’Elbe, avec un bon port sur le fleuve, et une forte citadelle bâtie par Christian IV.

(14) En face de Hambourg. Les Hambourgeois *’y portent en foule les dimanches et les jours de fêtes, pour assister au spectacle ou pour jouir de 1 air pur des jardins, ou de la beauté des sites que présentent les bords de l'Elbe.

(15) Cédé au Danemark en 1 8 1 5 avec la ville de Ratzebourg, en indemnité de la Norvège. Une partie du duché de Lauenbourg, situé à la gauche de l'Elbe, appartient au G. D. de Mcklenbourg-Strélitz.

(16) Une circonstance vraiment remarquable dans l'histoire de la littérature européenne, c’est que les lettres ont fleuri dans la république d’Islande depuis le 11.* siècle jusqu'au 14.'. Ainsi pendant que les Islandais cultivaient leur esprit et s’occupaient à répandre des connaissances utiles, le Danemark et la Norvège étaient couverts, comme le reste de l’Europe, des ténèbres de l’ignorance et de la barbarie. On leur doit l’Edda, source de nos lumières sur ['ancienne mythologie des Coths, C’est de l’Islande que les Suédois, les Norvégiens, les Danois, les Orcadiens, ont tiré la première connaissance de leur histoire. L’Islande déjà si intéressante sous le rapport de l’histoire littéraire, est peut-être celui de tous les lieux du monde qui mérite le plus l'attention des géologistes et des observateurs de la nature. Voici le tableau que trace Mr. Walkenaer de cette île merveilleuse, sortie de l'abîme de la mer à une époque qu’on ne peut assigner. Plusieurs volcans, tels que X'Hekla, le Tœrfa,lc Reikanes, l cKrabla, le Skaptar-Jokul (pl. XXY1I.) vomissent fréquemment des torrens

de flamme et de fumée; l’îlc entière est couverte de leurs débris accumulés depuis des siècles, et bouleversés les uns sur les autres par l'efTet de leurs terribles éruptions et par les Iremblcmcns de terre qui les précèdent ou les accompagnent. Les crêtes des mon tagnes sont déchirées, fracassées et étonnent les regards par leurs formes singulières et bizarres; les précipices, les fissures que l’on rencontre à chaque pas, s’enfoncent dans toutes les directions et varient de mille manières par leurs infractuosités et leurs profondeurs. Des cataractes chaudes tombent sur les rochers et s’exhalent dans l’air en vapeurs. Les marais, les lacs, les fondrières, les torrens qui entrecoupent les plaines et les vallées, les nombreux estuaires qui isolent de grandes portions de côtes et les allongent en une multitude de presqu’îles; tout contribue à la confusion et au désordre de cette terre arctique. D’immenses glaciers éblouissent le spectateur qui gravit sur leurs cîmes , ou trompent ses regards par un aspect grisâtre et terreux qui déguise leur nature. Du sein de ce sol couvert de frimas s élancent avec impétuosité des sources sulfureuses et bouillantes. L’une d’elles, nommée Geyser ou lo Furieux (v. pl.XXVI.) fait jaillir ses flots brûlans jusqu'à 92 pieds de hauteur, d'un bassin de 60 à 90 pieds de diamètre, et souvent de 7?. pieds de profondeur. Des îles de glaces chargées d’ours maritimes et d’autres animaux redoutables, se détachant de9 pôles, viennent fondre sur les côtes septentrionales, brisent, par leurs épouvantables chocs, des rocs, des écueils et des promontoires, ou bloquent, durant l'hiver, des districts entiers. Quelquefois des pins et d'autres arbres résineux, que les mers de cette zone charient en grand nombre, s'allument par le frottement des énormes glaçons qui s’entrechoquent. Peu de nuits sc passent sans que les aurores boréales n'éclairent ces scènes majestueuses, dont elles augmentent, par leur lumière rougeâtre, l'horreur et la sublimité. On voit fréquemment des globes enflammés s'agiter dans l'air, au milieu des feux follets, des étoiles tombantes et des flocons de neige lumineux. Eu 1783, les monts de l’intérieur connus seulement des habitons par l aspect lointain de leurs hauts sommets couverts de neige, s’enflammèrent à la suite d'un violent tremblement de terre; de vastes torrens de laves s’écroulèrent de celte affreuse région jusque dans la mer, et engloutirent tout sur leur passage; pendant plus d'un an, un nuage épais de cendres et de fumée couvrit l’ilc entière, et lui déroba, durant de longs intervalles, la lumière du soleil; les bestiaux furent presqu’entièrement détruits, et un quart des hahitans périt des suites de cette effroyable éruption. Les saisons sont en Islande d'une inconstance extrême; le mercure y gèle fréquemment en hiver, et en été on ressent par moment une chaleur de 32 à 33 degrés, qui serait à peine supportable à la latitude de Paris. L’intérieur de l’ile est entrecoupé par une vaste masse de montagnes stériles, inhabitées, et la population est disséminée sur les côtes jusqu’à cuviron 20 milles do rivages. Reikiawick, sur la côte ouest, est depuis i8i5 la capitale et le seul endroit qui mérite le nom de ville. Bissestad, sur la même côte, est sous le 64° de latitude, a un collège avec trois professeurs et une bibliothèque publique.

En 870, des Norvégiens se réfugièrent en Islande avec leurs familles, sous le règne tyrannique d'un certain Hérald. La religion chrétienne y fut portée au 10.® siècle. Les hahitans jusqu’alors en république, reconnurent les rois de Norvège pour souverains en 1261, et la réunion de ce royaume au Danemark les soumit à ce dernier. On divise l’Islande en quatre parties correspondantes aux quatre points cardinaux ; savoir le bailliage du Nord, celui de l’Est, celui de l’Ouest et celui du Sud. Ces bailliages sont divisés en districts (Syssclj et ces derniers en paroisses. Il existe une autre division, eix quatre districts commerciaux ; savoir Reikiawick, Eckejiord, Eyafiord et Isafiord ■ L'ile est arrosée par trois principales rivières, le Skalfanda, YOxaferd et le Bura. Elles descendent des hautes montagnes qui coupent l'ile et dont la principale branche s’étend de l’E. à l'O.

ETHNOGRAPHIE DE l’ ISLANDE

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