I.C /'"• h feuille anhéolngit/ur va le tirer de l'oubli
Le calice de Saint-Maclou. a\ons-nous dit, est en vermeil; sa coupe, frappée
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;ui marteau dont clic porte les traces, a l'évasement d'une fleur ; elle rappelle naturellement ce mol de Chateaubriand : « .Nos calices avaient cherché leurs noms parmi les plantes, et le lys leur avait prêté sa forme.
Si la matière du vase a de la valeur, l'art religieux qui l'a ouvragé en a singulièrement augmenté le prix.
Les mystères joyeux, douloureux et glorieux de la religion dont l'Eucharistie est l'auguste mémorial, y sont en partie représentés. Les douze Apôtres environnant Jésus-Christ y figurent avec leurs insignes, ainsi que les signes distinrtifs des quatre Évangélistcs. C'est à la partie inférieure du calice, sur une couronne composée de treize demi-lunes qui fait partie du pied, que sont placés, autour de la ligure du Sauveur, les douze témoins de l'institution de la nouvelle Cène.
L'Artiste, par là, a eu, sans doute, l'idée de rappeler la coupe sacrée, autour de laquelle les Apôtres se sont assis, à laquelle ils ont participé les premiers, et dont le calice est la représentation.
A la partie supérieure du pied, au-dessus des Apôtres, sont inscrits, en quatre compartiments, l'Annonciation de la Sainte-Vierge, la Nativité, la Fuite en Egypte, puis le donateur, à genoux, ayant en face de lui un personnage debout, sans nimbe.
Quel est ce personnage? Le patron du donateur, répond l'usage constant des et roln de celte époque. Mais il est privé du nimbe, signe caractéristique de la sainteté. Ne serait-ce pas l'Artiste, lui-même, qui se serait représenté au pied de son chef-d'ojuvrc?
Quoi qu'il en soit, les initiales F. C, placées entre les deux personnages de celte scène, indiquent, à coup sûr. les noms du donateur ou de l'Artiste.
Sur le n«i'iKl du calice , sont enlacées les quatre ligures symboliques des Évangélislcs, savoir : la face humaine de saint Mathieu, le lion de saint Marc, le DOMlf de saint Luc, l'aigle de saint Jean.
Sur la coupe on voit : l'Agonie de Jésus au jardin de Celhsémani, le Crucifiement, la sépulture et la Résurrection.
Jésus-Christ, au Mont des Oliviers, est représenté à ce moment où, après la plus fervente prière, il prononce le Fiai, d'une résignation sublime. Ses deux mains, par un geste plein d'expression, s'élancent vers le calice qiie lui présente l'Vnge de la consolation. On croit voir cette grande àme altérée du salut du monde, oubliant une tristesse mortelle, se précipiter vers une source d'eau vive, pour sali>faire l'immense >oif d'un amour infini.