CALICE EN VERMEIL
de l'église saint-maclol, a bar-si r-ai iik (.;.
L'église Saint-Maclou, malgré les anomalies architecturales do sa construction, est un monument remarquable.
La majeure partie <lc l'édifice appartient au XII' siècle. Celte église est remarquable, à l'extérieur, par la flèche tic l'ancien château, qui lui est attachée comme un membre nécessaire; remarquable dans la forme et les détails de ses |H>rlails collatéraux; reiuari|uable à l'intérieur par ses colonnes athlétiques, les riches chapitaux qui les décorent, et les douces ogives qui les couronnent; remarquable enfin par les pierres tombales, qui font l'austère ornement de ses nefs.
Personne n'ignore que cette ancienne collégiale possède en outre une riche collection de livres liturgiques, en vélin manuscrit d'un beau travail , et une quantité presque fabuleuse de guipures.
Tour contempler ces richesses, il a suffi de jeter les yeux sur le lutrin, aux jours des grandes solennités, et de promener ses regards dans toute l'église, pendant la quinzaine de la Passion, lorsque le monde des statues s'est réfugié, en signe de deuil, sous des voiles. Partout ailleurs ces voiles ont quelque chose de lugubre et de funèbre; à Saint-Maclou, ils sont élégants et donnent au monument un air de féte.
Ces Ix-autés de Saint-Maclou sont des beautés connues; mais le calice en vermeil, la gloire de son trésor, le plus beau fleuron de sa couronne, le vase Bacré, probablement le plus riche du diocèse de Troyes, est inconnu.