‹ Portefeuille archéologique de la ChampagneChapitre 61 sur 82 · CARRELAGES DE TROYES ET DE POLISY · texte numérisé non relu

CARRELAGES DE TROYES ET DE POLISY

Nous serions entraîné trop loin de notre sujet si, à propos des carrelages historiés dont nous donnons de remarquables spécimens dans les huit planches de notre chapitre X, nous voulions remonter à l'origine de la céramique.

Les anciens connurent-ils les carreaux émaillés? Cela ne peut guère faire de doute en présence des nombreux monuments que chaque année, et pour ainsi dire chaque jour, fait découvrir, soit en Orient, soit en Europe, et qu'on peut consulter dans les collections publiques delà France cl de l'étranger. Sont-ce les Egyptiens qui ont fait la première application de l'émaillcrie au pavage do leurs temples ? On est autorisé à le croire, à raison de l'antiquité et du nombre incroyable d'émaux appliqués à toutes sortes de matières cl d'objets qui nous sont parvenus de ce peuple. M. Champollion pense qu'il y avait en Egypte de nombreuses fabriques d'objets recouverts d'émaux de diverses couleurs, et que c'était pour cette contrée la source d'un commerce considérable fl ). Nous savons que les parvis des temples égyptiens étaient souvent ornés de mosaïques composées de petits cubes émaillés (2). La distance n'était donc pas grande entre ces mosaïques et des pavages émaillés, et il est probable qu'un art aussi avancé que celui des Egyptiens la sut franchir. La Babylonie (3). la Perse [l] et la Grèce [5] appliquèrent également l'émail aux

( l ) Priât de r/lùloire <tEg} f*e rédigé pour I* pacha «T Egypte.

(?) l.e muse'e du Louvre et lu collection de- Serres possèdent plusieurs frapnrnti de mosaïqur-s rg» plieooes. (3) Rient, forage aux Ruine* de Uatytone. Il cet dil page 58 : a Au nord r*l une vallée à laquelle euecède la aerondi' rt grande tniuc de bâtiments en ruine d'une figure presque carrée, c'est la partie la plu» intéressante "Ira ruine* de fiabvr. loue, lea briquet, y aonl du ploa beau type, cet endroit eu rat le plue grand magasin. On «oit dana toute» les cxcaraiion» » des rumea de briques coi lea el une grande quantité de tuiles vernies, dont la couleur et r éclat eonl encore étounaïunirul -. frais. « La bibliothèque impériale possède plusieurs fragmenta de briques «naillécs qui lui ont été dômes par Tabbé J, Heauchamp, vicaire apostolique à Bagdad.

(,) Hérodote parle dei aept enceinte* de couleurs varices qui entouraient Eehatane, capitale de la Mrili*. On peut croire qu'elles étaient revêtues de carreaux cmaillea, Ecbelane, dil Creuser, avec son palsis an centre, irpré

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15) HiTTOtrv et ZaaTii, Anh. mu. de la jKcflr.pl. 3t. — Dcmiihi, /î.rArreArs rur h peinture en érnaiZ, eh. tv.

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