‹ Portefeuille archéologique de la ChampagneChapitre 8 sur 82 · TIRK DO CABINET DE H. CAMUS AT DE VAL'UOL'RDON · texte numérisé non relu

TIRK DO CABINET DE H. CAMUS AT DE VAL'UOL'RDON

Diptyque vient de deux mois grecs et veut dire plié en deux. Les diptyques étaient usités dans l'antiquité classique.

Voici ce qu'en dit Antony llich, dans son Dictionnaire des antiquités romaines et grecques, traduit par M. Chérucl (2).

« Diptïcha. Tablettes qui se ferment, consistant en deux feuilles réunies par un cordon ou par des charnières, se fermant comme les couvertures d'un livre ou comme un trictrac moderne.

« L'extérieur présentait une surface unie en bois, l'intérieur avait tout autour des bords élevés, entro lesquels une couche do cire était étendue. On s'en servait pour écrire avec une pointe d'acier, tandis que les bords empêchaient la cire et les lettres de se détériorer par le contact.

• Diptycha consularia , prœtoria, a>dilitia, tablettes de forme semblable, mais contenant les noms et les portraits de consuls, de préleurs, d'édiles et d'autres magistrats, qu'ils offraient à leurs amis et qu'ils distribuaient parmi le peuple, le jour où ils prenaient possession de leurs charges respectives. Plusieurs diptyques de ce genre, en bois et en ivoire, sont conservés dans les cabinets d'anliquilés. »

Dans les premiers siècles de l'Eglise, les diptyques tenaient une place importante dans la liturgie. Les paroles actuelles du canon delà messe en conservent le souvenir, quoique l'usage des missels ait depuis longtemps entraîné la suppression des diptyques liturgiques.

Ces diptyques étaient au nombre de trois :

\' Le DirmjiE des Évêoles que l'on aurait appelé plus exactement le diptyque des saints. Les paroles correspondantes du canon sont celles-ci : Communicantes et

( i ) S(u/;itui r tut loit rt ,ur ivoire, plantbc 3.

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