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RUB8 HYDRAULIQUES

Grues hydrauliques.

Les grues hydrauliques sont des appareils destinés à alimenter le tender, on les place ordinairement soit près des voies de stationnement des machines « soit près des voies de départ ou de passage, quelquefois aussi on les fixe au bâtiment du réservoir même.

Sur les voies de remisage , il convient de placer les grues hydrauliques près des fosses à piquer le feu y car souvent on peut être pressé de faire partir une machine , et il faut alors que Talimentation du tender puisse se faire en même temps que l'on pique le feu.

Dans les stations principales de passage , il est utile de placer des grues, non-seulement près des fosses à piquer, mais encore près des voies de départ, car il faut qu'une machine, continuant son trajet, puisse, sans être obligée de parcourir un long espace de voies, en passant plusieurs croisements, trouver en se détachant du train et à peu de distance une grue pour s'alimenter.

Les grues placées près des voies principales peuvent, si elles ne se trouvent à une distance convenable de ces voies, occasionner de graves accidents.

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On ne se préoccupe pas ordinairement assez de ce danger 9 que Ton éviterait facilement en donnant au bras plus de longueur^ ce qui permettrait d*éloigner la colonne de la voie.

On a construit des grues de différentes espèces. Les unes, comme celles des chemins de Grand-Junction et de Versailles (rive gauche) , se composent simplement d'une colonne de fonte, qui fait suite à la conduite d'eau , et au sommet en laquelle est fixé un tuyau de toile ou de cuir servant à porter l'eau dans le tender ; un robinet, placé sur la partie horizontale de la conduite, ou une soupape dans la colonne, donne issue à Teau. Ces grucs^ qui sont les plus simples et les moins coûteuses de construction, sont aussi les moins parfaites; elles suffisent , mais ne font pas un aussi bon service que celles qui sont toutes en métal.

Les grues en métal , dont nous avons donné les plans, sont celles de Saint-Germain, de Londres i Birmingham, et du chemin de Baie à Strasbourg.

Celle de Saint-Germain est parmi ces dernières la plus compliquée. Le tuyau qui conduit l'eau de la colonne au tender a une double courbure tout à fait inutile, qui empêche en hiver l'eau de se dégager entièrement et occasionne des ruptures. Celle du premier modèle du chemin de Londres à Bir-

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mingham, dont la disposition générale est la même que celle de la précédente, a de plus l'inconvénient d'être supportée par trois pieds qui empêchent de circuler librement tout autour.

La grue du chemin de Strasbourg à Baie est dans de meilleures conditions j la colonne est simple et solide , le tube conducteur est droit et par conséquent se vide entièrement; elle fonctionne d'une manière satisfaisante, et il n y a jamais de réparation à y faire , mais le bras en est trop court : déjà plusieurs accidents ont failli arriver aux voyageurs parce que la colonne était trop rapprochée de la voie; et plusieurs ont été brisées par des vs^agons de marchandises dont le chargement s'était un peu dérangé en route. Cette grue présente en outre Tinconvénient de nécessiter un homme sur le tender pour voir lorsqu'il est plein et un autre pour tourner la clef du robinet d'introduction.

La grue, deuxième modèle du chemin de Londres à Birmingham, est à peu près semblable; mais elle l'emporte sur celle de Strasbourg à Baie , en ce que le robinet ou la soupape d'introduction peut se manœuvrer par l'homme placé sur le tender.

I^s tuyaux de conduite des grues hydrauliques doivent être de grand diamètre et leurs orifices trèslarges afin que l'on puisse remplir rapidement le

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tender. I-es grues du chemin de Strasbourg à Bâie ne débitent pas sufâsamnoient. Cest surtout lorsque les grues sont très-éloignées des réservoirs que cet inconvénient devient grave; il' est d'autant plus sensible qu'assez ordinairement on ne donne au réservoir qu'une faible hauteur afin de diminuer le travail nécessaire à l'élévation de l'eau.

Les tuyaux doivent être placés de manière à ce qu'on puisse les réparer facilement.

Ils fatiguent beaucoup par suite des secousses violentes qu'ils reçoivent lorsqu'au moyen des robinets on s'oppose instantanément au mouvement de l'eau et que l'on produit ainsi des coups de béliers hydrauliques; pour parer à cet inconvénient il convient d'employer des tuyaux très-résistants, de placer près de la grue une cloche à air qui amo^ tisse les chocs; et enfin de faire en sorte que les robinets ne se ferment pas brusquement, l'emploi que l'on a fait d'une vis sur le chemin de Birmingham pour fermer la soupape nous semble irèsr convenable ; au chemin de Versailles (rive gauche), où les grues étaient dépourvues de cloche à air, les tuyaux cassaient fréquemment; on a obtenu de très-bons résultats en les enveloppant de béton et en manœuvrant lentement les robinets au moyen d'un engrenage; dans tous les cas il convient de placer sur la conduite principale un robinet qui

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permette de faite facilement et promptement toutes réparations.

Chaqu; conduite doit porter à son embranchement sur le réservoir une soupape, afin qu'un accident arrivé à une conduite ne prive pas une station d'eau; si donc on veut éviter la dépense de deux conduites distinctes pour une même station il est prudent d'établir, outre les grues répandues dans la station, une grue attenante au réservoir et y prenant l'eau directement.

Il faut, indépendamment des robinets dont nous avons parlé ci-dessus, un robinet de vidange au bas de chaque colonne, et dans un puisard, afin que la nuit on puisse, pendant Thiver, vider toute la partie de la grue, qui est hors de terre, et même jusqu'à la profondeur de la conduite, qui doit être placée assez avant dans la terre pour que la gelée ne puisse l'atteindre.

Sur le chemin d'Orléans on a essayé, pour Thiver, l'emploi d'une double enveloppe, dans laquelle était disposé un réchaud, mais il vaut mieux, selon nous, chauffer l'eau dans les réservoirs. Ce qui, avons-nous dit précédemment est , sous tous les rapports, une excellente mesure à prendre. Il suffit alors pour préserver la grue de l'action du froid, même le plus intense, d'entourer la colonne et le bras des grues d'un revêtement eii paille.

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On surmonte assez ordinairement les grues d'ime lanterne pour faciliter pendant la nuit Fapprovisionnement des machines.

En Allemagne on emploie depuis quelque temps de nouvelles grues hydrauliques , dont le bras i double art^ulation permet, par ses grandes dimensions, de desservir deux voies adjacentes, etd*aliroenter le tender sans qu'il soit indispensable de l'arrêter en un point fixé invariablement.

Dans toutes les grues hydrauliques à colonoe fixe et à bras mobile sur la colonne seulement, 3 faut avoir soin de bien relier ces deux parties entre elles, et avec la partie inférieure, afin de s'opposer au soulèvement.

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