‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 21 sur 117 · DES MOYENS DE SOOTËNEMENT · texte numérisé non relu

DES MOYENS DE SOOTËNEMENT

blé par les éboulemeiits^ el que le terrain situé en arrière s'est «affaissé sur une assez grande étendue.

Sur un autre chemin de fer, en Belgique , on a donné écoulement aux eaux au travers de minces couches d'argile, par des trous de sonde.

Extrait (le « Il est des natures de terrain, dit M. Séguin

M? Ségain^ aîné, plus susceptibles que d'autres de conserver et

^moyensem^ d'absorber l'humidité, et qui dans les saisons de

Muteoir^i^ pluie se délaient, e transforment en bcue et couleut

inDché^^n ^^ P^^^ ^^^ talus. lorsque ce cas se présente, il est

aquîfèi^. lîécessairc de disposer les voies d'étouhm

>eij 11 m nu'i:figfMît des iiMus» i^az profondes pour que la pression qu'elles exercent suffise à les faire filtrer à travers le terrain. Voici un moyen que j'ai employé et qui m'a très-bien réussi.

« J'ai fait creuser dans la saison sèche un fossé A B

)^ Fw. 8.

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de 3 mètres de profondeur au pied du talus. J'ai fait remplir fout l'espace B C de pierres rangées à la main et recouvertes de C eu A de terre argileuse, a6n que l'eati du fossé, coulant sur ce lit, ne pût déposer les matières terreuses qu'elle charrie dans les interstices de l'amas de pierres auquel on donne dans le pays le nom de pierrelle. Cet expédient a suffi pour sécher complètement la tranchée d'amont et laisser aux arbres et à la végétation le temps de s'en emparer, ce qui a assaini et consolidé à jamais le terrain.

« On peut encore, pour maintenir le pied des tranchées, placer de distance en distance, vers les points où l'on craint qu'il ne se manifeste quelque mouvement dans la roche, des quartiers de pierre ÂB d'un fort échantillon, bien saines, qui battent d'un côté le rocher et de l'autre la banquette en formant une espèce de ponceau sur le fossé. Cette disposition a même l'avantage de protéger la banquette A C fig. 4

FlG. i

qui doit être toujours mieux protégée que la voie C D , parce que les boudins des roues tendent à maintenir cette dernière en s'appuyant contre les

Si DES UOTENS DB 0MTÈ1ICI1ENT DES TALCS.

rails et opposent un obstacle insiirmontabie k leur rapprochement, tandis qu'une multitude de causes fendent à la rejeter extérieunement à la voie et à Téiai^r. »

Marche suivie Void enfin comment le célèbre M. Georges Ste- ^l*^'^^!^^^ phenson , péred*un fils non moins distingué , RouSe" tranchée ^""^ Stephenson , a percé les tranchées dans ie mar^aSax. ™^''*^^ ^ Chatmoss , sur le chemin de Liverpool à fifanchester, jusqu'à une profondeur qui était quelquefois de g pieds.

I^ hauteur du terrain marécageux au-dessus du sol argilo-sableux sur lequel il reposait variait de lo à 34 pieds. Il était tellement mou que les bestiaux ne pouvaient passer dessus.

Pour ouvrir une tranchée dans ce terrain, on commençait par creuser, des deux côtés du chemin de fera établir, deux fossés parallèles à Taxe, de a pieds de profondeur, et lorsqu'au moyen de ces fossés on était parvenu à sécher une tranche du marais à la partie supérieure, on extrayait par les moyens ordinaires la terre de cette tranche sur une épaisseur (le ii à i5 pouces; puis Ton approfondissait les fossés et on enievail une nouvelle tranche jus4ju'à ce que Ton fût parvenu au niveau indiqué par les profils pour la base de la chaussée du che^ min de fer.

DB LA FOEHATlOlf DBS GfUNDS REMBLAIS. 55

Le dessèchement du marais était facilité en certains f>ointB par la hauteur de sa surface au-dessus ée celle des terrains environnants. Cette circonstance est la seule qui ait favorisé cette opération.

S 2. De la construction des grands remblais , et des moyens d*en prévenir la dégradation ou l'éboulement.

Dans l'étude des projets de routes et de canaux considén on cherche à combiner les déblais et les remblais générale de manière à ce que, autant que possible, leurs volumes se compensent et que par conséquent la terre eitraite des tranchées puisse servir à former les remblais

Il ne convient pas toujours dans Tétude des chemins de fer de remplir cette condition. On ne pourrait y parvenir dans certains cas qu'en admettant des remblais d'une hauteur excessive, d'une constmction ou d'un entretien fort coûteux, ou des tranchées extraordinairement profondes, difficiles à |>ercer ou au moins à sécher. Dans d'autres cas, les terres <Ievaut être transportées à de très-grandes distances, il en résulterait une grande augmentation de frais occasionnée non-seulement par la longueur du trajet à parcourir , mais aussi par le relaid apporté à raciiévement du chemin. Les capitaux engagés dans ia construction d'un chemin de fer, sont tellement considérables , presque à partir de son origine, qu'on ne saurait trop se hâter de les rendre productifs.

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