C. Du cahier des charges pour les chevillettes
Le cahier des charges pour les chevillettes doit en fixer les dimensions et le poids.
Nature du fer ^" ^^^ fabrique avec des fers de seconde qualité
pour les gi Qjj les essaie en les ployant à froid au marteau
chevillettes. ^ «^
sous un angle de quarante-cinq degrés et les redressant ensuite. Elles ne doivent à cette épreuve ni se rompre ni se criquer.
La tête de la chevillette doit être fabriquée d'une x^ie de la seule pièce avec le corps. Si elle n'était que soudée, chevillette. elle se détacherait sous les coups de masse ou au moment du passage des convois. Il est convenable, par conséquent, lors de la réception, d'essayer un certain nombre de chevillettes en les frappant sur la tête ou en les soumettant par un moyen quelconque à un effort qui tende à détacher la tête du corps.
D. Du cahier des charges pour les coins en bois.
Il est très-important que tous les coins soient faits Modèle du sur un modèle bien choisi ; ils doivent être assez *^'^'"' gros et assez longs pour serrer fortement le rail dans le coussinet lorsqu'il est neuf, et assez longs pour être enfoncés davantage lorsqu'ils viennent à se dessécher. On doit à la réception en essayer un certain nombre en les chassant entre le rail et le coussinet.
Les coins doivent être fabriqués avec du bois sec, Nature du exempt, autant que possible, de nœuds ou autres '^"'^• défauts.
Ils doivent être pris dans du bois de droit fil et oébiiduboicompact. Des coins de bois poreux ou tendre se réduisent sous l'action de la sécheresse; il devient nécessaire de les resserrer fréquemment. Ils s'écrasent sous les coups de chasse et durent peu de temps.
Il ne faut pas permettre que le bois pour la fabrication des coins soit débité à la scie, qui tranche les fibres. Il manquerait de consistance et le coin serait refoulé sous les coups de masse contre les bords du coussinet. Le bois pour les coins doit être fendu ; mais comme alors il n'a pas des dimensions assez régulières pour être passé au rabot, il est nécessaire de lui faire subir une opération préparatoire. On obtient de bons effets en forçant à coups de marteau le coin dans une matrice en acier, dont le bord tranchant lui donne une forme qui approche de celle qu'il doit avoir définitivement. On l'achève ensuite au rabot.
Les coins ainsi faits valent à Paris de 1 5o à 1 75 fr. le mille.
Les coins sont fabriqués plus économiquement avec des machines.