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V. Urinoirs pour les ouvriers

Il n'y a pas de fonderie pour la fonte ; on la tire d'une fonderie du voisinage.

Les bâtiments qui composent les ateliers sont ordinairement placés autour d'une ou phisieurs cours quadrilatères (Orléans , Wolverton , Crewe, Malines , Vienne. )

Cette disposition est très-convenable en ce qu'elle permet :

1° De bien éclairer les ateliers;

1" De ne laisser entrer et sortir les ouvriers que par une seule porte;

3° D'établir une communication facile entre les différents bâtiments ;

[\ De laisser libre un espace convenable pour les chantiers en plein air au centre même des ateliers, à portée de chacun d'eux;

5° De faciliter la surveillance.

Il est très-important de remplir toutes ces conditions simultanément.

Une disposition vicieuse des ateliers aussi bien . qu'une disposition mal étudiée de la gare entraîne % dans des frais d'exploitation plus élevés qu'on ne l'avait prévu.

A. Malines, les différents bâtiments qui composent l'ensemble de l'atelier sont séparés les uns des au- % très dans la prévision des incendies; sur d'autres %^ chemins, celui d'Orléans par exemple, ces bâtiments ^ sont en partie ou en totalité réunis dans les angles. ^ Les communications d'un bâtiment à l'autre sont alors plus faciles, mais les risques d'incendie sont plus grands.

YÀ .^#'

Les forges, les ateliers de iDontage et la chaudronnerie son: j;énéraletnent établis sous de simples hangars (Orléans, Wolverton, Crewe, Malines).

Le bâtiment des machines-outils , souvent aussi, consiste en un simple hangar (Orléans, Wolverton , Crewe ).

Quelquefois cependant il est à deux étages. Les grosses machines sont alors placées au rez-de-chaussée et les machines les plus légères au premier élage (Derby, etc.). Les bâtiments pour la réparation des voitures, très-souvent, sont à deux étages (Malines, Derby, etc.). Les travaux de peinture et de sellerie se font au premier, les travaux de charpente au rezde-chaussée.

Les ateliers sont ordinairement éclairés sur le côté par de très-grandes fenêtres ; il importe qu'ils reçoivent beaucoup de jour j ceux de montage et de machines-outils surtout.

Les pièces pour les réparations des machines sont d'abord forgées, puis achevées dans Tatelier des machines-outils, et enfin employées dans l'atelier de montage. Il convient donc que les bâtiments des forges, des machines-outils et de montage soient placés à la suite les uns des autres comme ils le sont au chemin d'Orléans.

On place des bancs d'ajusteur dans les ateliers des

machines-outils et dans ceux de montage, mais il faut éviter d'y placer des forges. La poussière du charbon, en pénétrant dans les machines-outils et dans les machines locomotives, leur deviendrait très-nuisible.

Les charpentiers travaillant en même temps aux machines, aux tenders et aux voitures, les hangars qui leur servent d'abri, ne doivent pas être trèséloignés, ni des ateliers affectés plus spécialement à la réparation des machines, ni de ceux où l'on répare les voitures.

La chaudronnerie où l'on fabrique et répare les chaudières de locomotives et les tenders doit être, autant que possible, placée entre le bâtiment des forges et le hangar des charpentiers, ou du moins à proximité de l'un et de l'autre, la fonderie de laiton à côté de la chaudronnerie.

Les ateliers doivent être assez vastes pour que les appareils s'y logent facilement et que les ouvriers y circulent et travaillent aisément.

L'atelier des machines-outils du chemin d'Orléans est un des plus commodes que nous ayons vu, les ;». dimensions nous paraissent très-convenables, ainsi que celles des ateliers pour les forges et pour le mon- f tage du même chemin.

La charpente des ateliers d'ajustage doit être assez

solide pour qu'on puisse y prendre des points d'appui pour les arbres et roues servant à mettre en mouvement les différentes machines.

Les dimensions de celles des ateliers doivent être calculées de manière à ce qu'on puisse y suspendre les chaudières lorsqu'on les soulève pour les réparations.

En Belgique on emploie pour ces manœuvres dans les ateliers , de grandes chèvres, mais elles sont fort gênantes.

Les machines qui composent l'outillage pour la construction et pour la réparation des machines locomotives , diffèrent peu des celles qu'on emploie dans les fabriques de machines fixes. La construction des locomotives exige néanmoins certaines machines spéciales.

Voici quelles sont les principales machines-outils des ateliers d'Orléans , considérés comme les mieux pourvus parmi ceux de nos chemins de fer français.

Machine fixe.

Tour de Whitworth.

Tour de Heterington.

Machine à mortaiser.

Tour de Fox.

Petit lour de Heterington.

Petit tour de Pihet.

2 Machines à planer.

Machine à tailler les tarauds.

Machine à aléser, 2 Machines verticales à percer.

Machine à percer à levier.

Tour sphérique.

Machine à décaler.

Tour à engrenage de Pihet.

Machine à tarauder.

Scierie mécanique.

Machine à raboter de Nasmyth.

Depuis 1 844 cet outillage a été augmenté de plusieurs tours et de plusieurs machines à planer.

Lesateliersdu chemin de LondresàBristol(Great- Western-Railway ), renferment :

3o Petites forges.

5 Grosses forges.

2 Fourneaux pour la pose des bandages de roues. 5 Tables en fonte pour dresser les ressorts.

5 Tours doubles pour tourner les roues des locomotives montées sur leurs essieux.

3 Grands tours.

4 Tours parallèles.

i6 Petits tours.

7 Petites machines à percer.

1 Grande machnie à planer.

5 Petites machines à planer.

2 Grandes machines à mortaiser.

I Une machine à chantourner.

1 Une machine à aléser sur place les cylindres de locomotives.

2 Machines à tarauder.

I Machine à faire les écrous.

I Grue mobile pour locomotives.

I Grue pour roues de locomotives, wagons, etc.

1 Presse hydraulique.

2 Grandes meules à dresser.

2 Meules à polir.

96 Etaux.

La machine à vapeur est de la force de 20 chevaux.

Dans les ateliers de chaudronnerie du même chemin on compte :

2 Fourneaux. "^

6 Forges.

I Machine à couper la tôle.

1 Grande machine à percer et à couper. I Petite machine à percer et à couper. I Grande machine à percer.

1 Petite machine à percer.

5 Plaques en fonte pour dresser et courber les tôles.

578 HEURTOIUS.

Dans les ateliers du chemin de Londres à Birmingham :

Le nombre des forges et des étaux est un peu moins grand, et les outils à peu près les mêmes. On y trouve une machine à cintrer les tôles qui n'existe pas au Greal-îVestern-RailvJay .

Outre les outils poj'tés sur les listes précédentes, nous recommandons comme pouvant être fort utiles dans les ateliers de réparation des chemins de fer, les scies circulaires pour le débit du bois.

Des cylindres pour laminer les feuilles de ressort.

Il convient de disposer des voies de fer dans toutes les parties de l'atelier où l'on doit amener les pièces à réparer, et surtout dans les parties de l'atelier où doivent entrer les machines, comme la chaudronnerie; il en est de même pour la menuiserie, les tours, machines à percer, appareils de ■ callage, et tous les endroits où se travaillent les ^'

Heurtoirs.

roues.

Nous avons insisté précédemment, page 5o3, sur la nécessité d'établir des heurtoirs dans les gares de chemins de fer; nous ajouterons que sur une ligne dont le service se ferait comme sur certains chemins anglais, où le convoi, poussé par la machine,

HEURTOIIIS. 529

ne pénètre que lenlcnient dans la gare, l'emploi des heurtoirs nous paraît moins utile; nous le conseillons toutefois comme une précaution qu'exige la sécurité des voyageurs.

Un assez grand nombre de chemins en sont dépourvus cependant (chemin d'Orléans, de Rouen, de Baie à Strasbourg). C'est à tort, lorsque l'on ne peut placer à l'extrémité des voies principales des voies de remisage, comme au chemin d'Orléans.

Nous allons décrire sommairement différentes espèces de heurtoirs.

Le heurtoir de Versailles (rive gauche) se com» pose de cinq pièces de bois reliées entre elles par des frettes, et fixées à des poteaux qui s'enfoncent dans le sol de toute la hauteur du remblai; ces poteaux sont maintenus par des contre-fiches qui, devant résister au choc, viennent prendre leur point d'appui sur des semelles en bois, reportant également la pression sur un massif en maçonnerie. Ce heurtoir ainsi disposé a parfaitement résisté au choc dont nous avons parlé. On a remarqué , cependant, un léger soulèvement des poteaux; il conviendrait, dans un cas semblable, de relier l'extrémité de ces poteaux, et de faire peser sur le pied, tout le poids du remblai (V. Planche E i4, Fig. ,^).

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