‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 14 sur 146 · DES TERRASSEMENTS · texte numérisé non relu

DES TERRASSEMENTS

Considéra- On sail que les chemins de fer à grandes vitesses lions , . ^ , ^ r ,

doivent, autant que cela peut se taire, sans que les

frais deviennent disproportionnés avec le revenu

présumé, remplir la double condition suivante: Ne

présenter que des pentes faibles et des courbes d*un

très-grand rayon.

Si donc sur les routes ordinaires on trouve fréquemment des pentes de cinq centièmes, sur les chemins de fer à grandes vitesses ce n'est que rarement que l'on en rencontre de plus d'un centième.

C^e n'est aussi qu'en certains points des grandes lignes de chemins de fer, où les machines doivent nécessairement marcher lentement , comme par exemple aux extrémités du chemin , que Ton remarque des courbes d'un rayon de moins de cinq cents mètres'. Sur les routes au contraire et sur les canaux les circuits sont généralement Irès-brusques.

]. Le chemin de Newcastle à Carliste fait exception à cette règle. On y trouve en assez grand nombre des courbes de petit rayon (400 yards ou 360 mètres) . mais on ne marche pas sur ce chemin à de grandes vitesses , et Tentretien du matériel y est fort coûteux.

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On ne peut clans un très-grand nombre de localités remplir simultanément les deux conditions énoncées cî-dessusy qu'en exécutant pour rétablissement du chemin de très-grands travaux de terrassement ou des ouvrages d'art de dimensions extraordinaires, en ouvrant dans les collines de profondes tranchées ou de longs souterrains , et traversant les vallées par d'énormes remblais ou par des viaducs gigantesques.

Les travaux de terraissement des chemins de fer dépassant de beaucoup par leur importance tous ceux auxquels avait donné lieu l'établissement des routes et des canaux, l'on n'a pu parvenir à les exécuter avec l'économie et la célérité désirables qu'en imaginant des procédés nouveaux. Le chemin de fer est devenu son propre auxiliaire. On a posé des chemins de fer provisoires pour le transport des terres fournies par les tranchées du chemin définitif, et Ton a même employé comme moteur pour les transports à de grandes distances sur ces chemins provisoires la machine locomotive.

L'art des constructions a dû subir aussi quelques modifications en tant qu'il aété appliqué aux grands viaducs. Mais elles sont insignifiantes auprès de celles qui ont été apportées aux procédés de terrassement.

Sur le chemin de Versailles ( rive gauche ), nous avons exécuté , au moyen de plans automoteurs et

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de machines locomotives, à grands frais, des terrassements avec une rapidité qui n'a été atteinte, que nous sachions, sur aucun autre chemin de ier. Sur les chemins belges le transport des terres t'est hit par chemin de fera des prix moins élevés, mais afvec une moins grande vitesse.

L'organisation des grands ateliers de chemins de fer pour terrassement varie stnvani le degré de vitesse ou d'économie avec lequel on veut opérer, et suivant une foule de circonstances que nos lecteurs imaginent sans qu'il soit nécessaire que nous en fassions l'énumération. Elle constitue un art spécial (|ue nous ne connaissons encore que trop imparfaitement pour entreprendre de le décrire. On trouve sur cette partie d'utiles renseignements dans l'ou- '^ vrage de M. Etzel déjà cité '.

Nous nous bornerons à traiter, dans ce chapitre, de certaines précautions à prendre pour soutenir les parois des grandes tranchées ou pour prévenir Téboulement des grands remblais.

§ 1 . Moyens pour prévenir Téboulement des talus de grandes tranchées.

importmcc Les parois des tranchées présentant une grande

du bon assé- /. ., , . , ,

cbcnicoi de surface, il est toujours nécessaire, pour en prévenir

ouvrages sur la dégradation, d'en détourner leseaux soit au moyen

erain de ^^ fQgj^s creusés à la surface du sol, vides ou rem-

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