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DES CAUBBS DE CHARGES

il est revenu, sur certains points qui n'étaient cependant pas fort éloignés des carrières , à 4 ^i 4 fr. 5o c. et 5 fr.; et, sur d'autres, à 6 et 7 fr.jsur le chemin de Lille à la frontière belge, on l'a pajé jusqu'à lafr.

Le sable pris à la carrière coûte rarement plus de o fr. 5o à o fr. 76 c. le mètre cube. Ce sont les frais de transport qui en augmentent la valeur.

Comme il faut au moins 4 mètres cubes de sable par mètre courant pour la construction delà chaussée, et que, la première année d'exploitation^ on en consomme considérablement pour relever le chemin sur les remblais , il importe de calculer avec soin cet article de dépense dans les devis.

Avantage que La compagnie pouvant se servir de ses rails, de

compagnie^ ^^^ machines et de ses wagons pour l'ensablement,

"renSaSSé-^* trouvera de l'avantage à se charger de cette opéra-

™®"^ tion. Une partie de la quantité de sable nécessaire à

une des voies, celle sur laquelle les traverses reposent,

et qui forme une couche d'environ a5 centimètres

d'épaisseur, devra nécessairement être transportée

avec des tombereaux; mais l'autre partie, et toute

la portion qui sert à la pose de la seconde voie ,

seront transportées avec les wagons.

Le sable est cubé au moment où le fournisseur

POUE LA FOORNITURfi DU BABLE. 91

le dépose en tas sur le bord de la voie. Mis en place pour la construction de la chaussée^ il diminue de volume par suite de la compression qu'on lui fait subir en le pilonnant.

Les pierres concassées doivent être, autant que GoDdiiioi

possible, d'égale dureté, et pouvoir résister comme remplir !•

le sable à l'écrasement. Il faut rejeter les pierres !^9^!2^ ei

que la gelée réduirait en poussière. ^u ^c^usS

i» les dé

On peut se servir pour les dés de toute espèce de pierres, pourvu qu'elles ne soient ni trop tendres ni gelives.

Sur le chemin de Saint-Étienue à Lyon , ou a employé les grès des terrains houillers; sur celui de Liverpool à Manchester, des pierres calcaires; sur le chemin de Roanne, des granits.

On doit fixer dans le cahier des charges les dimensions des dés. Sur les chemins anglais, ils n'ont pas moins de o°^o de côté et o"3o de hauteur. Il n'est pas nécessaire qu'ils soient de forme parfaitement régulière ; il suffit que la base soit assez grande pour qu'ils soient bien assis sur la chaussée.

Les traverses doivent être en bois de bonne qua- (^Sdoin lité, suffisamment sec et autant que possible purgé les'tnTen d'aubier.

Le chêne est le bois qui se conserve le mieux, puis le hêtre rouge, le peuplier à feuilles blancheS|k mélèze. Le saule et certaines variétés de sapins pou^ rissent très-rapidement.

Sur les chemins des environs de Paris , et sur le chemin de Baie à Strasbourg, on a employé exclusivement le chêne. En Angleterre, où le chêne est rare, les traverses sont en sapin, mais toutes sont imbibées de sublimé corrosif.

En Belgique, le chemin de Bruxelles à Anvers avait été posé sur des bois blancs de mauvaise qualité. Ces traverses ont dû être toutes remplacées après six ou sept ans d'usage. Le chêne têtard a été substitué au bois blanc.

Le bois pour les traverses doit avoir un an de coupe au moins. Le bois qui a séjourné quelque temps dans l'eau , comme le bois connu à Paris sous le nom de bois flotté , est le plus estimé.

Ije bois des traverses doit être sain, sans défauts, tels que roulures, nœuds vicieux, etc.

Dimensions Le cahier des chargées doit fixer les limites mides tnTarses. ^

nima et maxima de grandeur pour les traverses, si elles sont payées au cube, et les limites minima si elles le sont à la pièce.

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