‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 32 sur 146 · DES CHEVILLES EN FER · texte numérisé non relu

DES CHEVILLES EN FER

naturelle (fig. i6). La cheville dégrossie est forcée ensuite dans un moule à ouverture conique, dont les dimensions intérieures sont celles de la cheville préparée (fig, 1 7). Quand le bois est dans le moule, on le soumet pendant une demi-heure à l'action de la vapeur, à une température suffisante pour opérer une espèce de fusion de la résine et de la sève contenues dans le bois; après ce temps, on laisse refroidir, et le bois ainsi préparé a acquis une compression presque permanente , qui l'a réduit à 63 p. 100 de son volume primitif, et a augmenté sa force transversale de près de 5o p. 100.

« Nous ferons observer que la forme intérieure du moule donne à la cheville trois diamètres différents, et la fait ressembler ainsi à deux cônes tronqués de bases différentes, réunis par leur sommet; ainsi, dans la partie supérieure qui forme la tête de la cheville engagée dans la patte du chair, ce diamètre est plus grand que partout ailleurs, parce que cette partie étant destinée à recevoir le coup de chasse, a besoin d'avoir plus de force, la légère déformation qui en résulte lui fait remplir d ailleurs l'office de bouchon imperméable, et prévient ainsi les infiltrations d eau qui pourraient oxyder le coussinet. Dans la partie A A (fig, 17), le diamètre est moindre qu'à la tête, il est même inférieur d'un millimètre environ au diamètre B B de l'extrémité inférieure de la cheville, qui, une

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