‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 43 sur 146 · POUE LA FOURNITURB DU RA1L · texte numérisé non relu

POUE LA FOURNITURB DU RA1L

Il ne permettra jamais que la couverture soit faite autrement qu'avec une seule plaque de toute la largeur de la trousse.

II examinera si la soudure est parfaite , surtout à lextrémité des rails. Il cherchera à découvrir les criques et les pailles dissimulées quelquefois par de la limaille de fonte, de la plombagine ou une soudure qui se décèle par une auréole d'oxide rouge de fer.

Il s'assurera que les rails ont bien la longueur exigée, et qu'ils sont coupés parfaitement d'équerre à leur extrémité.

U devra aussi examiner avec la plus grande attention sIIs ont dans toute leur longueur la forme requise. Il arrive fréquemment que la surface de roulement est gauche : on ne doit pas , dans ce cas, se montrer tolérant, car le rail ainsi déformé ne pourrait, à la pose, recevoir l'inclinaison convenable.

L'inspecteur fera empiler les rails en formes régulières afin de pouvoir les compter rapidement, en accélérera l'expédition, et fera en sorte qu'on ne les change pas au moment du départ.

Il doit enfin envoyer chaque mois à l'ingénieur en chef un état indiquant :

I* Le nombre des rails fabriqués;

a* Celui des rails à recevoir;

3* Le calcul approximatif delà quantité qui sera fabriquée dans le mois suivant.

La fourniture de ces documents est pour l'administration centrale une garantie de la vigilance de son agent.

B. Du cahier de charges pour la fabrication des coussinets.

Forme da Les coussinets doivent être ^ ainsi que les rails , parfaitement semblables au modèle. Le premier coussinet coulé doit être envoyé à l'ingénieur du chemin. IjA fabrication ne doit commencer que lorsque Tingénieur en a donné l'autorisation écrite.

A la réception des coussinets, il importe surtout de s'assurer que le rail se loge convenablement entre les saillies, et qu'il est en parfait contact avec les portions des joues ou de la semelle, contre lesquelles il doit s'appuyer; que la base, qui doit poser sur le dé ou sur la traverse , est parfaitement plane ; que les trous qui doivent recevoir les chevillettes ont bien la dimension voulue, et qu'ils sont parfaitement verticaux.

Nous avons été obligés, au chemin de Versailles

pouA LA pouRmnmfi des ooomuibts* 103 (rive gauche), de refuser un assez grand nombre de' cousânets , dont les trous étaient trop petits ou obliques et dont la surface de la base avait gauchi.

La fonte des coussinets doit être grise, sans souf» ifttaiede flures^ gouttes froides ou autres défauts du même ^^ genre. Son grain ne doit être ni trop gros et trop lâche ni trop fin et trop serré.

Le gouvernement français, à l'instar du gouvernement belge , a admis pour les chemii\s de Tétat les coussinets en fonte de première fusion aussi bien que ceux de seconde.^

Les compagnies des chemins de fer de Saint-Germain, Versailles (rive droite et rive gauche) et Orléans, n'ont voulu accepter que de la fonte de seccttide fusion.

Les hauts-fourneaux qui produisent la fonte de première fusion étant sujets à de fréquentes varia* nous dans*leur marche, la fonte qui «en provient change souvent de qualité. Il est dilficile, par conséquent, d'en obtenir des coussinets d'une qualité constante, et Ton ne doit pas oublier qu'un seul coussinet de mauvaise qualité peut, en se brisant' au passage d'une locomotive, occasionner un grave accident.

Si donc on admet la fonte de prasnière fiosion, il

ast très* important d'euToyer à Tusine im ageit 80ÎgBfi«x qui, cooslanment placé près di» ImmU» fpusnMUi» oUi^ à suspendre la coulée des couwh nets toutes les fois que la nature du métal devient i^ottnécKoere.

Une sarveiltaoce aussi actÎTe n*est pas nécessaire pour les coulées en seconde fusion; mais il eiisfe entre les fontes de première et de seconde fusion une différence de prix, telle, que nous n'hésite* rScms pas aujourd'hui à préférer les premières.

Poids des Les coussinets se payant au kilogramme, le "^^ cahier des charges doit en fixer le poids entre certaines limites inférieure et supérieure.

Quand ce poids est au-dessous de la. limite infiirieure, les coussinets peuvent être refusés. Si, an contraire, il dépasse la limiite sii{>érieujfe, on ne paie pas l'excédant au fabricant (voir le cahier des charges de rétaA dans les doctunents).

U est tvès-i«p0rtast que le fabricant se soumette k cette €oadilia«v car ii lui est facile d'augmenl» le pcix da eoussinel sans s'écarter seasiUemort de la forme ptescriASi L!addttion d'une légère quaiitil^ de fonte sur chacune des parties, quoique peesqœ invisible , peut en modifier le poids d'une manière

POUR Là

Ottjoge d^ la qualité de$Q0ii6aioeteei>toftiiiiit Bmidai wieeitawDfiwbi^prâ^aiikasavddan^aoerloiira^ eouiiiaeii ture. Le gouverDemeat a prescrit »«eo niaMi 4m essais à faire sur la fonte dont ils sont fabriqués, ear il est à cmndreqo^ôiiiDa bsooHletfrerdtofbiites k air chaud, qui, bien que d^ wm> faîU^ léattcité, pié-i* •enterai^it «ne cassure d^ime coalaurat dfwi gmim satis£siisants.

On pourrait encore apprécier la ténacM disB colissinets en plaça^it dans le coussinet ttn bout dé mff et en enfonçant entre le rail et le coussinet, ateamie machine dont la pression pourrait être mesutéo^ wtt coin jusqu'à ce que le coussinet se rompe.

Lorsqu'une certaine fraction de la fourniture, un septième, par exemple, est reconnue de mauvaise qualité, l'ingénieur doit avoir le droit de rejeter la fourniture entière sans qu'il soit nécessaire de briser un plus grand nombre de coussinets, et le fabricant doit être passible d'une retenue fixée à l'avance à titre de dommages-intérêts. '

Au chemin de la rive gauche, nous avons dû rejeter des Uvraisoxis entières,, biea qu'elles nom Qusaent été Csûtes à titre d'essaL

Pour les coussinets comxQe pqur les rails^ le c»a* omntie. structeur du chemin doit exiger au fabricant una

Mdsdes coMsiiiets.

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^rflÉitie d'une année. Uxloit aussi se réserrw b &cùllé de Commettre un agent de son choix à la Mnreillance de la fabrication.

Le cabiar des cbai^es pour les ooossinels doit enfin contenir les mêmes articles relatifr au piûementy aux lieux de livraison, etc. , que cdui des rails.

Les couMinets de seconde fusion des cbemins de $aint*Germain , Versailles et Orléans , provenant pour la plupart de l'usine de Fourchambault, ont été pajfés de 3o k 34 francs les loo kilog. rendus à Paris.

Les dernières adjudications polir le compte du gouvernement ont eu lieu à raison de ^3 fir. les loo kilog. de fonte de première fusion rendus sur les chantiers.

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