‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 44 sur 146 · C. Du cahier des charges pour les cheviUettes · texte numérisé non relu

C. Du cahier des charges pour les cheviUettes

TiC cahier des charges pour les cheviUettes doit en fixer les dimensions et le poids.

tatando fer ^^ ^^* fabrique avec des fers de seconde qualité.

d^Ueues. ®^ ^° '^ essaie en les ployant à froid au marteau sous un angle de quarante-cinq degrés et les redressant ensuite. Elles ne doivent à cette épreuve ni se i^mpre ni se criquer.

Bout lia MimNlTUBB MB COU». itfJfT

La tête de la cheYillette doit être fabriquée d'une j^ ^ seule pièce avec le corps. Si elle n'était que soud^, cketiitoi elle se détacherait sous les coups déniasse ou au moment du passage des convois. Il est convenable, par conséquent, lors de la réception, d'essayer un certain nombre de chevillettes en les frappant surla tête ou en le*s soumettant par un moyeu quelconque à un effort qui tende à détacher la tête du corps.

D. Du cahier des charges pour les coins en bais.

Il est très-important que tous les coins soiept faits nodèie cl sur un modèle bien choisi ; ils doivent être assez ^^ gros et assez longs pour serrer fortement le rail dans le coussinet, lorscju'il est neuf, et assez longs pour être enfoncés davantage lorsqu'ils viennent.à se.dessécher. On doit à la réception en essayer un certain nombre en les chassant enti e le rail et le coussinet. «

Les coins doivent être fabriqués avec du bois sec, Natored exempt, autant que possible, de nœuds ou autres ^^^* défauts.

Ils doivent être pris dans du bois de droit fil et Débit dab( compact. Des coins de bois poreux ou tendre se ré* duisent sous l'action de la sécheresse; il devient nécessaire de les resserrer fréquemment. Ils s'écrasent sous les coups de chasse et durent peu de temps.

90 cAMUi m OÊmsmi wm.

Il ikBÛuÊt fm fienneltre qoê le feok pour là him- *wMim 4m *emm wakt débile à k sciey yn tricte 4«s £bfe«. 9 mffnquerait de oensistaiMe ^ ie om ^èi«it Mfoulé sous ks ooups de «Mtsse contre fcs llôniB «d« eaomiietw Le bois pour les <xàm^ doit •émi isMhi; «sais oomme alors il n'a pas des émah lâmê wim régnfeères pour être passé^Au «didti ^ est iséCMBftire tle lui faite subir iroe opépafvin fiiéparatoire. On obtient de bons effets en forçant à coups 4oflmnea« le c«b dans une inatrioe en acier, dont le bord tranchant lui donne une forme qui iippiUiiie ^de •œile i|u^l ildit avoir déûtiifiifimiènt Oftl'adiève ensuite au rabot.

iM«wûs^i^iisi £&its "Vileot à Paris de iSo^è wjS fr.

Iiti «ooim sont fabriqués pif» éconoariquoimi avec des machines.

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CHAPmŒ CINQUIÈME.

la comlnictÎDtt d'im cbemîn deier^ l^Mi ciwfln importantes, l'une de celles qui réclament le plwiJè soins. Une voie posée avec négligence donne lieu à des £^tsd'«itretien oonsîctéraÛm; elle reiiAle ibouvemeii t des voilures fatigant fwor ks woj^àg&m^ «t peut même occasionner de gravas aecidenti. N#bi nous proposons d'indiquer dans ce chapitre les précautions qu'à est nécessaire de prendre pmr letéenter Ja ;pose avec toute la perfection tdéstrable.

Les chairs , couasinets on sabots «n Caisit cpA serveot ordinaÎTCmeBt à fixer le waàA sent géapémie* Bieol en France clooéi «1^ ou à ia tna'vierse, MT 4èes chantiers spédaax, avant qpa'on ne commence la pose. On donne à oeite opération ^>|iii jpi^cèJe la pose y le fiooi 4e sabatùmge.

Des aoins plus oh aotns çmmb afppeités émtê le sabattage dépenéfent la sobdité de f assemblais 4n rail avec le dé en la traverse, et l^dînaison yi\8H lui donne toujoncs vers Taxe delà veie et qui < être constaite.

SM* BD SABOTTAM.

La surface de roulement du rail étant ordinaire* ment perpendiculaire à sa hauteur, et la base du coussinet n'ayant également aucune indinaiMii propre y si ce n*est dans les changements de Toie (voir les^ planches D^j D^ ^t Dg), il finit que le rail tienne son inclinaison de la traverse. C'est ordîr Hairement en entaillant celle-ci que les oni^riers ^qhargés du sabottage lui donnent la p^te ^son^e* ^pable.

Tno6 Le sabot ou coussinet est donc placé dans une

^pmHmT :entaille. On se sert pour la tracer du gabari représenté fig. II etiisfpl^Cs.

Ce gabari, ainsi qu'on peut le voir en éta« diant la planche Cj, se compose de deux bouts de rails fixés aux extrémités d'une barre de fer par des vis. I^a longueur de cette barre doit être calculée de manière à ce que Técartement des bouts de rails soit bien exactement celui des rails opposés sur la voie, et la surface supérieure des bouts de rails doit être inclinée vers le milieu de la barre du même angle que les rails le sont vers Taxe de la voie.

Lorsqu'on veut se servir du gabari, un coussinet est fixé sur chaque bout de rail par un coin, comme le sont les coussinets aux rails sur le chemin. On le fait reposer sur la traverse à sabotter par les bases des coussinets que l'on place à des dis-

tances à peu près égal^ des extrémités de la tra?> verse I et on traee les entailles. Pois le gabari est enlevé et Touvrier pratique l'entaille en lui donnant à la simple vue une inclinaison qui diffère peu de celle qui est exigée. Le gabari muni de ses coussir nets est alors présenté de nouveau et l'entaille retouchée jusqu'à ce que le coussinet pose bien sur le fond. L'ouvrier perce ensuite les trous des dievil- JJJJ^i^ lettes en maintenant le gabari en place, il enfonce les chevillettes , enlève les coins et retire le gabari.

Ce travail est fait ordinairement à la tâche par sotas deux ouvriers à la fois, un pour chaque entaille. qSè^^

Lorsqu'ils ne sont pas surveillés, il arrive fréquem- *® "*»*••( ment que pour gagner du temps ils ne retouchent pas Tentaille faite du premier coup, si le coussinet peut s'y loger sans trop de difficultés; alors en enfonçant les chevillettes à grands coups de masse, ils font céder la barre d'entretoise du gabari, si elle n'est pas très-épaisse, ou, si elle résiste, ils décoincent et finissent d'enfoncer les chevillettes après avoir retiré le gabari. Les coussinets n'ont alors ni l'écartement ni l'inclinaison voulue. U faut donc, avant de payer l'ouvrier , vérifier avec soin chacune des traverses sabottées ou au moins un grand nombre d'entre elles, et, pour éviter des retards, il faut placer les sabotteurs sous l'inspection d'un employé sévère.

Le gabari doit être solidement établi. La iMute

impoMfaèe aux imvriers d« la IsiosMef , el IsJbcMs de vaîfti doivent «Ive ajustés par de ÛMrtm^ hiea tanméées, é% nuMmère à os qtiHi a'y ast-Mieaa je».

Le fihm idoît ^ètra vérifié mm^ ^u'tm le TOgoit des maûss de l'i^tear, mais énears i0t très^^réqoeaiinent daas le coers des opérst

es uw^nes ^° Angleterre , sur quelques chemios que nous

*|^^ avons visités , on avait posé les traverses après y

avoir pratiqué simplement les entailles. Puis on

avait posé les coussinets , placé les rails et chevillé.

Ce mode e^ plus simple que ceSui que nous avons indiqué, et il permet de ne point placer toutes les traverses parfaitement d'équerre, comme il Êiut le Taire lorsqu'elles sont sabottées à l'avance. Mais Comme en retirant les modèles du sable , dans le moulage des coussincfts , il se produit toujours des irrégularités dans la forme de ces pièces, et que d*ailleurs, par d'autres causes encore, les coussinets ne sont jamais tous parfaitement semblables , les rails, lorsqu'on procède de cette manière, n'occupant pas toujours exactement l'espace qui leur a été ménagé dans les coussinets , ceux-ci prennent des inclinaisons différentes quoique les entailles aient étéiaites rqguUèremeak

I»«âBWTj0tB. WÊB

Il est d<Micà pnâawBer cpie kpow&keÂMi aevt moins régulière que si les traverses eussent été S9h bottées à l'avance. D'un autre côté, en pratiquant les «ntailies sur mie grande <{iiai#lité de traverses à la fois sans présenter les coussinete , on peut emfAofer'de& procédés mécaniques inapplicables tians l'Mstre'Cas, eft r^liser ainsi de notd[>leB éconoanes.

Quelque marche que Ton suive, du reste, il est rare que toutes les e&taâUes sment régntiènes, et il «on résulte de fadieuses variations dans rinolinaison des rails. Peut-être serait-il plus avantageux 4e donner Tinclinaison sur le fond du coussinet et de l'appliquer simplement sior la s&r&oe Inea dressée de la iraverse»

Le sabottage se fait à la îeurnée ou à la tâche. ^^

Deux ouvriers habiles peuveoft sabotier de 4^ à 5o traverses par jour de dix heures. En les payant de 1 5 à 20 c^tilînes par inverse sabotèée^ leur journée ressort à quatre fraiMS.

Les rails qui doivent sertir à la pose défiwtive> Hedressc

' meot des rs

soit qu'ils ai^it élé livrés C0uri>es fiar leiabncant^ sur le . 1 A ,.. . . , charnier

soit pmtot qu ils aient «em «ox travaux de êerras^ «emeat, doivem être redressésavasl é'4»te^mp\a(féê.

Cette opération précède dene la fiote^ww qM

IMft INB LA POSE

le ^nbottage. Elle se fait à chaud ou à froid avec des marteaax.

Sur le chemin de Versailles (rive gauche) elfe s'est toujours faite à chaud; sur celui de Baie à Strasbourg, au contraire, elle a eu lieu à froid. Nous pensons qu'il est utile de réchauffer les raiky maïs en hiver seulement.

On substitue avec avantage au marteau y pour les rails, la machine représenté^ pi. Be, fig. 16, et déjà citée pag. 1 69.

^ Pose La direction et la hauteur des voies à poser sont

06 la Yoie.

toujours indiqués au moyen de piquets placés dans

Taxe de chaque voie. Ces piquets doivent être plus

rapprochés dans les courbes que dans les lignes

droites. La surface de la tête du piquet doit être à la

hauteur de la surface des rails.

k>io8qa*eiie Avant de poser les traverses, les poseurs doivent abaisser ou élever à la hauteur convenable et pilonner la partie de la couche de sable sur laquelle chacune d'elles doit être assise. I^a traverse étant ensuite posée, ils doivent la damer, mais il ne faut la frapper qu'avec certains ménagements, car le sol itant trop tassé se durcit au point que la traverse bondit à chaque coup de dame et que les chevillettes é» coufisinets se détachent

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