DES ROUES
du dernier modèle du chemin de Bàle à Strasbourg.
La roue Fig. 5 a été essayée depuis peu de temps Roae sur le chemin d'Orléans. Les cercles y étant plus «roriéu également soutenus que dans les autres roues, paraissent moins sujets à s'user rapidement que dans les anciennes roues. Nous conseillons toutefois d'attendre, avant de lui accorder la préférence, qu'une plus longue pratique ait prononcé sur ses avantages.
La roue Fig. 8, dite roue de Bramak^ a été em- Hooe ployée sur le chemin de Londres à Birmingham. Elle est d'une construction en même temps ingénieuse et élégante. En examinant la Fig. 8, qui représente la coupe transversale d'un rais on voit qu'il est composé de deux bandes de fer laminées sous une forme particulière et juxtaposées.
Une bande de fer enveloppant la roue, porte, comme le montre la Fig. 8, une languette qui pénètre dans la rainure des bandes qui composent les rais. C'est sur cette bande qu'est fixé le cercle à rebord : ainsi disposée la roue de Bramah est d'une grande élasticité, mais elle est coûteuse.
La roue Fig. 3 a été employée sur un fonder Roue de B sorti des ateliers de Hick. On en a fait peu d'usage.
Sur le chemin de Bristol enfin, nous avoiis vu
3H DBS ROC».
des roues dont les rais étaient retnplacés par deux disques de tôle. Elles étaient dispendieuses de construction et manquaient d'élasticité.
Forme et La forme et la dimension des bandages sont indu bendâge. diquées dans les Fig, 4» 5 et 6. Nous recommanderons de leur donner une grande épaisseur, afin qu'on puisse, lorsqu'ils s'usent, les tourner fréquemment sans craindre qu'ils ne deriennent trop minces. L'usage des bandages épais est d'ailleurs économique, puisque contenant plus de matière ils n'exigent pas un plus grand travail de fabrication.
Ceux dont on se sert pour les voitures doivent avoir à l'état brut de 35 à 4o millimètres d'épaisseur dans la partie la plus mince, les bandages de locomotives ont de 45 à 5o millimètres.
On a jugé convenable aussi sur les chemins anglais les plus récemment construits d'augmenter la largeur du cercle afin d'empêcher en donnant plus de facilité pour le jeu latéral des roues un frottement trop considérable du rebord. On remarquera que dans les roues du dernier modèle sur le chemin d'Orléans la largeur est de i3o millimètres^ tandis qu'elle n'était que de 100 millimètres sur les anciennes roues anglaises.
Laconicité ou inciuiaison du bandage varie sui-
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vant la longueur du rayon des courbes du chemin sur lequel les roues doivent être employées.
Sur le chemin de fer de Londres à Birmingham où les courbes, une seule exceptée, ont au moins mille mètres de rayon, l'inclinaison des bandages est de I /i3, et sur le chemin de Versailles (rive gauche), dont les courbes ont au minimum i,aoo mètres de rayon, de i/ia ; sur le chemin de Bâle à Strasbourg , où les courbes en très-petit nombre sont d'un très-grand rayon, elle ne dépasse pas i/^5.
Les rebords ou bourrelets des roues doivent aussi bien que le corps du bandage avoir uiie grande épaisseur, surtout lorsque les roues doivent parcourir des courbes de petit rayon. Il faut autant que possible que le bourrelet et te corps du bandage soient usés en même temps. Le congé qui raccorde le bourrelet à la jante doit être trèsàllôngé. Enfin, la roue se creusant dans le milieu, il convient de ménager sur le bord de la jante Un chanfrein Kg. 27, d'environ un centiiiaétre de large.
Fio. «7.
Nous donnerons dans une des planches de cet ouvrage le tracé d'un bandage de roue.
Mode de Les roues avec rais en fer forgé étant aujom^ des roues arec d'hui généralement répandues , nous dirons id forgé. quelques mots de leur fabrication.
Les bandes qui forment les rais de la roue devant être renforcées dans les angles, comme l'indiquent les Fîg. 4) S et 69 on commence par en refouler le fer sur lui-même de manière k augmenter son épaisseur dans les parties qui doivent être coudées. On place ensuite la baude dans un mandrin en fonte et on la courbe successivement, avec ménagement, de manière à obtenir à l'intérieur du coude un angle arrondi et à l'extérieur un angle vif. Les extrémités qui doivent pénétrer dans le moyeu sont entaillées ainsi qu'on. le voit Fig. 6.
Les rais ainsi disposés on les place dans le moule, en ayant soin que les angles aux extrémités ne se touchent pas ; car, s'il en était autrement, le moyeu en se contractant après la coulée, les serrerait de manière à les faire bomber dans le milieu. On coule ensuite le moyeu en laissant au-dessus une forte masselote, et, ce qui est remarquable, en versant la fonte dans le moule aussi froide que possible.
Il semble qu'il serait convenable de décaper les extrémités des rais qui pénètrent dans le moyeu. Beaucoup de roues cependant pour lesquelles on
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n'a pas pris cette précaution font un excellent service.
Le fer pour les bandages doit présenter une grande dureté, sans être cassant. Il ne doit ni s'écailler ni se fendre. Ce n^est que difficilement que Ton peut s'en procurer qui remplisse ces différentes conditions.
On a tenté de fabriquer des bandages composés de fer dur au dehors et de fer doux et nerveux dans l'intérieur, mais les bandes de qualité différente étant souvent mal soudées, les bandages se fendaient concentriquement à la surface de roulement et les roues étaient rapidement détruites.
Les bandages, lorsqu'on veut les cintrer pour les Poie poser sur les roues, sont réchauffés dans un four particulier. On leur donne de une à deux chaudes et on les cintre sur un mandrin, soit au moyen de griffes^ soit mieux au moyen d'un cylindre qui comprime la bande contre le mandrin auquel elle est attachée par une de ses extrémités. Le cercle cintré, on le soude.
On soudait anciennement les bandages en superposant les deux extrémités amincies de la bande ; mais en procédant de cette manière, non*seulement on rencontrait certaines difficultés d'exécution^
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aift DB LA FABRICATION
à cause de la grande surface à souder et de la difficulté de manier la pièce, mais encore on changeait souvent les dimensions du cercle.
On adopte aujourd'hui généralement la méthode suivante : les deux extrémités du bandage sont d'abord refoulées en A et B, et rapprochées comme on le voit Fig. qlS. On ajoute ensuite k, la forge
FiG. as.
deux coins qui ont la même épaisseur que le bandage et dont l'un porte le rebord, puis on chaufib séparément le cercle et les coins et lorsqu'ils sont à la chaleur soudante on place les coins, dans les entailles A et B et on les frappe verticalement et horizontalement. Il faut pour que la soudure s'opère bien que les deux extrémités de la bande ne se touchent pas, que les deux coins au contraire se touchent. Le cercle ainsi soudé, sans qu'il ait changé de diamètre, on* le chauffe au ronge et on le place sur un mandrin en fonte pour en régulariser la forme.
Le mandrin le plus convenable pour des roues de un mètre de diamètre est un simple anneau en fonte tourné et fendu en deux parties Fig. 29. On serre
»£ft ROD£S.
Fie. 89.
ce paandrin contre le bandage , au moyen de cales.
Pour les roues de grand diamètre on emploie des mandrins composés de plusieurs pièces , Fig. 3o.
Fie. 80.
On en fait aussi usage pour les petites roues /mais les mandrins du premier modèle nous paraissent dans ce cas préférables à cause de leur extrême simplicité. Un coin conique est enfoncé dans le centre du mandrin tandis que Ton frappe mv le cercle pour qu'il s'applique exactement contre son pourtour extérieur. Cet appareil est placé sur un large plateau en fonte qui le déborde de tous côtés et qui doit être solidement scellé.
I^ cercle une fois mandriné on le place immé*
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diatement sar la roue ; ou, ce qui vaut mieux, on le tourne à Fintérieur, on le réchauffe, et ce n'est qu'après ces deux opérations qu'il est placé sur la roue.
Les cercles qui n'ont pas été tournés n'étant pas de forme régulière et n'adhérant que par quelques points, déforment les roues. Il convient non-seul^ ment de toujours les tourner intérieurement comme extérieurement, mais aussi de préparer les faces extérieures des rais de la roue à la grosse lime. Lorsqu'on néglige pour les roues de wagons, les précautions dont on ne se dispense jamais pour celles des locomotives, les bandages ne tiennent que peu de temps.
Les cercles à rebords sont fixés au pourtour de de la roue, au moyen de rivets (voir la Planche F„) qui pour être parfaitement solides doivent être suffisamment coniques, traverser le bandage dans toute son épaisseur et être posés avec beaucoup de soin.
Sur les chemins belges on employé de préférence des vis qui ne pénètrent qu'à une certaine profondeur dans le corps du bandage.
Caractère ^"^ '^^"^ ^^^" ^^^^^ ^^^^' lorsqu'on frappe sur
d'une i^g rais avec une tige de fer, rendre un son vibrant Donne roiie. ^
analogue à celui d'une cloche.