‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 94 sur 146 · POUR LE TRANSPORT DES VOITURES · texte numérisé non relu

POUR LE TRANSPORT DES VOITURES

manière à ce qu'elle ne puisse se déranger pendant le trajet. Pour cela les parois du wagon portent dans toute leur longueur des rainures longitudinales recouvertes de bandes de fer percées de trous trèsrapprochés et représentées en plan et élévation, Fig. 36 et 38. Dans ces rainures on glisse des pieux de bois armés d'une ferrure à œil, dont une partie est également représentée Fig. 36 et 87, et plaçant ces pièces en avant et en arrière de la voiture, de manière à ce que les trous de la ferrure correspondent à ceux des bandes de fer; on les fixe au moyen d'une cheville en fer,

La voiture ne peut alors prendre aucun mouvement dans le sens longitudinal. Pour prévenir aussi tout déplacement latéral, les pieux de bois portent des arrêts K garnis en cuir, qui embrassent une des roues de devant et une des roues de derrière de la voiture. On ne maintient qu'une seule roue à chacune des extrémités de la voiture parce que cela suffit, et que d'ailleurs les voitures n'ayant pas toutes la même voie il faudrait, si l'on voulait arrêter les quatre roues, varier la position des pièces d'arrêt.

Comme il se pourrait qu'une cheville vînt à se détacher en roule , on ne se contente pas de fixer la voiture au moyen des barres ; on l'attache encore au wagon avec des courroies ou des chaînes à tendeur tenant au fond du wagon par des anneaux.

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Lorsque sur un chemin de fer on n*a que rarement des voitures à transporter, on peut se diispen* ser de construire des wagons tout exprès pour les transporter, et employer alors , comme au chemia de Bàle à Strasbourg, des ferrures telles que celles représentées Fig. 4o, qui se placent sur tous les wagons de marchandises.

Fig. iO.

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Wagon pour Sur les chemins des environs de Paris un crand

le innsport , i , «r,

des caisses de nombre de voyageurs sont transportés de diflfediligeaces. ^ , "^ ^ . i ,

rents bureaux de messageries dans les voitures en

usage sur les routes ordinaires. Au point d'embarquement du chemin de fer, les caisses de ces voitures sont séparées du train qui les porte sans que les voyageurs soient obligés d'en descendre, et portées de la manière la plus expéditive et la plus simple possible, sur un wagon à plate -forme, Fig. i^, PI. G,, par une grue, PI. L,. Au point d'arrivée les caisses sont transbordées par le même appareil sur un nouveau train, et les diligences continuent leur route en évitant toute perte de temps.

DBS WAGONS-POSTE. 419

Le wagon et la grue, de la construction la plus ingénieuse, sont de l'invention de M. Claude Arnoux, administrateur des Messageries La£itte*Caillard.

§ 11. Des wagons servajDt au transport des dépêches.

M. Guillaume, dans son ouvrage sur la législation DîsposUic des chemins de fer en Angleterre et en France j dé- ^^le!^ crit ces wagons de la manière suivante :

Une grande caisse montée sur quatre roues et parfaitement suspendue est divisée en deux petites chambres, dont l'une contient deux hamacs où les commis qui ne sont pas de service peuvent prendre du repos; l'autre chambrette, placée à Tavant et très-bien éclairée la nuit, renferme une table de bureau y surmontée d'un casier dont chaque compartiment porte le nom de l'un des bureaux de poste à desservir sur la route.

A chacune de ces localités un poteau dressé sur le bord du chemin est armé de deux bras en fer parallèles à la rail-route et regardant chacun dans un sens opposé.

Au wagon bureau de poste est fixée une potence tournante en fer, qui, en pivotant, peut écarter du wagon son extrémité presque jusqu'à la rencontre

420 DBS CAISSES

des poteaux d'attente, et la rapproche ensuite de la voif ure , de manière à ce que Textréinité qui a passé près des poteaux, vienne à portée de la maio.

Cette potence porte elle-même deux chevilles ou bras correspondants aux bras du poteau.

Les dépêches sont renfermées dans des sacs de cuir armés d'un large anneau que l'on passe , savoir : au bras du poteau fixe qui regarde le but d'arrivée pour ce qui est à prendre, et au bras de la potence mobile qui regarde le départ, pour les dépêches à laisser.

La potence mobile , étendue au moment où le train va passer devant le poteau , y opère l'échange des deux sens, comme par un mouvement de jeu de bagues, et le commis en retirant à lui la potence et le sac dont elle s'est emparée, procède immédiatement, à laide du casier, au classement des lettres, qu'il dépose dans les sacs de leurs bureaux respectifs.

Au moyen de ce triage instantané, les dépêches d'une localité sont immédiatement déposées dans la localité voisine, sans qu'il soit besoin de les porter, ainsi que cela se fait ordinairement, jusqu'à une ville principale, d'où elles devront revenir sur leurs pas.

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