DES WAGONS-POSTE
Les malles, proprement dites, sur les chemins Mall^pœ anglais ne portent qu'un garde et des sacs; un wagon spécial, que nous décrirons plus loin, est destiné au triage des lettres et à leur distribution du chemin.
• lia caisse de ces malles, représentées Fig. i, PI. F,5 , est plus étroite que celle des autres voitures et repose sur une plate-forme placée sur le châssis.
Les compartiments sont au nombre de trois : celui de devant est une caisse de coupé qui ne contient que deux personnes; celui du milieu renferme quatre voyageurs, et le compartiment de service peut aussi recevoir quatre voyageurs assis ou deux voyageurs seulement couchés.
Dans ce dernier cas, le compartiment postérieur YoUureaT est divisé en deux parties égales par une cloison longitudinale. Une planche glissée entre les deux sièges, remplit l'espace qu'occupent ordinairement les jambes. Sur cette planche on pose un coussin, et sur la banquette antérieure un oreiller. Le dossier du siège de derrière se soulève comme une portière et se fixe à l'impériale. Les voyageurs posent leur tète sur l'oreiller, se couchent sur les banquettes, dans le sens de la longueur du compartiment, et leurs pieds se trouvent alors dans une caisse derrière la voiture. Cette espèce de lit a deux mètres environ de longueur.
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Des freins.
L'usage de freins puissants peut prévenir de grands accidents. Il est donc fort important d'apporter dans la construction de cette partie des voitures tout le soin possible.
Freins divers. On a employé des freins de modèle très-varié.
Le sabot est toujours en bois. Il est généralement boulonné à un patin en fer fixé, dans sa partie supérieure , à un arbre en fer.
Le patin, se recourbant sur Tarbre, se prolonge en forme de levier comme Fig. 4 1 ^ et c'est au moyen
Fio. il.
de ce levier qu'on serre ou desserre le frein, ou bien il est simplement calé sur l'arbre sur lequel il s'emmanche au moyen d'un trou carré Fig. a, et on met le sabot en mouvement en faisant tourner Tarbre dans un sens ou dans l'autre, d'un arc de quelques
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FiG. 42.
degrés, ou enfin il peut lui-même tourner sur l'arbre qui est fixe.
Les freins de la première et de la seconde espèce^ à un seul sabot, ne produisent ordinairement qu'un très-faible serrage, lors même qu'on exerce un effort considérable.
Les meilleurs freins agissent au moyen de deux sabots à la fois sur deux roues fixées sur des essieux différents.
Les deux sabots marchant alors en sens contraire, on leur donne le mouvement au moyen d'une combinaison de leviers ou d'engrenages.
Dans les tenders de la fabrique de Sharp et Roberts on a fait usage d'engrenages disposés comme le montre la Fig. 43.
DBS FEBINS.
FiG. 43.
Dans d'autres tenders ou wagons on serre ou desserre les freins par la combinaison de deux tiges obliques buttant contre les roues, Fig. 44 et45| et
FiG. il.
Fio. 45.
DBS FREINS. (25
tirées ou poussées dans le sens vertical par une tringle ou tige avec laquelle elles s'assemblent à articulation en leur point de pression.
Des deux dispositions des tiges obliques représentées par les Fig. 44 et 4^9 celle Fig. 44 ^t la plus convenable, en ce qu'alors la voiture ne tend plus à être soulevée comme dans le cas Fig. 45, par l'effet du frein, et la tige buttante à se fausser par suite des secousses.
Les freins n'agissent que sur les deux roues voisines; placées d'un même côté des wagons; mais, les roues étant fixées aux essieux , l'effet utile est le même que si la pression se divisait entre les quatre roues que portent les deux essieux.
Les sabots tendant, quand ils pressent sur les roues, à écarter les essieux, on a im^iné, pour prévenir cet efTet fâcheux, différents moyens que nous examinerons plus tard.
Outre les moyens que nous avons indiqués comme en usage pour serrer les sabots^ on en a employé quelques autres.
Ainsi on a établi entre des roues très-serrées des freins de la manière suivante. Voy. Fig. 46(tenders du chemin d'Orléans. )