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TOME II

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attaquer le général Raimond sur les deux rives de la Nivelle; que, la veille, l'année espagnole du vénérai Frayre a été renforcée, que les ordres ont été donnés pour soutenir l'attaque des Français en arrière d'Irun et en avant de Saint-Martial, et que le général Hill a été chargé de reprendre l'offensive à Sarre et à Urbach. Il fallait aussi occuper la garnison de Saint-Sébastien , dont la valeur éprouvée menaçait la gauche de l'armée combinée d'une diversion inquiétante, et ce même jour 3i août, sir Graham a reçu l'ordre impératif d'enlever Saint-Sébastien. Pour la quatrième fois, l'ennemi débouche de ses tranchées et parait au pied des brèches qu'il a déjà arrosées de tant de sang. Quatre fois l'assaut est donné, quatre fois il est repoussé. Tout ce que la bravoure a de plus impétueux est employé des deux côtés. Enfin trois régimens anglais ont Tordre d'enlever à tout prix la courtine attaquée, et ils se précipitent tète baissée sur les Français. L'invincible garnison les reçoit avec sa vigueur accoutumée, et le même sort qui a détruit les assiégeans sur les brèches de Saint-Sébastien est réservé aux trois régimens, quand l'explosion subite d'un amas d'artifices entassés sur la courtine pour la défense de la brèche jette parmi les Français une confusion fatale , dont l'ennemi a su profiter. Un nouvel assaut, à qui ce désastre imprévu donne une force puissante , est ordonné , et après deux heures d'un

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combat acharné, l'ennemi parvient à se loger sur la brèche. A la fin de la journée, sans avoir cessé un moment de combattre et de défendre pied à pied les ruines de Saint-Sébastien foudroyées depuis le matin, la garnison , réduite à mille trois cents combattans, parvient à se retirer, parle port, dans le fort la Mothe. Les Anglais s'emparent ainsi de ce monceau de cendres qui s'appelle Saint-Sébastien , et trois mille hommes manquent dans leurs rangs! La barbarie la plus affreuse déshonore le triomphe de sir Graham : pendant quatre jours , sous les yeux des chefs des deux nations , sans distinction de sexe ni d'âge, la population fut égorgée, et la ville fut brûlée par les libérateurs de l'Espagne. Dix-sept maisons survécurent à cette exécrable destruction ; elles furent sans doute défendues par les états-majors de l'armée de sir Graham, qui laissèrent le reste à la férocité du soldat. Quand ce grand crime fut achevé, on dit que les Anglais et les Espagnols en éprouvèrent une telle horreur qu'ils s'en reprochèrent mutuellement la détestable invention. Le crime reste aux deux nations,- les mille trois cents braves Français enfermés au fort Lamothe en furent les témoins malheureux et les juges inexorables.

La seconde tentative du maréchal Soult n'est point, comme la première, entravée par les retards de ses généraux, mais par les masses ennemies qui, malgré le silence dont il avait couvert cette

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nouvelle entreprise , avaient été portées contre les corps de son armée dans le moment même où commençait leur mouvement. Cette trahison, dont une infâme vénalité fut peut-être le moyen, est jusqu'à présent restée inconnue; elle fut bien funeste, elle ouvrit à l'étranger une barrière qu'il ne devait jamais franchir. Le maréchal, voyant son expédition avortée, ne s'obstine pointa vouloir recueillir quelques avantages sans but des succès partiels que pouvaient obtenir les généraux Reille et Clausel ; d'ailleurs le général Drouet d'Erlon était en péril sur la haute Nivelle; en conséquence il ordonne le passage de la Bidassoa et la retraite, le soir même. Tout à coup un violent orage, qui fait grossir les eaux de la rivière, menace d'en rendre le passage impraticable. Cependant le corps de Reille et les réserves de \ illatte se pressent d'atteindre les ponts qui ont été jetés le matin et parviennent sur l'autre rive. JMais bientôt ces ponts sont emportés par la violence des courans et du reflux de la mer, et le corps de Clausel est forcé d'attendre le jour sur la rive gauche. Mais le ier. septembre, l'orage continuait, et la Bidassoa n'était qu'un vaste torrent. Il fallut remonter jusqu'au pont de Béra , à une demi-lieue; ce passage est dominé par un couvent crénelé , où l'ennemi s'est établi. Mille Français paient de leur sang le salut du corps de Clausel, qui va reprendre sa posi-

tion dans les lignes d'Ascain. L'intrépide général Vander Maesen, qui, à la tête de- deux cents tirailleurs , a tenu en respect la garnison ennemie, tombe frappé dune balle. Le général Lamartinière, son ami, est blessé mortellement, et peu de jours après meurt à Saint-Jean-de-Luz. Le corps de Vander-Maesen fut déposé sur le sommet de la Bayonnette , en face de Béra où il avait si vaillamment combattu. Leur amitié , leur bravoure et leur fin appelèrent sur ces deux généraux les regrets de toute l'armée.

Le brave général Rey, désormais isolé de l'armée, et dans l'espoir de conserver à la France ce petit nombre d'intrépides soldats qui ont survécu à la défense de Saint-Sébastien, propose au général Graham une suspension d'armes de quinze jours , après laquelle il s'engage à remettre le fort Lamothe, si sa garnison n'est pas secourue, et il demande de rentrer en France avec elle. Cette proposition est refusée par le destructeur de Saint-Sébastien. Pendant quatre jours, le feu de cinquante-quatre pièces de canon ne cesse de battre le fort, dont à la fin tous les parapets sont rasés. Enfin, le 8 septembre, à la fois mitraillés par terre et par mer, sans abris, sans eau, sans vivres, sans munitions , onze cent trente-cinq hommes, dont cinq cents soixante-dix blessés capitulent et sortent à midi avec les honneurs de Ja guerre. Transportés en Angleterre , ils durent

à leur conduite héroïque d'être échangés au coin-"

mencement de 1814, où ils revinrent prendre

leur place de hataille parmi les cinquante mille

Français avec lesquels Napoléon défendit la

patrie pendant quatre mois contre un million

d'étrangers.

Il ne faut pas perdre de vue ce passage de la lettre de Napoléon au maréchal, du ier. juillet, où il dit : Vous prendrez toutes les mesures pour rétablir mes affaires en Espagne et pour conser-> ver Pampelune, Saint-Sébastien et Pancorbo.

Il parait que cette intention fut manifestée de nouveau du quartier-impérial de Dresde au maréchal Soult, et que les deux tentatives malheureuses qui avaient eu lieu , furent le résultat des ordres les plus impératifs. Il était, comme le prouve toute la vie de Napoléon, dans le caractère de ce prince de ne jamais désespérer, et de chercher à vaincre la fortune par la constance même la plus audacieuse; d'ailleurs, il y avait nécessité pour ce prince à venger en Espagne le désastre de Yittoria , dont l'influence agissait chaque jour si puissamment contre lui sur les conseils de ses ennemis et sur ses alliances. Certes , si le maréchal avait pu débloquer Pampelune et Saint-SJbastien , ce qui devait résulter de l'obéis-* sance et de l'ensemble de ses généraux à la première tentative du 3i juillet et peut-être à la seconde, il reportait sur l'Èbre la guerre des

Pyrénées : cotte guerre redevenait une guerre d'Espagne, qui, vaillamment secondée par les armées victorieuses de Catalogne et d'Aragon, eût peut-être empêché l'Autriche de rompre, le 10 août , la négociation privée du duc de Vicence et de publier son manifeste. Napoléon avait jugé , avec une merveilleuse sagacité , l'importance d'un grand succès en Espagne.

L'armée française a fait des pertes; elle opère sa retraite pour la troisième fois depuis le 21 juin, jour de la catastrophe de Vittoria. A présent le rôle de Wellington va changer, il va prendre celui d'agresseur. Le mois de septembre a été consacré des deux cotés à de nouveaux travaux de défense , à de nouvelles dispositions d'attaque. L'armée combinée se concentre, et reçoit une organisation plus convenable aux projets du généralissime. Enfin, le 7 octobre, le maréchal Soult, qui n'a pas comme le généralissime la ressource d'émissaires dévoués et actifs, apprend le passage de la Bidassoa par l'armée combinée , pendant qu'à cinq lieues de l'extrême droite de cette armée il passe une revue aux camps de Sarre et d'Espolette. Les Français , surpris sur toute leur ligne par des forces supérieures dont rien la veille n'a trahi le mouvement, perdent leurs positions de la Croix-des-Bouquets, de la Bayonnette, d'Urdach et de Sainte-Barbe. Il ne reste plus au maréchal que la ligne en avant de la Nivelle ;

mais elle est interrompue par la perte de la redoute de Sainte-Barbe qui en est la clef, et dans la nuit du 12 au 1 3, cette redoute est enlevée à la baïonnette par le général Conroux. Vainement, au point du jour, l'ennemi est revenu en forces pour reprendre cette position, qui garantit la nouvelle ligne française ; ils sont repoussés avec perte , et l'armée du maréchal est de nouveau rendue , pendant tout le mois d'octobre , à un repos absolu. La capitulation de Pampelune , le 21 du même mois , après cinq mois de blocus , rompit seule le silence où se renferma tout à coup le camp ennemi après les affaires de la Bidassoa et de la Sainte-Barbe. La garnison fut, ainsi que le général Cassan , gouverneur , envoyée prisonnière en Angleterre, et les troupes du blocus vinrent grossir l'armée combinée. Le maréchal Soult ignore le nouvel avantage que son adversaire retire de la prise de Pampelune, qui s'est rendue faute de subsistances. L'officier français , chargé de lui en porter la nouvelle , est honteusement retenu dans le camp ennemi. Wellington veut dérober au maréchal le surcroît de forces ralliées à son drapeau. Cependant le maréchal voit arriver à son armée une grande partie des trente mille conscrits dont, sur sa demande, la levée a été décrétée le 28 août. Ces jeunes Français remplissent avec joie les intervalles laissés dans la vieille armée par la perte de tant de braves. Un système imposant d'ouvra-

ges fortifiés couvre la chaîne des Pyrénées depuis Saint-Jean-de-Luz jusqu'au Mondarraïn ; les débouchés du Bidarry et de Saint-Jean-Pied-de-Port sont étroitement gardés : le fort de Sainte-Barbe a reçu de plus grands développemens. Il défend cet intervalle d'une demi-lieue, qui ouvre à l'ennemi un débouché facile sur la France. Ces travaux sont achevés 3e 20 octobre; ceux d'une seconde ligne , qui s'étend de Saint-Jean-de-Luz à Combo, et d'une troisième d'Ustaritz à Bidard, sont commencés , et de toutes parts s'élèvent les retranchemens. L'artillerie est transportée sur des points reconnus jusqu'alors inaccessibles, tels que le rocher du Mondarraïn. Les canons de fer de la marine de Bayonne , qui ont soutenu sur les mers l'honneur du pavillon français, sont hissés, portés à bras sur les escarpemens des Pyrénées , pour y défendre l'aigle impériale. Mais le 10 novembre, une attaque générale, combinée avec le secret qui couvre toujours les opérations du généralissime , enlève au maréchal le fruit de tant de travaux. Le soir l'ennemi était maître de sept positions sur le territoire français, et le lendemain il entrait à Saint-Jean-de-Luz que le maréchal a dû évacuer pour prendre position sur la troisième ligne à peine terminée. Le général Foy, qui était chargé d'opérer contre la droite de l'ennemi , avait abordé Morillo avec une rare intrépidité, l'avait culbuté , l'avait poursuivi jusqu'au

col de Maya , et avait jeté la terreur sur la droite de la ligne ennemie. Mais la perte des camps de Sarre et de Suraïde rendit ses succès inutiles; il eut seul l'honneur de cette fatale journée , et se re plia avec le plus grand ordre sur Combo avec quelques trophées, des prisonniers, des bagages et des troupeaux. La journée du 10 novembre coûta aux deux armées environ trente mille hommes. L'armée française eut à regretter le brave général Conroux, qui avait prédit que le camp de Sarre serait son tombeau.

L'ennemi est devenu le maître des débouchés depuis Saint-Jean-de-Luz jusqu'à la haute Nive. Cette rivière n'est plus guéable. Le maréchal y voit une défense naturelle. Le général Foy a fait sauter le pont de Combo , où il a été attaqué la veille, et s'est retranché sur la rive droite. Le maréchal veut isoler l'armée ennemie à Saint-Jeande-Luz, à Ustaritz et à Espolette, et lui interdire toute invasion dans le reste du département des Basses-Pyrénées. Il établit son quartier-général à Bayonne le 12, et groupe autour de cette ville ses quatre corps d'armée, sur les routes qui y conduisent des positions ennemies et sur la rive droite de la Nive. Bayonne est couverte par d'immenses travaux qui la défendent du coté du château de Marrac, et sur les routes de Saint-Jean- Pied-de-Port et de Saint-Jean-de-Luz. Ces ouvrages sont protégés par un vaste camp retranché qui

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s'appuie à trois cents toises en avant des glacis sur l'Adour et sur la Nive. Un pont de bateaux sur la Nive est la communication de la place avec les camps retranchés. Les hauteurs qui dominent la citadelle sont couronnées de redoutes. Quatorze mille hommes, au lieu de huit mille, forment la garnison.

Wellington , qui n'attaque qu'une fois par mois, aussitôt que la Nive est devenue guéable , donne, le 9 décembre, le signal dune attaque générale. Une partie de son armée parvient à passer cette rivière , et s'établit , après la plus opiniâtre résistance sur ses deux rives depuis la ville de Combo jusqu'à Villa-Franca , à deux lieues de Bayonne. De retour à son quartier-général , le maréchal conçoit le grand projet de profiter de la séparation de l'armée ennemie par la Nive, pour l'attaquer sur les deux rives. L'attaque a lieu le lendemain ; mais le mauvais temps détruit une partie des espérances de l'armée , et après une affaire très-chaude , qui coûte trois mille hommes aux Français et six mille à l'ennemi, il a été impossible de forcer ses positions. Le système de la défection allemande , sur l'Elbe enlève au maréchal, dans la nuit du 10 au 11 décembre, seize cents hommes des contingens de Nassau et de Francfort; mais ces braves qui depuis longtemps partagent les périls et la gloire du drapeau français, forcés d'obéir à l'ordre de leurs souve-

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rains, ne souillent point leurs armes et déclarent qu ils ne s'en serviront point contre l'armée d'Espagne.

Cependant quelques mouvemens sur la droite de l'armée ennemie sont signalés dans la matinée du 12 par le général Drouet, et le maréchal veut les prévenir aussi par une attaque combinée qui décide ce qu'il a voulu obtenir la veille. Il ordonne d'exécuter dans la nuit suivante un contremouvement général. Les ténèbres ont dérobé à l'ennemi une savante manœuvre ; il va enfin l'aborder avec des forces égales. Au point du jour, l'attaque a commencé. L'ennemi est abordé sur tous les points; mais, au lieu de quinze mille hommes que l'on croit surprendre, quarante mille se trouvent en ligne. On a remarqué que nos feux ont été éteints où ils devaient être allumés. Si Wellington n'a pas été averti, comment a-t-il pu deviner le point d'une attaque dont tous les préparatifs, tous les mouvemens ont été confiés à une nuit profondément obscure du mois de décembre ! Cependant malgré la supériorité du nombre de ses troupes, sa défaite est certaine. Le général Abbé, oiîicier de la plus grande résolution, a forcé tous ses postes à la baïonnette : le général Foy a obtenu le même succès. La droite de l'ennemi est tournée. Sa retraite a commencé; mais des renforts considérables de troupes fraîches ont tout à coup passé la rive droite. Malgré ce secours tou-

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tefois, le général Abbé conservera la position importante qu'il a enlevée, s'il est secouru. Il ne l'est pas; sa troupe est foudroyée ; il doit céder du terrain. Deux fois il la ramène à la position où tant de forces sont réunies contre lui ; mais à la fin, se voyant seul, il a dû se replier ainsi que le général Foy. Wellington , qui a désespéré de la victoire, profite du défaut d'ensemble qui vient de détruire la brillante opération du général Abbé et du général Foy, et parvient à faire appuyer sa droite par une forte colonne. La bataille se prolonge toute la soirée; elle fut très-meurtrière. L'ennemi perdit six mille hommes; les Français environ quatre mille. Du 9 au i5 décembre, les combats sanglans de la Nive coûtèrent vingt-six mille hommes aux deux armées , dont dix mille à celle du maréchal. Deux fois Wellington fut au moment d'ordonner la retraite; le 10, devant le général Cîausel, le 1 5 devant le général Abbé. Deux fois il fut sauvé par l'arrivée de ses renforts , et par des fautes militaires bien disparates, le 10 par les retards, le i3 par la précipitation. D'autres causes, observées alors , échappèrent aux recherches du maréchal, dont les plans et surtout le dernier étaient conçus avec une sagesse et entrepris avec une vigueur au-dessus de toute critique. Il avait fallu six mois au généralissime Wellington pour mettre le pied sur le territoire français avec une aussi nombreuse armée et toute

l'insurrection espagnole. D'illustres faits d'armes, perdus dans les escarpemens des Pyrénées et dans les désastres de la grande armée d'Allemagne, honorèrent les derniers travaux de l'armée d'Espagne sous le maréchal Soult. Lès généraux Clausel, Foy, Abbé, Conroux, Vander-Maesen , Lamartinière , Maucune , etc., attachèrent leurs noms à cette campagne vigoureuse , où la gloire française soutint le dernier vol de l'aigle impériale sur les sommets des Pyrénées.

A la fin de i8i5 , telle était la position rcspeclive des deux armées.

L'armée ennemie avait sa droite appuyée à l'Adour, sa gauche à la mer, son centre à Uztaritz et Yilla-Franca; elle occupait une circonférence de trois lieues de rayon autour de Bayonnc. Le quartier-général resta à Saint- Jean-de-Luz. L'armée française , obligée de changer sa ligne d'opérations par la position de l'ennemi sur l'Adour, avait son aile droite en avant de Maraç et de la porte d'Espagne, une réserve à Saint-Etienne, en avant de la citadelle de Bayonne : son centre gardait la ligne de l'Adour depuis Saint-Esprit jusqu'à l'embouchure des Gaves , la droite en avant de la Bidouze , une brigade en avant de Saint-Jcan-Pied-de-Port. L'armée s'étendait aussi par une courbe de l'embouchure de l'Adour àSaint- .îean-Pied-de-Port. Le grand quartier-général était à Peyi ehorade , presque au centre de la nouvelle

ligne , non loin du confluent de l'Adour et des Gaves.

Il ne reste plus aux Français en Espagne que le petit port de Santona, qui, presque sans défense, partagera avec Hambourg, à l'autre extrémité de l'Europe, l'honneur de conserver le drapeau français jusqu'au traité de Fontainebleau.

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