‹ Portefeuille de mil huit cent treizeChapitre 43 sur 49 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

sant publiquement qu'ils marchent aussi pour contribuer au rétablissement de la paix générale. Quant à moi, je suis parfaitement convaincu que si les combinaisons des circonstances sont telles que la guerre dut continuer , V. M. pourrait compter avoir sur le Po trente mille ennemis de plus, et moi trente mille hommes de plus à combattre; mais jusqu'à ce que cette question soit décidée, on marche pour avoir l'air de marcher, et de remplir les désirs de V. M. ; mais au fond pour se trouver en mesure contre elle.

» Eugène Napoléon. »

» Vérone, 28 décembre 1 8 1 5 . »

Zara venait de succomber à un siéçe et à un bombardement par la défection d un bataillon de Croates. Huit cent quarante Français sortirent de la place par capitulation avec les honneurs

militaires. Venise était étroitement bloquée, mais l'ennemi était journellement repoussé dans ses attaques : cette ville n'avait plus de communication possible avec le continent. Le ig, les Autrichiens avaient été battus à Castaguarro. Dans les derniers jours de décembre, la trahison de Joachim se consommait : ses troupes arrivaient à Rimini et à Imola. Les Napolitains étaient entrés à Ancône comme amis et alliés; ils entrèrent de môme à Bologne le 5o décembre. Ce fut alors que le vice-roi ayant reçu des renforts provenant des troupes revenues d'Espagne et des dépôts d'Alexandrie, réorganisa son armée. Son quartiergénéral était à Vérone.

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