MAISON D’UN PÊCHEUR A BAIA
Ce trait de Baïa suffira pour rappeler le golfe aux mille beautés, aux mille souvenirs, et le fortuné séjour de Naples, où l’on n’ose plus décrire, mais où l’on sait seulement jouir et méditer.
« On veut étudier à Rome, dit Goethe; à Naples on ne veut que « vivre. Quand je cherche k tracer des mots, les images de ce fertile « pays, de cette vaste mer, des îles embaumées, de la montagne qui < fume, s’offrent sans cesse à mes yeux, et la faculté de les représenter « m’est ravie1.»
Et cependant, que n’aurait-on pas k dire du golfe de Baïa? N’a-t-il pas encore acquis une célébrité nouvelle depuis qu’il a inspiré ces vers immortels :
« Colline de Baïa ! Poétique séjour !
« Voluptueux vallon qu’habita tour à tour « Tout ce qui fut grand dans le inonde,
« Tu ne retentis plus de gloire ni d’amour.
« Pas une voix qui me réponde « Que le bruit plaintif de cette onde,
« Ou l’écho réveillé des débris d’alentour !
« Ainsi tout change, ainsi tout passe ;
« Ainsi nous-mêmes nous passons,
« Hélas ! sans laisser plus de trace « Que cette barque où nous glissons « Sur cette mer où tout s’efface. »
A qui pourrais-je apprendre que ces vers sont de Lamartine?
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Le C>f de Iorbin pinx.
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