‹ Portrait politique des papesChapitre 12 sur 190 · CORNELIUS · texte numérisé non relu

CORNELIUS

XX* PoirriFE. — DB a5o a sSs.

Premier vcfaisiM.

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de Saint-Fabien, jusqu'à ce que la persécution de Déclus' eut cessé, ou qu'au moins elle se fut adoucie. C'est pour cette raison que Saint-Cornélius ne fut nonimé évéque de Rome que le 4 juin 25 1, après plus de quinze mois de vacance de siège.

C'est encore là une nouvelle preuve de l'esprit d'ambition qui dominait déjà le clei^é romain; puisque, malgré le danger des persécutions, le Pototifiéal était déjà regardé comme un emploi Hfp^Q d'envie. Novatien, prêtre de Rome, excita^ un parti pour se faire élire Souverain Pontife. L*cJection ne lui fut pas favorable ; Ynais, sous pr6« texJbê de différentes nullités , il chercha à invalider lea.sui&ages donnés à Corneille, et à persuader que luî.a^ul était légitinie évéque de Rome* Il parvini à se faire consacrer, et fut le premier ^nltpa;ie de l'Église universelle. Il forma un schisme, et y introduisit même une hérésie en refusant à l'EgKse le pouvoir de pardonner les péchés commis après le bapt^iue, et en prétendant qu'un tel pouvoir n'appartenait qu'à Dieu : pour soutenir son hérérie et son schisme ^ il s'aida de l'appui de Novatus l'Africain.

Corneille fut banni. A son retour à Rome il fut mis à mort par l'ordre des empereurs Gallus et Volusien* Le Pontificat romain devait nécessairement offrir de puissans attraits et la possession de précieux avantages » pour que les candidats pris^ fent t^tdepciues à ob|enir une «charge quimet^

tak à chaque insCaDt leur vie eji périf; Saint* Deois d^Alexandrie écrivit à Novatien p6ur le coDÎurer, au nom de son propre bien et de celui de l'Eglise, de se désister de ses prétentions ; mais celui-ci ne se rendit point à ses conseils. De son côté. Corneille écrivit aux Eglises d'Alexandrie ^ d'Antioche, de Carthage et aux autres Eglises les plus célèbres du ipodde chrétiert , et leur rendit compte de ce qui était arrivé ; mais la considération du schisme que cette contestation allait produire» ne fut pas assez puissante pour le faire non plus renoncer. Qui pouvait donc leur faire ambitionner un destin si périlleux ? Le désir naturel à l'homme déposséder plus d'honneurs, plus de pouvoirs, plus de richesses. Le nombre des chrétiens s'était beaucoup accru. La constance et la gaité avec laquelle les martyrs marchaient à la mort , étaient autant d'étincelles qui alimentaient sans fin les néophites. Déjà un assez grand nombre de personnages de haut rang et de vaste fortune s'étaient déclarés f les richesses abondantes qu'ils apportaient venaient au secours des chrétiens condamnés â la prison ou aux travaux publics. Ces offrandes étaient déposées entre les mains d'une personne désignée par le Souverain Pontife qui, après avoir reçu les informations et les avis du clergé, distribuait lai-méme les aumônes aux veuves, orphelins, infirmes, pauvres et autres malheureux de la religion chrétienne. Cette distinction et celle d'être décoré, entre tous les évéques, du titre de Sou^

frfre défiror «miemnent oeC emploi , «« mépcM d€f dangers qui y étaient attachés*

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SAtiit^4!k>RrrEfLi.'E étant mort le «4 «^teirrbre 4e ranmée i2Sd , on lui choisit pour «ueecsseur Sainte LfKnu^ I*^, auquel sont attritniées quelques eoDsti« tutions pontificales de la eollection d^fli^kyre Mercator. Il eut peu de temps pour «xercer aon pouTotr, ayant été décapité en mars aS5 , tâttq mois après son élection.

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